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  Sommaire - Films -  S - Z -  Very Bad Trip 2 (The Hangover part 2)


"Very Bad Trip 2 (The Hangover part 2)" de Todd Phillips

 

Scénario : Jon Lucas & Scott Moore
Avec : Bradley Cooper, Ed Helms, Zach Galifianakis, Jeffrey Tambor, Justin Bartha, Nick Cassavetes & Mike Tyson
Distribué par Warner Bros. Pictures France
100 mn.
Sortie le 25 Mai 2011.

Note : 4/10.

C’était couru d’avance, et de ce fait, croire que l’exploit allait être renouvelé tenait du miracle. L’exploit, c’est qu’une comédie, signée par un cinéaste « spécialisé » dans le genre version « branleurs vulgaires obsédés du sexe qui se retrouvent entre potes pour une virée inoubliable », s’avéra être contre toute attente très bonne. Car surprenante, inédite et réellement complètement folle. En catapultant son trio de « héros » dans une situation qui leur échappe totalement au point qu’ils n’aient absolument aucun souvenir de la nuit précédente, qu’en plus ils aient perdu le marié dont ils fêtaient l’enterrement de vie de garçons, tout cela à la surprise générale fonctionna quasiment à merveille (et ça continue, revoir le film passe toujours très bien...) et fort logiquement, « Very bad trip » (titre français de « The hangover » soit « La gueule de bois », j’ai déjà écrit ça il y a deux ans...) cartonna au point d’en faire un des films les plus rentables pour son producteur, la Warner. Entre temps, Todd Philipps (le cinéaste « spécialisé » cité plus haut), fort de son nouveau statut de Roi de la Comédie (un poil) trash, nous assène son pathétique « date limite » (merci John Hughes et « Un ticket pour deux »...), et bien entendu, pressé par derrière comme il a dû l’être (un accord pour faire « Date limite », hummm ?...), remet le couvert avec son trio de losers malgré eux, et concocte « Very bad trip 2 », séquelle qui se différencie de l’original par le chiffre accolé au titre, un ou deux gags, un paysage de fond différent, et c’est tout. Donc plus de surprise, plus d’inédit, tout y est comme avant. La spontanéité et la recette miracle en moins.
Stu, le dentiste, va se marier. Bien entendu, il invite ses potes Phil (Bradley Cooper, héros de cet excellent shocker qu’est « Midnight meat train », le film continuellement oublié dans ses filmos de dossier de presse !) et Doug, sans oublier mais contraint et forcé, Alan, beau-frère très spécial de Doug en Thailande où sera célébré l’heureux évènement avec la belle-famille de sa femme. Mais Stu souhaite des jours de fête tranquilles, et donc un enterrement de vie de garçon très sage. Juste un feu de camp sur la plage, en compagnie du jeune frère de la mariée... Et le lendemain matin, Stu, Alan et Phil se réveillent à Bangkok, dans un hôtel miteux, en compagnie d’un petit singe et du caïd asiatique rencontré à las Vegas lors de leur précédent trip, Mr Chow. Le cauchemar recommence...
Donc, comme énoncé précédemment, on change de paysage, on garde les mêmes et on les remet dans une situation analogue proche du clonage. Inutile de dire que tout est prévisible, que les gags s’étirent, qu’on n’est plus entrainé dans un rollercoaster de folie mais dans une intrigue qui sent plus que souvent le déjà vu pour un résultat très mineur. Alors oui, il y a quelques (rares) bons moments comme le discours du beau-père de Stu, le souvenir de la nuit d’amour entre une danseuse topless et Stu et... Et c’est tout. Tout cela démontre les limites artistiques de Todd Phillips dont le premier « Very bad trip » devait certainement plus à son duo de scénaristes, Jon Lucas et Scott Moore (leur nouvelle comédie, « The change-up » est bien plus alléchante que cette séquelle), absents ici et remplacés par des potes de Phillips, comme Craig Mazin (on lui doit « Scary movie 3 & 4 »...) et Scot Armstrong avec qui il a co-écrit ces réussites que sont « Road trip » (et encore, celui-ci, ça va encore !), « Old school », « Starsky & Hutch » (aïe !)... Bref, à la base, « Very bad trip 2 » ne partait pas gagnant, sa vision l’a bel et bien confirmé. Quant à Todd Philipps, il n’est que celui qui mit en images l’excellent scénario de « Very bad trip », et c’est tout.

St. THIELLEMENT



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