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  Sommaire - Interviews -  Rachel Luttrell - “Teyla” dans "Stargate Atlantis"


Interview de Rachel Luttrell - “Teyla” dans "Stargate Atlantis"
Par Marc Sessego

Dernier ajout : samedi 13 octobre 2007

"Rachel Luttrell - “Teyla” dans "Stargate Atlantis""

Q : Comment avez-vous obtenu le rôle ?

R : Comme beaucoup d’autres acteurs j’ai eu énormément d’auditions : six au « final ». Et, à la fin, vous avez la "grande finale" où vous vous retrouvez devant tout un tas d’exécutifs de la chaîne et ce sont eux qui prennent la décision. Il y a eu un côté négatif dans cette histoire : à la fin de l’audition "finale" tout le monde m’a dit "C’est magnifique", vous avez le rôle, et au bout de deux semaines plus aucune nouvelle et j’apprends après que je ne l’ai pas eu... il restait toutefois un exécutif qui n’était pas convaincu que je n’étais pas le bon choix et une semaine après le "non" j’ai reçu un appel et on m’a dit : "On a besoin de vous dans un avion demain matin, faites vos bagages car on commence à tourner dans trois jours".

Q : Comme c’est typique !

A : Oui, ca m’a bien "cassée" d’une certaine manière et ca m’a fait du mal car j’avais tellement travaillé pour le rôle...

Q : Comment vous êtes-vous préparée pour le rôle d’un alien, car en plus vous êtes très "physique" ?

R : J’ai toujours été quelqu’un de très physique. J’ai commencé par faire de la danse, je pense que j’ai une assez bonne connaissance de mon corps, mais quand j’ai passé l’audition elle n’était pas décrite comme cela, elle avait une forte personnalité mais rien ne précisait son côté guerrier, et c’est un élément qui fut développé dans le pilote. Nous sommes partis sur ces bases et c’est maintenant un aspect de sa personne que j’aime énormément.

Q : Avez-vous subi un entraînement spécial pour les scènes de combat ?

A : La première saison est la saison qui a demandé le plus d’entraînement. Nous étions très pris par les scènes de combats et les arts martiaux et le régleur de cascade, James Bradford, m’a mis en contact avec un certain nombre de cascadeurs. Ici, à Vancouver nous avons un merveilleux groupe et j’ai travaillé plus particulièrement avec certains d’ entre eux pour obtenir une compréhension et une bonne maitrise les arts martiaux : j’ai d’abord appris avec les bâtons et je me suis vraiment fondue dans le rôle. Pour les saisons 2 et 3 il a fallu que je reste au "top" physiquement et je me réveillais bien 2 heures avant d’aller sur le plateau pour faire pompes et poids. On se réveille donc à 4h pour être sur le plateau à 6H.

Q : Vous êtes super dans le rôle ! Etes-vous un fan de SF ?

R : Oui absolument, je l’ai toujours été. Je fais partie de la génération "Star Wars", je me rappelle quand mon père m’a finalement laissée y aller... Pour moi ca a représenté ma première introduction avec la SF. Après, dans la famille, on s’est tous mis petit à petit à la SF et à la fantaisie. On a commencé à me lire "le seigneur des anneaux", et le "hobbit", qui est d’ailleurs un des mes livres favoris, s’il y a un film de SF à voir, j’y vais. J’adore la grandeur et l’imagination qui se trouve dans la SF,

Q : Avez-vous eu un modèle ou héros dans votre enfance qui vous a aidé ou auquel vous avez pensé ?

R : Je ne vois personne en particulier, certainement pas dans l’industrie en terme acteur/actrice/chanteur, et j’espère que ca ne fait pas trop "plouc" je suis entrée dans ce métier car mes parents n’étaient pas le genre de personnes à écarter leurs enfants de tout métier d’art, ca a toujours été quelque chose qu’ils ont accepté,
Les histoires, les films, et l’excitation de tout cela combiné, mes parents m’ont laissé libre choix, et ils m’ont mis là où il fallait pour que je puisse faire ce que je voulais, et être satisfaite. Ils ont vraiment été, en quelque sorte, mon inspiration.

Q : Que pensez-vous du succès de la série ?

R : C’est complètement dingue ! Au départ, Je pensais ne venir à Vancouver que pour quelques temps à cause de la saison 1... je pensais que nous allions faire le pilote et quelques épisodes c’est tout : je me suis bien trompée et c’est merveilleux ! A l’heure actuelle on a terminé la saison 4 et c’est franchement dément. Je suis constamment hallucinée, vraiment...

Q : Comme un rêve devenu réalité ?

R : j’en avais marre de l’industrie à Los Angeles. C’est toujours infernal car c’est tellement difficile d’arriver à jouer le personnage que vous voudriez vraiment jouer, car il y a tellement de "conneries" (excusez l’expression") et j’étais vraiment arrivée à la fin. Je me suis dit que "Stargate" serait ma dernière carrière car j’en avais vraiment "ras le bol", et maintenant j’ai un rôle super dans une série que j’adore et en plus j’adore tous les gens qui travaillent sur la série, on a tous une super collaboration.

Q : Est ce que la série vous a changée ? Est ce que cela a représenté un grand tournant dans votre vie ?

R : Oui, je pense que oui. Si je peux faire d’autres petits rôle et quelques films, je ne pense pas que l’énergie sera celle qu’il y a sur "Stargate" à l’heures actuelle, nous avons une telle chance d’avoir un groupe de gens qui s’entendent si bien, et même si la journée commence hyper tôt je suis toujours très heureuse d’aller sur le plateau. C’est "fun" et je fais des choses qui sont "fun".

Q : Je pense que le simple fait d’être dans cette industrie est incroyable.

A : Oui tout à fait, vous avez raison ; et en plus il y a tellement de gens talentueux qui ont été mis à l’écart depuis tant d’années. En ce qui me concerne, j’ai eu vraiment beaucoup, beaucoup de chance !

Q : La question à 10,000 dollars : Qu’est qui vous plaît de jouer ?

R : Quelle question difficile mais quelle bonne question ! Quand vous faites vraiment du bon travail et que vous sentez une certaine connexion avec le matériel/script/personnage, et qu’en plus ça marche bien avec les acteurs avec lesquels vous tournez la scène, c’est un peu comme si le temps s’arrêtait..., c’est surtout le pouvoir du moment présent, apprécier ce moment. Et dans ces moments-là on se sent très bien. Je sais que ma réponse doit vous sembler très "bête" mais c’est tout à fait ca, particulièrement avec le théâtre. Ca a surtout été vrai pour moi. La chose vraiment intéressante est de pouvoir jouer différents personnages qui n’ont parfois strictement rien à voir avec vous. Dans la vie de tous les jours les gens ont une perception de qui vous êtes, mais on a tous de multiples facettes et peu de gens peuvent montrer ces facettes. Et en tant qu’acteur on peut vraiment faire ca. Quelques fois c’est votre côté sombre, ou c’est un côté comique que vous allez montrer, mais en tant qu’acteur vous pouvez vraiment "plonger" dans différentes phases de votre personnalité et en plus j’adore raconter une histoire.

Q : Y-a-t-il un épisode de la série dont vous vous souvenez qui n’était pas facile à tourner ?

R : Il y en a eu plusieurs pour différentes raisons. Par exemple "The gift" (le cadeau) était un épisode merveilleux à tourner car c’était l’une des premières fois où je portais un maquillage, donc cet aspect là sur cet épisode précis ne fut pas facile. Quand vous avez tout votre maquillage sur le visage vous devez encore plus jouer pour faire tout passer à travers le maquillage. Et plus récemment un épisode où il faut jouer à fond la carte "émotion", j’étais enceinte à ce moment là, nous étions dehors dans les bois, et on se les gelait... Ce fut l’un des épisodes les plus physiques que j’ai dû faire. Nous étions éloignés du studio pendant tout le tournage de l’épisode, on était attachés à des harnais... et, qu’est ce que c’était dur !

Q : Quel message transmettriez-vous aux fans de la série ?

R : Merci beaucoup pour tout le succès de la série et merci d’apprécier ce que nous faisons.

Propos recueillis par Marc Sessego le 20 septembre 2007
Collaboration Andrée Cormier
Sincères remerciements à Rachell pour nous avoir accordé cette interview ainsi qu’à Brigitte Prochaska et Mauriucio Ramos pour l’avoir organisée.


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