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  Sommaire - Films -  A - F -  Abraham Lincoln : chasseur de vampires (Abraham Lincoln Vampire Hunter)


"Abraham Lincoln : chasseur de vampires (Abraham Lincoln Vampire Hunter)" de Timur Bekmanbetov

 

Réal. : Timur Bekmanbetov
Scénario : Seth Grahame-Smith
Avec : Benjamin Walker, Mary Elisabeth Winstead, Rufus Sewell, Dominic Cooper.
Distribué par Twentieth Century Fox
105 mn
Sortie le 8 Aout 2012

Note : 7/10

Déjà, rien que le titre donne une idée de ce qui va suivre. Ce ne sera bien évidemment pas la biographie d’un des plus célèbres présidents des USA (ça c’est pour Spielberg avec Day-Lewis dans le rôle-titre, sortie vers fin d’année - début 2013 ...), ni une pantalonnade lourdingue. Non, juste un énorme plaisir coupable qui, pour donner un ordre d’idée, se rangerait assez facilement dans un univers à la « Mystères de l’Ouest », version série TV...
Enfant, le jeune Abrahamn Lincoln a vu sa mère périr sous l’attaque d’un vampire. Plus tard, Abraham va tout faire pour venger ce meurtre mais ses adversaires sont redoutables. Il va alors trouver un allié en la personne d’un chasseur de vampires qui va l’entrainer et surtout l’initier quant à la vie de ces créatures de la nuit. Devenu un impitoyable exterminateur de ces créatures des ténèbres, Abraham continue surtout de chercher leur leader. Mais en même temps, il va peu à peu s’impliquer dans la vie politique pour justement contrecarrer les projets de certains de ces monstres qui semblent avoir une influence très forte dans ce milieu. Quand il deviendra le seizième président des Etats-Unis d’Amérique, Lincoln fondera sa famille, et s’impliquera dans la guerre de Sécession dans laquelle les vampires ont un énorme intérêt et constituent aussi pour les sudistes une force quasi indestructible. Face à cette menace, Lincoln livrera un ultime combat, le plus important de sa vie, celui qui sauvera aussi son pays de ce fléau...
A la base un roman qui mélange - parait-il, ne l’ayant pas lu - assez adroitement l’histoire et le fantastique le plus pur avec un certain talent. A l’arrivée, le nouveau film du cinéaste russe le plus connu du moment, Tibur Bekmanbetov qui se fit connaitre avec ses chroniques de vampires du froid, « Night watch » et « Day watch », avant de traverser l’Atlantique pour signer l’adaptation du comics « Wanted » avec Angelina Jolie et James McAvoy. Bon, Bekmanbetv ne taille pas dans la dentelle, c’est un amoureux-fou des délires hors normes question action et effets spéciaux, ainsi que des « bullet time », ces ralentis passés à la postérité avec « Matrix ». Un peu plus de recherche dans l’application de tout ça ne serait pas uen perte de temps, ni de qualité, mais en l’état, on peut légitimement préférer ce style cinématographique à celui par exemple du « found footage », très à la mode en ce moment. Au-delà de ces considérations, et en ayant parfaitement conscience qu’un film comme « Abraham Lincoln : chasseur de vampires » ne recherche à aucun moment une once de sérieux, on se retrouve alors devant un pur divertissement par moment simplement impressionnant - même si il se révèle complétement débile - comme cette séquence de course - poursuite au milieu d’un troupeau de chevaux, où Lincoln s’en prend plein la tronche mais se relève de tout comme si une petite brise l’avait effleuré ! Tibur Bekmanbetov s’en donne à cœur joie, ne cherchant pas à développer plus qu’il ne faut certaines parties de son film, comme ce qui a trait à la guerre civile et qui en parallèle de l’implication des vampires voit en même temps un pan de l’histoire américaine au travers de Lincoln se mettre en place, la déchirure du peuple d’un même pays. Lequel Lincoln trouve en Benjamin Walker (un acteur qui a un paquet de faux-airs de Liam Neeson assez impressionnants !) quelqu’un qui arrive justement à faire cohabiter un pur héros de comics, vigilante, armé d’une hache, avec un portrait qui sonne juste du personnage historique. Et au final, on peut trouver ça simplement très bête dans le sens le plus péjoratif du terme, comme simplement prendre un plaisir vraiment coupable à se laisser entrainer dans un film fantastique d’action qui rappellera les plus extravagantes aventures des agents secrets du président Grant, à savoir James T. West et Artemus Gordon, deux ancêtres de James Bond œuvrant au temps du Far-West et qui finalement séduira par son originalité et son n’importe quoi le plus total. Dans ces cas-là, le reste n’existe presque plus...

St. THIELLEMENT



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