SF Mag
     
Directeur : Alain Pelosato
Sommaires des anciens Nos
  
       ABONNEMENT - BOUTIQUE - FAITES UN DON
Sfmag No111
110
2
3
 
a
v
r
i
l
RETOUR à L'ACCUEIL
BD   CINE   COUV.   DOSSIERS   DVD   E-BOOKS  
HORS SERIES    INTERVIEWS   JEUX   LIVRES  
NOUVELLES   TV   Zbis   P. Dagon-A. Pelosato  
Encyclopédie de l'Imaginaire, plus de 13 000 articles
  Sommaire - Films -  S - Z -  Target (This Means War)


"Target (This Means War) " de McG

 

Scénario : Timothy dawling & Simon Kinberg
Avec : Reese Witherspoon, Tom Hardy, Chris Pine, Til Schweiger, Angela Bassett.
Distribué par Twentieth Century Fox
97 mn
Sortie le 21 Mars 2012

Note : 6/10

Après avoir réactualisé avec originalité et un succès certain, sans plaire pour autant à tout le monde, loin de là, la série TV « culte » (pas la pire de toutes, hein, il y avait « Hooker » en face !!!) « Drôles de dames » en poussant l’action jusqu’en des limites jusqu’ici inexplorées où tout est quasiment permis, même le plus non-sensique et rocambolesque et complètement débile qui soit, le cinéaste McG avait réussi à surprendre son monde avec son impressionnant « Terminator Salvation ». Qui s’est un peu vautré financièrement. Il est de retour aujourd’hui avec... Une sorte de comédie romantique d’espionnage, bien gentillette, et qui a du mal à trouver son équilibre, « Target ». Qui signifie « cible », et qui est le titre français de « This means war »... Déjà, quand ça part sur de telles bases, on peut avoir légitimement un petit soupçon sur ce qu’on va découvrir...
FDR Foster (Chris Pine, le jeune Kirk dans le « Star Trek » de J.J. Abrams, vu aussi dans l’excellent « Unstoppable » avec Denzel Washington, voilà c’est tout...) et Tuck (Tom Hardy, génialissime acteur découvert dans le ronflant « Bronson », mais aussi dans « Inception », et surtout « Warrior », et bientôt dans « The dark knight rises » où il sera Bane, l’ennemi mortel de Batman, et il devrait être dans « Fury road » de George Miller où il remplacera Mel Gibson pour devenir « Mad Max ») constituent les deux meilleurs agents de terrain d’une branche d’action de la CIA. Suite à une affaire qui a mal tourné, ils sont cantonnés pendant quelques temps derrière un bureau. Là, ils en profitent pour se reconstruire question vie privée, les deux étant célibataires, Tuck étant le seul à avoir un enfant de la femme dont il est séparé. Jouant sur le hasard et les sites de rencontres, sans le faire exprès, ils tombent tous deux sous le charme de la ravissante Lauren (Reese Witherspoon... Il est loin le temps de la gamine timide rencontrée à Deauville pour « Un été en Louisiane », qui remporta un Oscar en 2006 pour « Walk the line », et qui mène plutôt bien sa carrière, passant d’un genre à un autre juste par goût du projet...). Laquelle ignore que ses deux prétendants sont des espions et les meilleurs amis qui soient... Jusqu’à maintenant. Car aucun des deux ne veut lâcher Lauren, ce qui va mettre à mal leur relation tant professionnelle que personnelle, allant même jusqu’à ouvrir des hostilités où tous les coups sont permis... Ou presque !
Fidèle à lui-même, McG livre donc des scènes d’action complètement folles et énormes, le tout conjugué à une romance entre les deux supers-espions et la belle célibataire de service pour qui le boulot passe avant tout et qui n’a jamais de chance avec les mecs qu’elle rencontre et c’est pour ça qu’elle est seule mais qu’elle a une amie qui lui veut du bien et qui lui conseille plein de choses pour rencontrer l’homme parfait alors qu’elle-même est loin de tableau idyllique. Voila, tout est résumé à l’image du film, c’est-à-dire un grand bazar pour pas grand-chose. A savoir que même si on ne s’y ennuie pas, force est d’admettre que le scénario s’étire pour durer sur ses quatre-vingt dix-sept minutes (quelque part, on a de la chance...). Maintenant, on peut aussi y voir la façon extrême d’avoir une nouvelle vision de la comédie romantique, et des relations amoureuses en générales, qui peuvent être sources de conflits avant que chacun trouve chaussure à son pied. Un peu tiré par les cheveux ? Ok, alors on va le faire franco : ce n’est pas trouver des excuses à McG pour avoir signé ce film après son impressionnant « Terminator Salvation », c’est simplement chercher ce qui a pu le motiver.

St. THIELLEMENT



Retour au sommaire