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  Sommaire - Films -  S - Z -  Voyage au centre de la Terre 2 l’ile mysterieuse (Journey 2 : The Mysterious Island)


"Voyage au centre de la Terre 2 l’ile mysterieuse (Journey 2 : The Mysterious Island) " de Brad Peyton

 

Scénaristes : Brian Gunn & Mark Gunn
Avec : Dwayne Johnson, Michael Caine, Josh Hutcherson, Vanessa Hudgens, Luis Guzman, Kristin Davis
Distribué par Warner Bros. Entertainment France
Sortie le 15 Février 2012

Note : 6/10

Trois ans et demi après le premier « Voyage au centre de la Terre » qui, pour un budget de 60 millions de dollars, engrangea quatre fois plus de recettes mondiales, logiquement, on remet le couvert en conservant un personnage (Sean Anderson, campé par un acteur adolescent lambda, Josh Hutcherson) qui reçoit chez lui un mystérieux message codé par radio. Sean qui vit avec sa mère et son beau-père Hank (Dwayne Johnson, qui alterne rôles sérieux et rôles « nounou de service et mentor occasionnel », en totale opposition de ses rôles dans les excellents « Faster » en ancien taulard cherchant la vengeance, & « Fast and Furious 5 », en super-agent fédéral, rôle qu’il retrouvera dans les deux séquelles à venir, hé ben...), se voit justement aidé par ce dernier qui arrive à le décrypter : le grand-père de Sean est vivant, il est sur une île mystérieuse paumée en plein océan. Voulant renouer un véritable contact familial avec Sean, Hank se propose de l’emmener sur place, et aussi afin de lui prouver que tout ceci n’est qu’un canular bien orchestré. Sauf que sur place, et aidé par un guide local peu dégourdi et sa jolie jeune fille au charme qui ne laisse pas insensible Sean, le quatuor va plonger en plein voyage proche du cauchemar qui va les voir s’échouer sur une plage d’une île où certains animaux ont les tailles opposées à celles de notre monde, où l’Atlantide dévoile ses vestiges, où un volcan déverse sur ses flancs de l’or fondu, où les abeilles servent de chevaux volants, et où le capitaine Nemo a fini ses jours en laissant un Nautilus à disposition pour celles et ceux qui voudraient quitter l’endroit avant qu’il ne soit englouti dans les flots pour les cent cinquante prochaines années...
La version « Voyage au centre de la Terre » avec Brendan Fraser était déjà destiné à un très large public ; cette (fausse) séquelle l’est encore plus. Pas de violence, pas de choses scabreuses niveau sentiments (même un baiser, c’est soft, hein !), pas de gros mots, de l’humour bien gras (Luis Guzman n’est pas le comique de l’année en plus), on est en plein film pour enfants (les ados sont déjà passés à autre chose...) et soyons honnêtes, en tant que tel, c’est très bien. Le héros (figure paternelle) est une armoire à glace qui sait quand même jouer la comédie et qui possède un certain charisme, l’ado de service est tête à claques mais les plus jeunes peuvent s’y identifier, on aborde les premiers émois sentimentaux avec toute la bonne attitude nécessaire, la famille n’est pas oubliée, et surtout l’aventure est au rendez-vous, et là, les adultes peuvent y trouver l’intérêt qu’ils n’auront jamais trouver dans un « Chimpanzés de l’espace » voir même un des épisodes de « Alvin et les Chipmunks » ! Filmé dans des paysages hawaiiens superbes, agrémentés d’effets visuels superbes (l’Atlantide par exemple) et d’effets spéciaux qui donnent corps à des souvenirs d’aventures de jeunesse (la découverte du Nautilus, les animaux monstrueux), il faut admettre que du coup, l’ensemble se suit sans aucune once d’ennui (et ça, c’est énorme quand on emmène nos chères petites têtes blondes au cinéma...), surtout qu’en plus le scénario prend des raccourcis gigantesques pour que chaque épreuve arrive à son but, avec beaucoup de... Simplicité ! Et si on ne devait reconnaitre qu’une réelle qualité au film, ce serait celle d’avoir ainsi mélangé plusieurs sources d’inspirations légendaires (Jules Verne avec « L’île mystérieuse » et « Vingt mille lieus au fond des mers », et Robert Louis Stevenson avec « L’île au trésor ») pour en arriver à ce pur produit pop-corn spécial enfants, à l’âge où ils ont envie de voir quelque chose de plus « grand », et qui réussit en plus à garder éveillé le moindre parent les accompagnant, et qui a gardé enfoui en soi ces périodes où ces grands récits immortels servaient de base à des après-midi de grandes aventures...

St. THIELLEMENT



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