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  Sommaire - Films -  A - F -  Captain America - First Avenger- (Id.)


"Captain America - First Avenger- (Id.) " de Joe Johnston

 

Captain America - First Avenger- (Id.) Joe Johnston
Scén. : Christopher Markus & StephenMcFeely
Avec : Chris Evans, Tommy Lee Jones, Hugo Weaving, Hayley Atwell, Stanley Tucci, Neal McDonough, Toby Jones, Sebastian Stan.
Distribué par Paramount Pictures France
124 mn
Sortie le 17 Août 2011

9/10

2011 aura été l’année des super-héros au cinéma, pour le meilleur et le... moins bon (on a échappé au pire, niveau « 4 Fantastiques » par exemple). Donc, dans l’ordre, « Thor » a ouvert le Festival, pas très glorieusement, « X-Men First class » a suivi avec une préquelle vraiment excellente (du niveau de premier, et qui fait aisément oublier le troisième honteux volet de Brett Rattner), ce qui n’a rien d’étonnant avec Matthew Vaughn (le purement génial « Kick Ass ») aux commandes. En troisième sortie, on trouve non plus un héros Marvel mais un héros DC Comics avec le moyen « Green Lantern », nouveau film du septuagénaire Martin Campbell. Et on revient aujourd’hui chez Marvel avec un de ses plus vieux personnages, dans un film confié à Joe Johnston. Déjà, rien que ça, ça change de Kenneth Brannagh ou Brett Rattner car Joe Johnston, c’est lui qui est derrière les effets visuels des deux premiers « Indiana Jones », on lui doit « Chérie, j’ai rétréci les gosses », il touche déjà à l’univers des super-héros avec « Rocketeer » où sa maitrise des effets visuels sauva bien le film un peu mollasson, puis un grand récit d’aventures avec Viggo Mortensen, « Hidalgo ». Il a signé « Jurassic Park 3 », pur serial d’aventures au temps des dinosaures, mille fois mieux que son prédécesseur... Et mieux que l’original (si, si, déjà il n’y a pas Laura Dern !), une semi-biographie de jeunesse « Ciel d’Octobre » (plus réussie que « Super 8 » sur des points bien communs), son « Wolfman » est une pure merveille, bref Joe Johnston avait toute notre confiance. Aucun regret, son « Captain America - First Avenger » est une belle petite réussite !
En 1941, la Seconde Guerre Mondiale suscite des milliers d’engagements de jeunes américains pour venir combattre le nazisme en Europe. Steve Rogers fait partie de ces adolescents prêts à partir au combat. Mais sa forme physique est trop faible pour qu’il soit retenu. Pourtant, un jour, un certain Dr Erskine est témoin du courage du jeune homme et lui propose d’être le cobaye d’une expérience pour le transformer en super soldat. Rogers accepte et se voit transformé alors en une montagne de muscles quasi invincible. Mais suite à un raid ennemi mené par Crâne Rouge, Erskine est tué et Rogers demeure donc l’unique prototype de cette expérience. Au début, on le cantonne pour la propagande. Mais pour Rogers, devenu le Captain America, le sacrifice d’Erskine vaut plus que ce simple rôle. Il forme une équipe de durs à cuire, et contre l’avis de ses supérieurs, il part directement sur les pires fronts de bataille, allant même jusqu’à défier Crâne Rouge dans son antre.
« Captain America » est donc le premier « Vengeur » (et l’an prochain, on aura tout la bande au complet, avec Iron Man, Thor, Hulk, et d’autres moins connus mains néanmoins membres de cette unité de super-héros...), et de ce fait, vu son grand âge, il n’a pas les facultés d’autres de ses camarades et, cinématographiquement parlant, les effets spéciaux seront donc moins « extraordinaires » qu’ailleurs, laissant donc de la manœuvre pour soigner et l’histoire et les personnages. Et c’est ce qui se ressent parfaitement ici, Joe Johnston restituant avec la technologie du moment les actes les plus fous de héros extraordinaires dans un pur contexte de « serial », ces récits d’aventures des années 30 à 50. Le plaisir qu’on éprouve donc à « Captain America » vient de ce traitement différent de la grande majorité des dernières adaptations des héros Marvel, où le summum fut atteint en laissant les rênes du second « Iron Man » toujours à ce bouffon de Jon Favreau (il avait peut-être eu moins de libertés pour le premier, et c’était tant mieux !) qui transforma le film en pure gaudriole par moments. Mélangeant récit d’aventures, de guerre, de super-héros et de super-vilains d’une autre époque, « Captain America » donne paradoxalement un coup de fraicheur à ces adaptations très (trop ?...) en vogue en ce moment. Et en plus, dirigé par quelqu’un qui aime un certain cinéma de genre (« Rocketeer » est un serial, quant à « Jurassic Park 3 », c’est Jim la Jungle au temps des dinosaures !) et qui en plus s’avère très doué pour jongler avec tous les éléments, et sachant parfaitement bien utiliser les effets spéciaux sans que ce soit au détriment de l’histoire, car il les intègre avec une rare maestria, « Captain America » s’avère donc une très belle réussite, la seconde de l’année de chez Marvel avec « X-Men First Class », arrivant même devant ce dernier vu qu’il s’agit là en plus des débuts du premier Vengeur, personne n’ayant rien posé en amont pour Joe Johnston, définitivement un des meilleurs, tout en étant un des plus méconnus, réalisateurs d’un certain genre de cinéma...

St. THIELLEMENT

Vous aurez la joie de trouver un Super dossier sur « Captain Ameria dans le sfmag N° 73 en vente en kiosques en septembre-octobre 2011, avec la chronique du film, des interviews du réalisateur Joe Johnston, des acteurs Chris Evans, Hayley Harwell, Sebastien Stan, Dominic Cooper et du producteur Kevin Feige. Ce numéro est un numéro spécial cinéma avec les chroniques de toutes les sorties de fin d‘été : La planète des singes les origines, Conan 3D, Super 8, Cowboys et envahisseurs et les interviews de deux réalisateurs : John Favreau et JJ Abrams. Ce superbe dossier a été réalisé pour l’essentiel par notre nouvelle collaboratrice Grace Roubidoux, avec la contribution de Marc Sessego et Andrée Cormier.



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