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  Sommaire - Films -  A - F -  Cheval de guerre (War Horse)


"Cheval de guerre (War Horse) " de Steven Spielberg

 

Scénario : Lee Hall & Richard Curtis, d’après le roman “Cheval de Guerre” de Michael Morpurgo
Musique : John Williams
Avec : Peter Mullan, Emily Watson, Jeremy Irvine, David Thewlis, Niels Arestrup.
Distribué par The Walt Disney Company France.
147 mn.
Sortie le 22 Février 2012.

Note : 10/10.

On ne présente plus Steven Spielberg. Certainement le cinéaste le plus puissant de la planète (avec James Cameron), celui qui dicte ses lois aux studios et à qui on doit laisser une paix royale. Celui qui domine le box-office depuis « Les dents de la mer » en 1975, avec des périodes creuses (voir très creuses, avec des « Hook » et autres « Amistad »...) mais qui depuis « Il faut sauver le soldat Ryan » a atteint une puissance créatrice qui varie d’un genre à l’autre avec autant d’aisance. Tout juste lui permettra-t’on cette faute de goût que fut le navrant « Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal » qui clôt piteusement les aventures d’Indiana Jones (mais bon, il y a le vilain Lucas derrière aussi...). Sinon, depuis ce film de guerre qui rend la vision du « Jour le plus long » difficilement regardable aujourd’hui, le parcours est exemplaire : « A.I. », « Minority report », « Arrête-moi si tu peux », « Le terminal », « La guerre des mondes », « Munich », et « Les aventures de Tintin » pour le dernier en date. Œuvres différentes, mais performantes chacune dans leur genre respectif. Et aujourd’hui, Steven Spielberg revient avec « Cheval de guerre ».
A l’aube de la première guerre mondiale, Albert, fils de fermiers anglais, se prend d’une amitié sans limite pour le cheval acheté par son père par orgueil vis-à-vis d’un riche propriétaire. Baptisé par l’adolescent Joey, l’équin n’est pas fait pour les travaux de labour. Pourtant, il s’y appliquera pour celui qui croit en lui. Mais quand la guerre éclate, Joey est réquisitionné par l’armée. Passant de la terre anglaise à celles meurtries et dévastées du continent européen, Joey va traverser des champs de bataille et de morts, rencontrer des hommes encore capable de respect pour un cheval, parallèlement à Albert qui s’est engagé pour le retrouver. Pour le garçon et le cheval, cette aventure va dépasser bien des frontières et des limites pour préserver leur relation si unique.
Film de guerre, ça l’est assurément. De la part de celui qui fera avec « Il faut sauver le soldat Ryan » une des nouvelles références du genre en plus d’une œuvre plus réaliste que tout ce qui se fit jusqu’alors, on sait que de ce côté-là, « Cheval de guerre » honorera son cahier des charges. Mais le film va bien au-delà de ce qu’on pourrait penser. C’est simple, on a l’impression de voir du grand John Ford, épique, romanesque, poignant, magnifique, et ce du début à la fin, en prenant comme trame centrale le périple d’un cheval. Lequel vole souvent la star aux acteurs, avec certains moments d’une force peu commune comme lorsque Joey « aide » un autre cheval. De ce qui fait également la richesse du meilleur du cinéma de Spielberg, avec des plans fabuleux, somptueux, conjugués à une capture des personnages superbement construits (rien que les parents d’Albert, interprétés par Peter Mullan, un des meilleurs acteurs britanniques qui soient, et Emily Watson, ou certains soldats, ou les officiers, ou...) qui insufflent au film la vie et le lyrisme d’une œuvre parfaitement aboutie. Les superlatifs sont légion pour rendre justice à un tel film, c’est du grand et magnifique cinéma, et à ce jour, une des œuvres clefs d’un des plus grands cinéastes, ou plus exactement, d’un maitre du 7ème Art.

St. THIELLEMENT

2 questions à Steven Spielberg sur le tournage :

Effets numériques : contrairement à ce qu’on peut croire, tous les plans de la campagne britannique au soleil couchant ont été réalisés en live, la lumière était splendide, aucun rajout informatique n’a été nécessaire. La technique est un outil fabuleux mais quand on peut s’en passer, c’est encore mieux.

Le tournage avec les chevaux : Il faut savoir une chose, les dresseurs aimaient leurs animaux que nous, de notre côté, nous respections ; les chevaux le sentaient, et ainsi, tourner avec eux a été bien plus facile et aisé que je ne le pensais.

Propos recueillis par St. THIELLEMENT, Conférence de Presse Parisienne Janvier 2012.



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