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  Sommaire - Films -  A - F -  Date limite (Due Date)


"Date limite (Due Date) " de Todd Phillips

 

Scénario : Alan R. Cohen & Alan Freedland et Adam Sztykiel & Todd Phillips
Avec : Robert Downey Jr., Zach Galifianakis, Michelle Monaghan, Juliette lewis, Jamie Foxx & Charlie Sheen.
Distribué par Warner Bros. Pictures France
95 mn.
Sortie le 10 Novembre 2010.

Note : 3/10.

Jusqu’en 2009, un peu avant l’été même, peu de gens savaient qui était Todd Phillips et surtout connaissaient au moins un de ses films. Pourtant, le gars en avait au moins signé trois quatre qui avaient réussi à traverser l’Atlantique : « Road trip », « L’école des dragueurs » et « Starsky et Hutch ». Aucune réussite, et pire, pour des comédies, on n’y rit pas souvent. On sourit, ça oui. Jusqu’à l’été 2009 où même Todd Phillips ne s’attendait pas au succès planétaire de « The Hangover » (soit en français « La gueule de bois » mais qui fut traduit par « Very bad trip » qui eut au moins le mérite d’être accrocheur...), lequel pour un budget de 35 millions de dollars rapporta huit fois sa mise aux States et treize fois sa mise avec les recettes internationales ! Mais le film était (et l’est toujours après vérification suite à la vision de « Date limite »...) à mourir de rire ! Logiquement, quand Todd Phillips annonce son nouveau film, que ce dernier sort en salles, et qu’on précise qu’il s’agit de la nouvelle comédie du réalisateur de « Very bad trip », on y va confiant. Mais à la fin, le constat est là : Todd Phillips est redevenu lui-même, et « Very bad trip » n’est peut-être qu’un accident...
Peter Highman (Rober Downey Jr.) rentre enfin chez lui à Los Angeles, ayant terminé son voyage d’affaires à Atlanta. Il va y retrouver sa femme qui est sur le point d’accoucher. Mais à l’aéroport, un très malheureux concours de circonstances fait que sa route croise celle d’un apprenti comédien, Ethan Tremblay (Zach Galifianakis, lui aussi très drôle dans « Very bad trip » et pas ailleurs...) et là, les catastrophes s’enchaînent : son sac est confondu avec celui d’Ethan, il perd ses papiers, on lui refuse de prendre n’importe quel avion, il trouve une voiture conduite par... Ethan, lequel possède un chien débile qui voyagera avec eux, ils n’ont plus d’argent, ils dorment dans la voiture, ils se retrouvent au Mexique, volent la voiture de flics (une obsession, ça !), Ethan voyage avec une boîte de café contenant les cendres de son père, Peter souhaite plusieurs fois tuer Ethan, ils deviennent amis et enfin, ils arrivent...
Bon. dans la comédie américaine, il y a les bons et les autres. Pour beaucoup, un des cadors du genre fut John Hughes qui domina la production pendant une bonne demi-décennie jusqu’à ce qu’il produise « Maman j’ai raté l’avion » et qu’il perde la niaque. Ses comédies étaient concentrées sur l’adolescence et pourtant, il réussit à franchir le cap et à tomber chez les adultes avec « Un ticket pour deux » (que suivront « She’s having a baby » et « Uncle Buck », son dernier titre de gloire...). Et quel est le rapport avec « Date limite » ? Simplement que « Un ticket pour deux » raconte quasiment la même histoire en plus drôle, plus fou et surtout beaucoup plus émouvant. Steve Martin correspond à Robert Downey Jr. et John Candy à Zach Galifianakis, l’histoire est la même (un parasite se joint à un quidam qui se retrouve coincé à cause de lui en plus), les gags sont largement plus drôles, et surtout, il y a vraiment une alchimie entre deux protagonistes que tout oppose et différencie mais qui peu à peu va se transformer en une réelle amitié. Tout cela dans « Date limite », on ne le ressent pas, Zach Galifianakis en fait des tonnes, le scénario accumule des situations rocambolesques mais qui laissent de marbre, et Todd Phillips ne retrouve pas la magie de son précédent film. Du coup, pour une comédie, c’est très long, on sauvera deux gags visuels hilarants (le « café de papa » et « comment prendre un dos d’âne »...), quelques autres reposant sur les échanges verbaux des deux voyageurs (la conclusion d’Ethan sur les relations de Peter avec son père, c’est excellent !) et c’est tout. Le reste est une longue suite de bavardages qui sombrent dans l’ennui, et qui rendent interminable ce « road trip » bénéficiant pourtant de superbes paysages, une des rares autres qualités de cette comédie loin d’être aussi pétillante qu’on le pensait.

St. THIELLEMENT



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