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  Sommaire - Livres -  Livres Jeunesse -  Le tour du monde en quatre-vingt jours




"Le tour du monde en quatre-vingt jours "
de
Jules Verne

Editeur :
Flammarion jeunesse
 

"Le tour du monde en quatre-vingt jours "
de Jules Verne




Machinalement, il fit ses préparatifs de départ. Le tour du monde en quatre-vingts jours ! Avait-il affaire à un fou ?

Tour à tour, chanteur ambulant, acrobate, professeur de gymnastique et finalement pompier de Paris Jean Passepartout avait finalement accédé à la profession de valet de chambre. Ce statut dépourvu de toute aventure lui convenait parfaitement. Après cinq ans de service chez divers maîtres il était finalement entré au service d’un gentleman anglais à la vie parfaitement réglée : un dénommé Phileas Fogg.
Ce dernier passait l’essentiel de ses journées au Reform Club (1). C’est à cette occasion qu’il apprit que les journaux annonçaient l’ouverture d’une ligne de chemin de fer en Inde. Elle permettait ainsi de réaliser le tour du monde en théoriquement 80 jours. Suite à une discussion avec d’autres membres du club fut élaboré un pari. Mister Fogg se proposait de réaliser le tour du globe terrestre en 80 journées grâce aux moyens de transports modernes réalisées par la civilisation occidentale et surtout par le génie britannique.
Et c’est ainsi que Passepartout fut informé qu’il allait accompagner son maître dans son périple autour du monde.
Mais à peine eurent-ils quitté Londres que l’inspecteur Fix s’avisa que Phileas Fogg devait être le voleur ayant cambriolé la Banque d’Angleterre. Son voyage ne pouvait qu’être un subterfuge pour dissimuler sa fuite. Aussi ce représentant de la loi entreprend-il lui aussi le voyage pour procéder à l’arrestation du suspect.
Cependant avant que Fix ait pu exercer son autorité légale Fogg et Passepartout prirent connaissance de leur première difficulté majeure. Certes les journaux ont bien annoncé la mise en service de la voie de chemin de fer indienne. Malheureusement en réalité sa construction n’est pas achevée. Phileas Fogg pour qui « L’imprévu n’existe pas » doit affronter la réalité et s’y adapter. La solution passe par l’accomplissement d’une partie du trajet à dos de monture. Or en Inde il ne peut s’agir que d’un éléphant (2). Nouvel imprévu les deux voyageurs croisent la route d’une procession accompagnant une « sutti » vers sa dernière demeure. Accompagnant la dépouille de son défunt mari une jeune veuve doit l’accompagner dans la mort en étant brûlé vive. Que faire face à cette barbarie ? Pour un Français il s‘agit de voler au secours d’une dame en détresse. Pour un gentleman anglais il convient également d’intervenir. Car il apparaît que Phileas Fogg est un homme de cœur (« quand il a le temps » comme il le précise lui-même).
Ce n’est que le début des mésaventures et contretemps que subissent les deux voyageurs. Outre les fidèles de la déesse Kali il leur faut subir les tracasseries judiciaires et administratives, les aléas climatiques, un officier américain adepte du duel et même une attaque d’Indiens (d’Amérique cette fois-là).
Aucun obstacle ne doit les arrêter. Ainsi leur train se retrouve arrêté par un pont sur le point de s’écrouler sous le poids de la locomotive et des wagons... Le conducteur du train a estimé qu’il existait une certaine possibilité de franchir le vide en traversant le pont à grande vitesse. Aussitôt tous les passagers américains approuvent cette suggestion et grimpent dans le train malgré la timide et avisée suggestion du seul Français parmi les voyageurs. Il avait envisagé de passer à pied sur le pont avant que le train ne tente à son tour le passage, mais est-ce qu’on l’écoute... ?.
Situé dans la lignée d es « Voyages Extraordinaires » « Le Tour du monde en 80 jours » présente les caractéristiques du roman d’aventure et de la présentation des contrées et peuples rencontrées. On remarquera le thème du temps (3). De même on peut remarquer que par deux fois Jules Verne évoque le CSS Alabama. L’histoire de ce corsaire sudiste était célèbre en France. Le CSS Alabama coula de nombreux navires nordistes durant la Guerre de Sécession dont une canonnière nommé « Hatteras »(4).

(1) qui existe réellement et qui par la suite compta parmi ses membres Winston Churchill & Arthur Conan Doyle
(2) Jules Vernes écrivit ce roman en 1872 soit huit ans avant « La Maison à vapeur » qui relate le périple en Inde de voyageurs parcourant l’Inde à bord d’un train tiré par éléphant mécanique à vapeur
(3) développé par Philip José Farmer dans son roman steampunk « Chacun son tour » qui relate la « véritable histoire de Foggs et Passepartout) (Lattès SF n°28, « Chute Libre » n°17 (Champ libre), « l’autre voyage de Phileas Fogg (terre de brume/ terres mystérieuses n°8)f
(4) cf. le roman de Jules Verne « Les Aventures du capitaine Hatteras » (1864).

Damien Dhondt

Jules Verne _ Le Tour du monde en 80 jours _ Flammarion jeunesse, collection Castor poche _ septembre 2011 _ Réédition, poche, 420 pages _ 6 euros






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