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  Sommaire - TV -  Battlestar Galactica 2003

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Battlestar Galactica 2003

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Mini-série de Ronald D. Moore réalisée par Michael Rymer d’après la série de Glen A. Larson.

C’est en réaction au succès planétaire de Star Wars que Glen A. Larson se lance, à la fin des années 70, dans la production d’une saga de science fiction d’imprégnation biblique, retraçant l’exode de l’humanité à la recherche de sa Terre promise. Enorme succès au près du public, la série, abandonnée après une vingtaine d’épisodes pour d’obscures raisons financières, sera pourtant complétée par une seconde époque, Galactica 1980 qui, sur le fond comme sur la forme, reste une séquelle assez inutile. Toujours est-il que Richard Hatch (principalement connu pour son rôle du capitaine Apollo) cherchant à renouer avec sa gloire passée, harcelait depuis des années les studios américains avec un projet de revival du show présenté sous la forme d’une bande-annonce particulièrement attractive, Battlestar Galactica : The Second Coming.


Loin d’être saugrenue, son idée va germer dans la tête des pontes du Sci-fi Channel qui vont finalement s’en emparer pour remettre le concept original au goût du jour. Résultat, une mini-série événement (avec sortie en vidéo de la série originale - prévue chez nous en février - et celle d’un jeu vidéo), produit avec l’espoir non dissimulé de réitérer, 25 ans après, l’exploit de Glen A. Larson et poursuivre, après ces deux téléfilms, l’épopée du Galactica par le biais d’une série classique. Le projet est donc confié à Ronald D. Moore, un spécialiste du genre puisque, depuis près de 20 ans, le scénariste exerce sa plume sur Star Trek Next Generation, Deep Space Nine et Voyager ainsi que Roswell, Good versus Evil ou encore Carnivale (dont nous vous reparlerons prochainement, la série devant débarquer sur l’antenne de Canal Jimmy en avril prochain).

En tout cas, si ce dernier, assisté de Michael Rymer (La reine des Damnés) à la réalisation, reprend dans les grandes lignes la trame de la version originale, il nous propose une vision résolument moderne, réaliste (pour autant que l’on puisse parler de réalisme avec un space-opera) et moins bibliquement connotée de la saga. Mais, le ton, le design et les effets spéciaux ne sont pas les seuls changements apportés au concept original. Cette fois, les Cylons ne sont pas l’héritage d’une ancienne civilisation désormais disparue, mais une création de l’espèce humaine qui, après une guerre et des années d’exil, décide de revenir exterminer ses géniteurs.


De plus, durant cette période, les cyborgs ont considérablement évoluées et, outre un arsenal qui surclasse celui du peuple de Kobol, des modèles d’apparence humaine sont infiltrés parmi la population. C’est d’ailleurs grâce au charme du modèle numéro 6 que les cyborgs parviennent à réaliser leur funeste dessein, la somptueuse créature synthétique (Tricia Helfer) ayant séduit le Dr Gaïus Baltar (James Callis) pour infiltrer le réseau informatique de la défense et permettre aux siens d’attaquer simultanément les 12 planètes colonies des humains. Car si, bien entendu, on retrouve les principaux personnages de la série mythique, Ronald D. Moore a néanmoins sérieusement refondu le creuset original pour présenter des personnages fouillés et moins manichéens. En plus d’un Baltar victime d’être coupable, l’esprit hanté par Numéro 6, on découvre un commandeur Adama (Edward James Olmos) moins « sage » que son illustre prédécesseur (Lorne Greene), un militaire pragmatique que les circonstances vont amener à surpasser son tempérament de guerrier pour embrasser le rôle de protecteur de l’humanité.


De la même façon, son fils, le capitaine Apollo (Jamie Bamber) n’est plus le parfait gentilhomme des origines mais un soldat intègre, partagé entre ressentiment et admiration pour son père. Quant à Boomer (Grace Park) et Starbuck (Katee Sackhoff), ils ont tout simplement changé de sexe. Si cela devrait faire bondir les intégristes de la série originelle, Starbuck, véritable icône gay en devenir, est finalement le personnage le plus proche de son modèle, une joueuse casse-cou fumeuse de cigare et un as du pilotage, dont les rares apparitions ponctuent les 3 heures de la mini-série d’instants héroïques aux accents nostalgiques. En tout cas, si les fans purs et durs du Battlestar Galactica de 1978 crieront probablement au blasphème, les autres, jeunes amateurs de space-opera ou plus anciens ayant gardés l’esprit ouvert, devraient se régaler de cette « résurrection » qui, loin de se présenter comme un divertissement tout public, s’affirme plus sombre et plus adulte que son ancêtre et n’hésite pas à aborder le sexe de façon explicite.

L’intrigue est solide, les personnages consistants et la narration, quoiqu’un peu bavarde dans le premier volet, alterne habilement moments intimistes, chroniques de guerre et séquences de grande intensité émotionnelle, subtilement ambiancées par la partition de Richard Gibbs (un ancien du groupe Oingo Boingo comme Danny Elfman). Si les effets spéciaux numériques s’avèrent perfectibles, les séquences spatiales proposent quelques affrontements spectaculaires où la puissance des Cylons se montre impressionnante. Le tout se terminant sur une révélation à l’effet de cliffhanger, on attend déjà la suite. Reste maintenant à espérer une diffusion prochaine en France.

Bruno Paul

DISTRIBUTION

Edward James Olmos (Commander William Adama), Mary McDonnell (Laura Roslin), Katee Sackhoff (Lieutenant Kara ’Starbuck’ Thrace), Jamie Bamber (Capitaine Lee ’Apollo’ Adama), James Callis (Dr. Gaius Baltar), Tricia Helfer (Numéro 6), Callum Keith Rennie (Leoben Conoy), Grace Park (Lieutenant j.g. Sharon ’Boomer’ Valerii), Michael Hogan (Colonel Paul Tigh), Matthew Bennett (Aaron Doral), Paul Campbell (Billy Keikeya), Aaron Douglas (Chef mécanicien Tyrol), Lorena Gale (Prêtresse Elosha)

FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Michael Rymer
Scénario : Ronald D. Moore d’après la creation de Glen A. Larson
Producteur : Harvey Frand
Producteur exécutif : David Eick, Ronald D. Moore
Consultant de production : Michael R. Joyce, Glen A. Larson
Musique originale : Richard Gibbs
Musique additionnelle : Bear McCreary
Image : Joel Ransom
Montage : Dany Cooper
Distribution des rôles : Heike Brandstatter, Eric Dawson, Carol Kritzer, Coreen Mayrs, Robert J. Ulrich
Création des décors : Richard Hudolin
Création des costumes : Deborah Everton
Son : Daniel Colman
Effets visuels : Kristen Branan
Production : Aces & Eights Productions, The Sci-Fi Channel
Distribution : The Sci-Fi Channel

INTERNET

http://www.scifi.com/battlestar/
http://www.galactica2003.net/




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