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  Sommaire - Films -  S - Z -  STRANGE WORLD


Voir 46 livres sur le cinéma

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Lire 2800 chroniques de films dans le livre d’Alain Pelosato, grand format 15x23, 700 pages) :
123 ans de cinéma fantastique et de SF - essais et données pour une histoire du cinéma fantastique - 1895-2019
 

STRANGE WORLD
Don Hall
Avec Jake Gyllenhaal, Gabrielle Union, Dennis Quaid
AVALONIA, L’ÉTRANGE VOYAGE

Le tout dernier Disney sorti pour le week-end du Thanksgiving s’est avéré un flop commercial que le studio à la souris n’avait pas prévu. Aux USA, la bande-annonce a été montrée régulièrement sur la plupart des chaînes ce qui semblait pour le moins prometteur. Nous sommes donc allés voir Strange World juste avant le week-end du Thanksgiving, à la seule et unique séance du mardi 22. À notre grand étonnement une salle pas si remplie que ça. Que peut-on attendre de ce « monde étrange » ?

Les Clades, une famille d’explorateurs légendaires, découvrent un monde inexploré, plein de dangers et peuplé de créatures fantastiques. Ils sont aidés dans leur quête d’un blob espiègle et de leur chien à trois pattes. Hélas, les querelles entre ses différents membres menacent de faire échouer cette nouvelle mission, qui est – de loin – la plus cruciale.

Le film démarre par une introduction de l’animation à l’ancienne qui nous fait découvrir une ferme à Avalonia. En ce qui me concerne, il n’a pas été facile d’accepter le monde tel qu’on nous le présentait. On se retrouve ensuite dans une ville du futur où les véhicules volent et quelque part le concept du land speeder de Star Wars n’est pas très loin. Puis un ex-membre de la famille débarque dans une soucoupe style « ET » avec un vaisseau qui se pose sur le champ des Clades. Là encore l’effet est étrange. On comprend alors qu’il y a un problème de récoltes et que les Clades doivent partir en mission pour sauver Avalonia.

Le film est très beau visuellement et il n’y a absolument rien à redire sur l’animation avec une version 3D fantastique que nous avons pu visionner quelques minutes. Ceci dit ce n’est pas suffisant pour faire un bon film. À la base « Strange World » est en soi un film étrange surtout très woke, avec un couple mixte, leur fils ouvertement gay, ce qui n’a sans doute pas plu aux anti-woke.
À la sortie de salle, nous avons entendu pas mal de commentaires d’Américains quelque peu ahuris d’avoir vu un film Disney aussi orienté woke. Ce n’est plus du Disney, ça devient de la politique. Pour moi une animation Disney est faite pour divertir les parents et leurs enfants et non pour entraîner des débats politiques ou sociétaux. Notre séance fut la « preview » du mardi 22 novembre et je peux imaginer les commentaires de millions d’Américains sur les réseaux sociaux le soir même. Résultat des courses - parmi d’autres raisons : un flop retentissant pour le studio.
De plus le film est un condensé de tous les classiques : « Voyage au centre de la Terre » et j’en passe. Le récit n’est pas si intéressant que cela et ne fascine ou ne passionne jamais. De plus quand le fils de la famille dit à son grand-père qu’il a un crush pour un garçon, à ce moment précis le destin du Disney est scellé. Le studio est allé beaucoup trop loin en termes LGBT, résultat : le film ne passera certainement pas dans de nombreux pays. Je pense que même les démocrates, désormais la gauche aux États-Unis, n’ont pas suivi non plus et le public ne s’est donc pas déplacé.
Dans son ensemble, Disney ne nous a pas habitués à une telle déception. Le film est sympathique, il a heureusement ses bons moments, mais si Disney continue sur cette lancée, il va droit dans le mur. Avec ce film, le crash est très lourd et financièrement très douloureux.
Un collègue journaliste américain a écrit sur le film « go woke, go broke » littéralement « faites du woke, devenez fauché ». Ce commentaire fut lancé et s’est avéré on ne peut plus vrai. À méditer très sérieusement chez Disney.

Françoise Toquet

Voir l’interview de Roy Conli producteur par Marc Sessego : https://www.sfmag.net/spip.php?article16474


Préférer la version en deux volumes reliés revue et corrigée en 2022

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Et sa suite :
125 ans de cinéma fantastique
et de SF Deuxième partie (Mis à jour 1951-2019)

Après la parution de son monumental livre «  123 ans de cinéma fantastique et de SF – essais et données pour une histoire du cinéma fantastique 1895-2019&#8201 » paru en janvier 2019, Alain Pelosato a continué à regarder des films et des séries de télévision  ! «  Quand on écrit ce genre d’ouvrage », explique l’auteur, « c’est sans fin puisque des films et des séries, il continue à en sortir sans cesse  ! Il faut donc prendre la décision de s’arrêter pour publier. C’est pourquoi j’écris et je publie régulièrement des mises à jour depuis 1998.  » De plus, certains éditeurs de DVD ressortent des films des archives et les publient, il y a aussi la télévision et les plateformes sur Internet. Du coup, le présent livre couvre la période 1951 à 2019. Voici donc la dernière mise à jour : un livre de 500 pages avec plus de 700 entrées dans l’index, c’est dire s’il contient beaucoup de chroniques, d’analyses et aussi, la spécialité de l’auteur, de vastes mises à jour de listes thématiques de films (taxinomie du cinéma fantastique). Bonne lecture  !

ET LA TROISIÈME PARTIE :

126 ans de cinéma fantastique et de SF mise à jour 1961-2020 Dossiers Graham Masterton & Stephen King
Broché : https://www.amazon.fr/dp/2915512620
Kindle : https://www.amazon.fr/dp/B08ZSY723W
Et voici le troisième volume des travaux de l’auteur sur le cinéma fantastique et de SF dans sa globalité, la suite logique des deux précédents : « 123 ans de cinéma fantastique et de SF… » et « 125 ans de cinéma fantastique et de SF… » (voir ci-dessous à la fin). Avec ce troisième volume, ce sont plus de 2000 pages (sur la base du format 5x8 pouces de ce livre) de textes qu’Alain Pelosato a rédigés pour mieux connaître le cinéma fantastique et de SF. Ce troisième volume peut, bien sûr, être lu sans avoir lu les deux tomes précédents. Il regroupe 266 pages de chroniques de films, de filmographies et deux dossiers sur la relation de deux écrivains avec le cinéma : Stephen King et Graham Masterton.

Et très prochainement la deuxième partie qui rassemblera
les deux précédents (125 + 126) et toutes les nouveautés :


www.sfmag.net/spip.php ?article16233



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