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  Sommaire - Films -  S - Z -  X-men le commencement (X-Men First Class)


"X-men le commencement (X-Men First Class) " de Matthew Vaughn

 

Scénario : Ashley Edward Miller & Zack Stentz et Jane Goldman & Matthew Vaughn
Avec : James McAvoy, Michael Fassbender, Rose Byrne, Jennifer Lawrence, Nicolas Hoult, Oliver Platt, & Kevin Bacon.
Distribué par Twentieth Century Fox
132 mn
Sortie le 1er Juin 2011

Note : 9/10

Soyons honnêtes : depuis les « Spiderman » de Sam Raimi, aucun film de super-héros Marvel n’a suscité autant d’attente. Pourquoi ? Déjà, parce que « X-Men l’affrontement final » de ce tâcheron de Brett Rattner constitue à ce jour le pire épisode de la franchise, que « X-Men Origins : Wolverine » en déçut plus d’un (personnellement, ça passe tellement mieux que le Rattner...), et surtout, surtout qu’il est enfin signé d’un excellent cinéaste, au caractère en acier assez trempé, producteur à ses débuts, gardant toujours une main sur ses films en y plaçant quelques billes, celui-là même qui commença avec le meilleur polar british qu’on n’avait vu depuis longtemps, « Layer cake » (détrôné l’an passé par une de ses productions, le superbe « Harry Brown » avec Michael Caine), qu’il réussit un film de fantasy d’après l’univers de Neil Gaiman en signant « Stardust » et qu’il atteint enfin les sommets avec ce petit bijou qu’est « Kick-Ass ». Auparavant, il avait refusé « X-Men l’affrontement final » : excellente décision puisqu’avec « X-Men le commencement », il est aux commandes du plus intelligent des films de la franchise, du meilleur avec le premier (peut-être même mieux, à vérifier lors d’une seconde vision), et que tous les espoirs placés en ce projet, Matthew Vaughn les a concrétisés.
Au début des années 60, la guerre froide est à son paroxysme. Le gouvernement américain découvre alors qu’un certain Sebastian Shaw a regroupé des êtres pourvus de pouvoirs surhumains et qu’il compte se vendre à l’URSS. Pour le contrer, les services secrets américains vont alors se rapprocher du jeune professeur Charles Xavier dont les travaux sur les mutations et certains pouvoirs paranormaux pourraient les aider. Ce dernier étant également télépathe, il se connecte avec d’autres « mutants » dont Eric Lehnsherr dont la puissance télékynétique semble prodigieuse. Ensemble, les deux hommes devenus amis vont tenter de constituer un groupe pouvant contrer Shaw et ses mutants. En même temps, l’humanité ne semble pas prête à accueillir en son sein de tels « monstres »...
Déjà, de toutes les histoires, celle de « X-Men le commencement » est définitivement la plus riche, la plus ambitieuse et donc la plus intelligente. Face à un tel défi - de base -, il fallait quelqu’un qui arrive encore à hisser le film encore plus haut. C’est ce que fit Matthew Vaughn, en y insérant son approche, son regard sur les sixties, période à l’aube de tant de bouleversements technologiques, et bien des clins d’oeils et autres hommages, ne serait-ce qu’au travers des « Sentinelles de l’air », d’une sensation de retrouver parfois les premiers James Bond (confirmé par le générique final...), le tout s’en jamais s’écarter d’une ligne conductrice sérieuse, peu portée sur l’humour et qui en plus respecte complètement le matériau d’origine. En reprenant en plus le prologue du tout premier « X-Men », la volonté du producteur Bryan Singer confirmée par Matthew Vaughn est claire : prendre le meilleur et continuer sur cette lancée en partant aux origines, sans négliger chaque personnage. Le résultat constitue un excellent produit, qui arrive à brasser plein d’éléments sans jamais nuire à la cohésion de l’ensemble, à préserver le point central du film, à savoir la rencontre entre le Professeur Xavier et Eric Lehnsherr, qui deviendra par la suite Magneto (campés respectivement par James McAvoy, vu dans « Wanted » et « Le dernier roi d’Ecosse », très bien en Charles Xavier, et par Michael Fassbender, impérial tout simplement !), une amitié d’un temps avant que les points de vue ne divergent. Pur plaisir en soi, « X-Men le commencement » confirme la très grande maitrise de Matthew Vaughn dans le domaine, et même malgré certains problèmes de logistique (plusieurs directeurs de la photo se sont succédés sur le tournage...), il parvient à donner une cohésion à l’ensemble qui se déroule à un rythme qui va crescendo, d’un début plutôt tranquille (logique vu qu’on recherche les « mutants ») jusqu’à un final complètement apocalyptique. Alors, à part quelques si menus petits détails dans les effets spéciaux qui manquent de perfection, soyons de nouveau honnêtes, « X-Men le commencement » a de la gueule, c’est même celui qui en a le plus, il a de l’ambition, et il a les moyens de se donner tout ça, certainement grâce à un réalisateur qui s’est vraiment passionné pour le sujet (ce qui change de l’autre tocard, voir plus haut...) et qui frôle vraiment le chef-d’œuvre du genre, ni plus, ni moins.

St. THIELLEMENT

(Voir dans la rubrique "dossiers" de ce site notre dossier : "X-MEN les personnages")



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