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"La Reine de vengeance"
de
Christophe Lambert

Editeur :
Mango
 

"La Reine de vengeance"
de Christophe Lambert



Présentation de l’éditeur

An 60 après Jésus-Christ
Les tribus celtes de Bretagne luttent contre l’envahisseur romain. Une reine prend la tête de la résistance : la flamboyante Boadicée, qui déclenche la colère des émissaires de l’empereur Néron. Boadicée est fouettée et ses deux filles violées. Mais les dieux ont été témoins de la scène. Minerve décide d’aider secrètement la reine en lui offrant sa lance magique. Le conflit va s’abattre sur l’Olympe et les terres de Bretagne. Pour les hommes et les dieux, rien ne sera plus jamais comme avant...

Avis de Valérie

Boadicée (ou Boudicca), la reine guerrière, inspire l’imaginaire des amoureux des légendes bretonnes. A raison puisque on l’associe à la résistance contre l’envahisseur, la vengeance, l’ultime sacrifice face à la perte de ses valeurs, de son identité. Son sacrifice ultime a été rapproché à celui de Vercingétorix, mais il peut l’être de tout héros national donnant sa vie pour son peuple.

Christophe Lambert se propose de nous faire revivre son épopée en adaptant son texte pour un public plus jeune. Il reprend le peu d’éléments disponibles et les romance d’une manière astucieuse en gardant présente la cruauté des actions qui au final en limite l’accès aux très jeunes ! On y parle de conquêtes guerrières, de tortures, de viols et de morts.

Cela donne un roman écrit avec simplicité, un style direct sans effets de style mais rugueux et faisant appel à des sentiments primaires. La montée en violence de l’héroïne est bien rendue. A-t-elle seulement eu un choix à sa disposition ? Pour l’aider, la déesse Minerve va braver les interdits paternels tant elle a été touchée par la détresse de cette veuve et ses deux filles. Les dieux de l’Olympe sont décrits comme on nous l’a enseigné à l’école, une sorte de surhumains possédant surtout les faiblesses et défauts des humains, rendant leurs actes quelque peu pitoyables.

L’auteur avance une théorie intéressante pour expliquer la disparition du panthéon gréco-romain. Les Hommes ont cessé d’en adorer les dieux, et ils ont fini par disparaître, petit à petit, comme si le manque d’enthousiasme de leurs adorateurs les avait effacés, littéralement. Dommage que cette astuce ne marche pas avec tous les fâcheux qui nous enquiquinent, à moins que justement ce soit le but de leur harcèlement, qu’on ne puisse les faire disparaître ? A méditer !

Dernière chose qui a son importance, l’illustration de couverture, la sur-couche métallisée couleur cuivre, et son petit prix fait de cet ouvrage un cadeau idéal. La littérature jeunesse gagne mois après mois ses galons et devient un genre à part dont la qualité n’est pas tributaire de l’âge des lecteurs. Les Editions Mango proposent de très bons choix de romans historiques qu’on pourrait conseiller pratiquement d’acheter les yeux fermés !

Fiche Technique

Format : broché
Pages : 245
Editeur : Mango
Collection : Royaumes Perdus
Sortie : 14 mai 2010
Prix : 9 €






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