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  Sommaire - Films -  M - R -  Pirates des caraïbes : La malédiction du Black Pearl


"Pirates des caraïbes : La malédiction du Black Pearl" de Gore Verbinski

 

Les Pirates des caraïbes : La malédiction du Black Pearl de Gore Verbinski


Sortie le 13 août 2003


Réalisateur : Gore Verbinski
Scénaristes : Ted Elliott et Terry Rossio d’après une histoire de Ted Elliott, Terry Rossio, Stuart Beattie , Jay Wolpert


Avec :
Johnny Depp (Jack Sparrow), Geoffrey Rush (Barbossa), Orlando Bloom (Will Turner), Keira Knightley (Elizabeth Swann), Jack Davenport (Norrington), Jonathan Pryce (Gouverneur Weatherby Swann), Lee Arenberg (Pintel), Mackenzie Crook (Ragetti), Damian O’Hare (Lt. Gillette)


Une sombre histoire de pirates, de bateau fantôme, de trésor maudit, voilà la recette de l’été. Si cela vous semble un peu léger, attendez de voir ce que nous ont concoctés ces flibustiers là !


Tout d’abord, nous trouvons tous les protagonistes d’un classique film de pirates : la jouvencelle (Keira Knightley), l’amoureux socialement inférieur (Orlando Bloom), le père débonnaire (Jonathan Pryce), le bon parti arrogant (Jack Davenport dans le rôle du commodore Norrington), le méchant très très vilain (Geoffrey Rush, excellent Barbarossa), et, pour finir, le héros au grand cœur (magistralement interprété par Johnny Depp).


L’histoire en elle-même n’est guère originale. Les studios Disney, en vue de relancer leurs parcs à thèmes, ont brodé un canevas autour d’une des attractions la plus visitée. On retrouvera d’ailleurs de nombreuses scènes et visuels retranscrits sur la pellicule. Il était une fois une jeune Lady détentrice d’un objet magique, qui rêvait à plus d’aventures. Elle est enlevée par Barbarossa, un pirate maudit, qui souhaite se servir d’elle et de son médaillon pour révoquer une imprécation macabre. Will Turner, forgeron de talent (et enfant rescapé d’une attaque de pirates) vogue à son secours accompagné par la seule personne qui ai daigné l’aider, le pirate Jack Sparrow. Capitaine du Black Pearl, ce dernier s’est fait dérober son navire par son second, Barbarossa, qui depuis sillonne et pille les mers des Caraïbes.


Avec ce postulat simpliste et déjà visité, nous pourrions nous demander en quoi ce film serait différent ?


Il est dit que Johnny Depp a dû lutter pour imposer l’image qu’il avait de Jack Sparrow, ce pirate maniéré, brillant, roublard et néanmoins cœur fidèle. On éprouve un réel plaisir à le voir déambuler, alors que ses excès de gestes pourrait nous agacer. Pour la création du personnage, il s’est inspiré de la dégaine élégante et destroy de Keith Richard des Rolling Stone. Mais, il a surtout travaillé à composer un personnage unique, qui restera dans les annales du cinéma et qui démontre, au besoin, toute l’étendue de son talent.


Orlando Bloom, belle gueule mais qui ne sert pas que de faire valoir, ou bien à être la caution morale du duo. Il méritait de voir son personnage un peu plus étoffé, plus riche. Il demeure néanmoins un bon acteur avec un potentiel affectif important. Et, Byzance !, il réussit à nous faire oublier Legolas (trilogie du Seigneur des anneaux). Son jeu nous évoque même une réminiscence d’Errol Flynn, très prometteuse.


La toute jeune Keira Knightley (env. 15/16 ans au moment du tournage) a déjà été vue dans " La menace Fantôme " (Sabé, la dame de compagnie de Padme) et dans la comédie " Joue-la comme Beckam ". Elle est ici transformée en une magnifique jeune femme portant le corset comme personne. Sa performance, quoique classique, fait état d’un caractère tonique et prometteur.


Dernier personnage principal, Geoffrey Rush est surtout un acteur de théâtre. Si on le voit beaucoup dans des films en costumes (" Quills ", " Shakespeare in Love ", " Elisabeth "), il demeure en tout temps un acteur ayant une prédilection pour des films graves (" Lantana ", " Tailor of Panama ") et quelques fois horrifique (" House on haunted hill ").


On retrouve également Jonathan Pryce dans un rôle d’ambassadeur débonnaire et enveloppé (qui se rappelle du séduisant espion de Jumping Jack Flash ?), Jack Davenport, peu connu en France (excepté par les détenteurs du câble, il joue dans la série anglaise " Coupling "), donne un peu de sentiments à ce Commodore anglais jusqu’au bout des ongles. Pour terminer, les nombreuses " gueules " du casting rendent à la fois attachants et plus vrais que nature les différents équipages des vaisseaux.


Les scénaristes (Ted Elliot et Terry Rossio) sont des habitués des studio Disney et travaillent souvent ensemble. Avec Pirates des Caraïbes ils ont maintenant à leur crédit un scénario et des dialogues percutants et hilarants. Il ne se passe pas cinq minutes sans que le public s’esclaffe.


Le réalisateur (Gore Verbinski), bien que ne possédant qu’une renommée toute récente avec l’adaptation de Ringu (The Ring) a su gérer la pression des studios, la longueur du format (près de 2h30 d’action), la diversité des comédiens avec de nombreux rôles importants de second plan, les ajouts et créations des comédiens (on pense notamment à Jo Depp) et la difficulté de tourner un film ayant autant d’effets spéciaux. Si on ne peut que lui tirer notre chapeau, on lui reprochera néanmoins d’avoir trop cédé au bon ton (sûrement exigé par les producteurs ayant besoin du PG - 13 pour brasser un maximum de spectateurs). Le film aurait gagné en brutalité mais l’atmosphère n’en aurait été que plus salée.


D’autres part, excepté Jack Sparrow, les protagonistes sont engoncés dans des personnages un peu trop stéréotypés. Vu les prouesses du sieur Depp, il aurait été judicieux d’homogénéiser les performances et, peut-être, de laisser plus de liberté de création à l’équipe.


Quoiqu’il en soit, ne boudez pas votre plaisir, laissez-vous embarquer pour une aventure réjouissante, des moments cocasses qui vous délesteront des vos tracas quotidiens et vous renverront aux rêves de votre enfance...


Valérie Revelut




Producteur(s) : Jerry Bruckheimer
Producteur(s) exécutif(s) : Paul Deason, Bruce Hendricks, Chad Oman, Pat Sandston, Mike Stenson


Musique originale : Klaus Badelt
Musiques additionnelles  : : Ramin Djawadi, James Michael Dooley, Nick Glennie-Smith, Steve Jablonsky, James McKee Smith, Blake Neely, Geoff Zanelli
Image : Dariusz Wolski
Montage : Stephen E. Rivkin, Arthur Schmidt, Craig Wood
Distribution des rôles : Ronna Kress
Création des décors : Brian Morris
Direction artistique  : Derek R. Hill, James E. Tocci, Donald B. Woodruff
Décorateur de plateau : Larry Dias
Création des costumes : Penny Rose
Maquillage : Mary Kim, Ve Neill, Brian Sipe,, Keith VanderLaan


Production : : Jerry Bruckheimer Films, Touchstone Pictures, Walt Disney Pictures [us]
Distribution : Buena Vista International
Effets spéciaux : Cinesite (Europe) Ltd., Double Negative, The Moving Picture Company



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