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  Sommaire - Films -  S - Z -  The Expendables, unité d’élite (The Expendables)


"The Expendables, unité d’élite (The Expendables) " de Sylvester Stallone

 

Réal. & co-scénariste : Sylvester Stallone
Scén. : Michael C. Martin
Avec : Sylvester Stallone, Jason Statham, Jet Li, Mickey Rourke, Eric Roberts, Dolph Lundgren, Steve Austin
Distribué par Metropolitan Filmexport
132 mn
Sortie le 18 Août 2010

Note : 8/10

Peut-être, voire certainement, un des films les plus attendus de l’année, même par ses détracteurs ! Car si après une chute sévère suivie par une certaine traversée du désert (« Spy kids 3D », « Shade », et même une apparition dans « Taxi 3 », hé ben...), Stallone a opéré un saisissant et remarquable retour en s’emparant de deux des héros qu’il créa, « Rocky Balboa » et « John Rambo » pour leur donner le final qu’ils méritaient. Maintenant, il rend un grand hommage à une certaine période du cinéma américain, qui domina le box-office du jour où « Rambo 2 » connut l’énorme succès qu’on sait. A partir de là, les « armoires à glace » enquillaient les films d’action avec frénésie, et aussi plus ou moins de bonheur, avec des valeurs sûres telles que Stallone bien sûr, mais aussi son concurrent direct, le gouverneur Arnold Schwarzenegger, Bruce Willis, et ceux qui arrivèrent derrière comme Jean-Claude Van Damme, Chuck Norris et Steven Seagal, et un peu plus loin, les moins connus comme Gary Daniels, Lorenzo Lamas, Jeff Speakman, etc... Mais comme toute mode, cela ne dura qu’un temps, et si les trois ténors réussirent encore à rester des valeurs sûres, les autres sombrèrent vite dans la série Z comme Seagal qui en plus joue les shérifs dans un bled américain quand il ne tourne pas. Et vu son gabarit de pachyderme, Aikido-man n’est plus, et il a même du mal à courir ! Bref, voici pour le petit historique, et maintenant, Sylvester Stallone en a réuni une bonne partie, pour une énorme série B qui explose à tout va, imparfaite certes, mais diablement jouissive, mettant côte à côte la vieille garde et la relève, cette dernière étant assurée en première ligne par Jet Li et surtout Jason Statham, peut-être le meilleur dans sa catégorie actuellement sur le marché, doublé en plus d’un très bon acteur (qu’on retrouvera bientôt dans le remake du « Flingueur », un des meilleurs rôles de Bronson en tueur à gages formant un élève). Tout cela dans un film qui refuse tout effet spécial, qui montre la sueur et le sang, bref un véritable retour trente ans en arrière !
Barney Ross (Stallone, 64 ans, la légende...) dirige un groupe de mercenaires, les Expendables, dans des missions à hauts risques où on ne souhaite que des types dans leur genre. Avec lui, un expert en couteaux (Statham), en arts martiaux (Li), en tout (Lundgren), et les autres (Randy Couture, Terry Crews). Leur existence est secrète mais on les trouve toujours pour les cas ultimes comme celui proposé par la CIA, infiltrer un petit pays d’Amérique du Sud, sous le joug d’un dictateur lui-même à la solde d’un ex-agent secret devenu trafiquant d’armes (Eric Roberts) et de son bras droit, Paine (Steve Austin, dont le très bon « Condamnés » vient de ressortir en Blu-ray, tiens !). Sauf que ce qui s’avérait juste un coup d’œil débouche sur une mission suicide que les Expendables vont accepter après avoir vu la lutte des habitants contre le pouvoir : parfois, même les mercenaires ont besoin de travailler pour une cause juste.
Une histoire basique pour un film d’action qui ne veut être rien d’autre qu’un film d’action qui permet à toutes ces grandes gueules à gros bras (sans oublier Mickey Rourke, l’ami, celui qui dit de Stallone qu’il est le seul à ne pas lui avoir tourné le dos quand il a été mis sur la touche... ) de distribuer des torgnolles, des bastos et d’étriper, mitrailler, briser tout ce qui constitue à leurs yeux le pire de la race humaine ! Il ne faut pas chercher dans « The Expendables » ce qui avait surpris dans « John Rambo » à savoir une relecture surprenante car réfléchie sur une icône d’un certain cinéma qui s’était peu à peu vulgarisée en super-soldat bodybuildé. Ici, les sales gueules sont légion, les muscles dominent tout pour un film qui n’est rien d’autre que ce qu’il veut être : un hommage à ceux qui étaient légion dans les années 80, avec un résultat final plus ambitieux et recherché quand même. Le film n’est cependant pas parfait, on sent des coupes franches pour concentrer le film sur son action, certains personnages n’ont pas le rôle qu’ils méritaient (Lundgren par exemple) mais dans l’ensemble, le but est atteint : on prend un pied monstrueux à retrouver ce cinéma, avec deux générations d’acteurs car c’est ce qu’ils sont, n’en déplaise aux aigris de service, qui n’hésitent pas à se jeter dans la mêlée pour mériter leur statut. Stallone leur fait plaisir, nous fait plaisir (aaah, l’apparition de Schwarzy : il nous manque l’Autrichien !), et franchement, ça fait du bien de retrouver un film pareil : du pur plaisir coupable !

St. THIELLEMENT



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