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  Sommaire - Interviews -  David Arquette (The Tripper)


Interview de David Arquette (The Tripper)
Par Marc Sessego

Dernier ajout : lundi 5 novembre 2007

"David Arquette (The Tripper)"

Q : Comment en êtes-vous arrivé à cette idée de script ?

R : Je voulais faire un film qui soit dans le ton des années 70, quelque chose d’amusant avec beaucoup d’humour, de sexe, rock and roll, de sang, et je voulais que ce soit à propos de hippies et je voulais aussi que le tueur représente l’administration du président.

Q : De ce point de vue pourquoi avoir choisi Ronald Reagan ?

R : Je suis un admirateur de Reagan et je trouve qu’il a fait beaucoup de bonnes choses, mais il y a dans sa philosophie des choses que je n’aimais pas comme par exemple il n’aimait pas les hippies, et il y a d’autres choses très négatives sur sa présidence...

Q : Pensez-vous que les gens verront que vous critiquez directement l’administration actuelle ?

R : Oui je ne suis pas du tout un fan de l’administration actuelle, je pense qu’ils prennent un avantage total sur les Américains, et je pense qu’ils ont plongé le pays dans la guerre pour de l’argent et rien d’autre. Et je crois que le film arrive à faire d’énormes constats, mais il est tout de même très fun et c’est un vrai "slasher" (film gore ou l’on voit des carnages, ndlr) mais je crois qu’il transmet quand même un message.

Q : Oui je dirais surtout dans l’ouverture et les crédits de fin.

R : Tout à fait : le vrai message sort vraiment à la fin, et je dois dire que j’ai obtenu le droit d’utiliser le speech de Robert Kennedy Jr, et il parle vraiment de toutes les négligences qui existaient déjà à l’époque.

Q : Ne pensez-vous pas que vous êtes allé un peu trop loin ?

R : Je l’ai beaucoup plus fait pour les fans d’horreur que pour le gouvernement, et on a eu beaucoup de chance car le "MPAA" (censure américaine, ndlr) ne m’a jamais fait couper quoi que ce soit et on a surtout ajouté environ deux plans "super gores", et pour le dvd rien n’a vraiment changé. J’ai surtout pu faire ce que je voulais.

Q : En tant que David Arquette et votre famille, Courtenay, etc. est-ce plus facile d’avoir du financement ou non ?

R : Non ça a été très difficile, et nous avons financé beaucoup de choses nous-mêmes. Oui, nous avons fait beaucoup de choses nous-mêmes, et nous nous sommes même occupés de la distribution. Ils voulaient le sortir directement en vidéo mais nous, nous voulions avoir une sortie "cinéma", nous l’avons pris nous-mêmes au cinéma, mais de toutes les façons ça a été une super expérience. Et maintenant je peux dire que j’ai fait mon premier film.

Q : Comment avez-vous fait pour le casting ? Pourquoi avoir choisi Tom Jane ? Aucune relation ou clin d’œil avec "Punisher" ?

R : Pas vraiment. Tom est mon beau-frère (marié à Patricia Arquette, ndlr), et j’aime ce qu’il fait et j’ai toujours voulu bosser avec lui. Quand je lui ai montré le script ça lui a plu, le rôle lui a plu : Il est un grand fan des films d’horreur...
Je voulais donc bosser avec lui, le timing était parfait, et il m’a même aidé en tant que producteur exécutif, voilà pour Tom !

Q : Vous savez, je pense, que beaucoup de gens feront la liaison avec "Punisher". Quels furent les challenges sur ce film ?

R : L’écriture fut une expérience incroyable : Développer les personnages, tout ça, le produire ne fut pas chose facile, c’est un des aspects que je préfère le moins, car vous devez tellement dealer avec les avocats et les agents, ça c’est la partie horrible, mais le tournage lui-même : travailler avec les acteurs et l’équipe ça c’était super.

Q : Diriez-vous que votre nom a aidé ou pas ?

R : Ça a énormément aidé. Ça m’a permis, par exemple, d’en faire la promotion moi-même, et cela m’a permis d’avoir un super deal avec le studio pour la sortie dvd. Ça a vraiment lancé le message « David Arquette fait son premier film ». Si je n’avais pas travaillé dans ce business avant, ça aurait été beaucoup, beaucoup plus dur.

Q : Quelle fut pour vous la séquence la plus difficile à réaliser ?

R : Il y a eu vraiment des scènes où on a tourné dans le froid le plus total, on gelait dans cette forêt, ça a été très difficile de ce point de vue là.

Q : De plus, tout le monde est à moitie nu !

R : Il y a cette scène par exemple avec Balthazar Getty à la fin quand il pleut, il ne pouvait pas revenir car il travaillait sur son émission TV, il a donc fallu que je fasse son personnage "hors champ", et quand on retournait certaines scènes il gelait tout simplement. En plus avec ce froid nous avions de la pluie artificielle, en deux mots comme vous pouvez le deviner : l’enfer.

Q : Une question pour les fans : Comment est-ce de produire avec Courtenay (Cox, ndlr) ?

R : on s’amuse beaucoup, je la respecte et je lui fais confiance à 300%.

Q : Quel fut votre budget sur le film ?

R : 3,7 millions

Q : Et la durée du tournage ?

R : 21 jours. Vous savez on a tous bossé comme des cinglés pour que ça devienne une réalité.

Q : L’une de mes scènes favorites c’est Lukas Haas chantant à la fille sur la berge de la rivière...

R : On a travaillé ensemble il y a très longtemps et c’est un superbe musicien et, en fait, il a chante cette chanson après la séquence et je lui ai demandé de la rejouer avec cette chanson. Beaucoup de gens m’ont dit de la couper mais moi je pense qu’elle est belle et nécessaire car c’est le seul moment "cool" de tout le film.

Q : Avez-vous eu un total control créatif ?

R : Non mais je peux dire que j’en étais très proche, j’en étais tellement proche qu’ils ont dû me virer de la salle de montage ! Mais c’est la clé de travailler avec des gens que vous aimez et en qui vous avez confiance.

Propos recueillis par Marc Sessego le 24 octobre 2007.
Collaboration Andrée Cormier
Sincères remerciements à David pour son temps et Mauricio Ramos pour avoir organisé cette interview.

Voir la critique du film dans la rubrique "films" de ce site.


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