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  Sommaire - DVD -  G - L -  Le Bazaar de l’épouvante
"Le Bazaar de l’épouvante"
de Fraser C. Heston

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Lire 2800 chroniques de films dans le livre d’Alain Pelosato, grand format 15x23, 700 pages) : 123 ans de cinéma fantastique et de SF - essais et données pour une histoire du cinéma fantastique - 1895-2019
 

Le Bazaar de l’épouvante de Fraser C. Heston (1993)

Une adaptation d’un roman de Stephen King. De très nombreux romans de Stephen King ont été adaptés au cinéma. Le meilleur film selon moi, est le Shining (1980) de Stanley Kubrick. Mais Stephen King n’a pas aimé ! Alors il a fait réaliser un téléfilm du même nom dans lequel son roman a été respecté à la lettre. Mais malheureusement, selon moi, il est très loin de valoir celui de Kubrick. Mais revenons à notre film.

Des plans du sol vu du ciel de très haut, et une voiture de luxe noire arrive à Castel Rock, « un lieu où vivre et grandir »…

« Oh ! Mon Dieu, la boutique a un nouveau propriétaire ». En effet, l’homme qui est venu dans la belle voiture noire a rouvert le magasin d’antiquités.
Le shérif drague la belle brune qui travaille au diner et un jeune ado roule en bicyclette. Du pur Stephen King.
Le garçon entre dans la boutique pour savoir ce qu’il en est. Le propriétaire du commerce lui propose de « faire un vœu ». Aïe ! Ça sent le roussi ! Il le fait, mais il aura aussi autre chose. « Si tu ne peux pas mentir : tais-toi ! », lui dit le vieil homme alors que le petit jeune s’embrouille dans des explications vaseuses. L’antiquaire lui offre une carte de collection sur le baseball en échange de quoi, il doit « faire une farce » ! Le gamin une fois parti, l’homme note dans un carnet : « Brian Rush », le nom du gamin !
C’est du Stephen King, alors les traits de caractère sont grossis, voire exagérés. C’est ce qui fait le charme de sa fiction.
Donc l’antiquaire enrôle des gens pour faire des « farces », et il utilise les rancœurs de chacun pour que ces « farces » soient terribles. Et il note dans un cahier… Il sème donc une zizanie basée sur les conflits existants ou latents ou anciens entre les gens de Castel Rock.
C’est tout simple, mais comme toujours, Stephen King réussit à en faire une histoire complexe par rapport à la complexité des personnalités et de leurs rancœurs.
Petit à petit l’horreur s’installe, cruelle, abominable. « Semer la confusion et l’incertitude parmi tous vos ennemis », dit-il au maire qui a volé de l’argent dans les caisses de la commune… Il faut dire aussi que chacun a quelque chose à se reprocher !
Le diable, enfin l’antiquaire, coche les noms des morts consécutives à ses magouilles visqueuses.
« À chaque catastrophe l’antiquaire est là ! »
La violence monte crescendo jusqu’à la fin… terrible fin.
« Je vais finir par croire qu’on est en enfer ! » Pleurniche l’adjoint du shérif.
Ah ! Quelle imagination ce Stephen King !
La version télé du fil dure trois heures ! Pour cela d’autres horreurs sont traitées. Le prologue montre une course poursuite entre le shérif et la voiture noire du diable qui finit par tomber dans un ravin et exploser avec le conducteur à l’intérieur. Mais, comme tout le monde le sait, le diable ne meurt pas…

Le DVD de ce film est excellent avec de belles interviews (Rimini éditions).

Alain Pelosato



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