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  Sommaire - Films -  A - F -  Blanche-neige et le chasseur (Snow-White and the Huntsman)


"Blanche-neige et le chasseur (Snow-White and the Huntsman)" de Rupert Sanders

 

Scénaristes : Evan Daugherty & John Lee Hancock & Hossein Amini
Avec : Kristen Stewart, Charlize Theron, Chris Hemsworth, Ian McShane, ray Winstone, Nick Frost, Bob Hoskins
Distribué par Universal Pictures International France
126 mn
Sortie le 13 Juin 2012

Note : 8/10.

La relecture des classiques des plus grands contes au cinéma donne parfois des résultats plus catastrophiques qu’autre chose comme le prouva dernièrement le pathétique « Chaperon rouge » de Catherine Hardwicke. Il y a quelques semaines, Tarsem Singh, qui bénéficiait jusqu’à présent d’une belle renommée avec « The cell », « The fall » et même son « Immortals », signa « Blanche-Neige » avec Julia Roberts... On l’a déjà oublié, premier véritable échec du cinéaste esthète. Et voici qu’arrive aujourd’hui justement une seconde vision du conte des frères Grimm, mais qui pour une fois, suscite la curiosité, voire l’envie. Et il ya Charlize Theron en reine malfaisante, et ça, c’est autre chose qu’une « pretty woman » qui tente de faire croire qu’elle peut être méchante...
En d’autres temps, d’autres lieux, la jeune Blanche-Neige, fille des amours d’un roi et de sa reine bien-aimée, voit soudain sa vie quasi idyllique transformée en cauchemar quand sa mère meurt, que son père se remarie avec une sorcière qui l’occit dès le premier ébat sur un lit et qui par jalousie féroce, veut la mort de sa belle-fille, jugée par un miroir magique, bien plus belle que sa reine. Réfugiée dans la forêt noire, poursuivie par les soldats et un chasseur qui, contre une forte prime, veut la retrouver, Blanche-Neige va se découvrir au fil des jours, et montrer des aptitudes telles que face à elle, la méchante nouvelle reine Ravenna, va commencer à craindre pour la fin de son règne, voire de sa vie...
Enfin une adaptation et une relecture dignes de ce nom. Enfin un scénario qui s’inspire et respecte le matériau de base pour en livrer une histoire remise au goût du jour, plus moderne, violente, réaliste dans les motivations des personnages, plus magique aussi tant qu’à faire. Si on devait rapprocher ce film d’une autre version, ce serait de « Blanche-Neige : le plus horrible des contes » de Michael Cohn avec Sigourney Weaver en reine perfide, et qui débutait dans un bain de sang avec la naissance de Blanche-Neige par le biais d’une césarienne opérée par le roi suite à un accident de carrosse dans une forêt enneigée. Mais là s’arrête la comparaison : le film du jeune cinéaste Rupert Sanders, réputé pour certaines pubs ahurissantes mise sur un esthétisme complètement fantasmagorique, avec des monstres impressionnants, une héroïne qui découvre peu à peu ses pouvoirs, et devient alors femme au fur et à mesure des épreuves qu’elle traverse. Elle aura même un côté Jeanne D’Arc sur la fin, menant ses hommes à la bataille avec la conviction d’un général romain. Visuellement soigné, impressionnant plus d’une fois, « Blanche-Neige et le chasseur » constitue un spectacle étourdissant, impressionnant et inédit, souffrant peut-être d’un peu de rythme parfois, mais qui aujourd’hui revient en même temps à un genre un peu négligé depuis « Le seigneur des Anneaux ». Et le fait d’avoir pris une superbe actrice pour interpréter la reine Ravenna, est un excellent choix qui contribue plus que largement à la réussite de l’œuvre, un classique parmi les classiques, une histoire réactualisée pour notre époque...

St. THIELLEMENT



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