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  Sommaire - Interviews -  Jay Baruchel (L’apprenti sorcier)


Interview de Jay Baruchel (L’apprenti sorcier)
Par Marc Sessego

Dernier ajout : vendredi 13 août 2010

"Jay Baruchel (L’apprenti sorcier)"

L’apprenti sorcier
Entretien avec Jay Baruchel


SFMAG : A quoi le public peut-il s’attendre avec ce film ?

JB : A vivre une aventure complètement dingue ! Les gens vont adorer ce film parce que tout le monde y trouvera quelque chose qui lui plaira. Il y a des scènes de combat grandioses, des courses-poursuites incroyables, et c’est vraiment, vraiment très drôle. Le public sera surpris par l’humour du film. C’est ce qu’on fait de mieux en matière de gros blockbuster de l’été.

SFMAG : Pourriez-vous résumer l’histoire de L’APPRENTI SORCIER ?

JB : L’histoire se déroule à notre époque et raconte la bataille que se livrent des sorciers à Manhattan. Il y a deux camps, les Merliniens qui défendent le bien, et les Morganiens qui veulent détruire le monde. Leurs noms viennent des deux sorciers qui ont commencé cette bataille, Merlin et Morgane, les magiciens des légendes arthuriennes. Après la mort de Merlin, le personnage de Nicolas Cage, Balthazar Blake, a passé mille ans à chercher le Premier Merlinien, le sorcier qui héritera du pouvoir de Merlin et qui sauvera le monde. Son devoir est de lui enseigner la magie quand il l’aura trouvé.

SFMAG : Pourquoi avez-vous accepté ce rôle ?

JB : Quand j’ai lu le scénario, mon imagination s’est enflammée. Je suis un vrai geek : quand j’étais gamin, ce que je préférais c’était la télékinésie et tous les trucs dans le même genre. Ce qui m’a vraiment décidé, c’est quand j’ai découvert que Dave projetait des boules de plasma avec ses mains. Je me suis dit : « Des boules de plasma ? C’est géant ! Il faut absolument que je fasse ce film ! » C’est pour cela que j’ai accepté. J’aime aussi beaucoup le parcours de Dave dans le film. C’est une formidable histoire de héros. Je trouvais très excitant de jouer un geek, un type qui vit dans son monde, qui devient un héros avec qui il faut compter.

SFMAG : Dans L’APPRENTI SORCIER, votre personnage découvre qu’il a des pouvoirs magiques. Quel pouvoir aimeriez-vous posséder dans la vraie vie ?

JB : J’aimerais être invisible. Je déteste les gens qui me regardent fixement et je ne me sens pas très à l’aise dans la foule. Ce serait donc super de pouvoir disparaître, juste comme ça (Il claque des doigts). Ce serait vraiment génial.

SFMAG : Quelle relation entretiennent Balthazar Blake et Dave Stutler ?

JB : Balthazar est le maître et Dave est son élève. Dave pose un tas de questions et passe son temps à se plaindre. Il n’a pas du tout envie de devenir sorcier et est une source constante d’ennuis pour Balthazar.

SFMAG : Comment avez-vous travaillé avec le légendaire Nicolas Cage ?

JB : Tourner avec Nicolas Cage est de loin le truc le plus cool qui me soit arrivé dans ma carrière. Il fait ce dont il a envie et avance à son propre rythme, et c’est une chose que j’admire. C’est un modèle pour moi, c’est donc incroyable de me retrouver à jouer des scènes avec lui. Être à l’écran avec un acteur qui a autant d’envergure et de talent, c’est énorme. Jouer avec lui, c’est comme prendre des cours pour devenir une star ! Il est sur le devant de la scène mondiale depuis longtemps. C’était super de voir qu’on peut devenir une star tout en restant un type normal et poli qui parle à tout le monde avec beaucoup de gentillesse. Au-delà de ça, j’ai passé d’excellents moments avec lui. Il me fait beaucoup rire, et apparemment je l’amuse pas mal moi aussi.

SFMAG : Comment s’est passé le tournage avec Jon Turteltaub ?

JB : Très bien. Il y avait sur le plateau une atmosphère très positive et ouverte. Jon écoutait mes idées et me laissait apporter ma propre touche au personnage. Je me sentais vraiment honoré qu’il me laisse improviser et faire mes propres trucs sur un film aussi énorme. Jon est aussi un type très drôle ; même s’il fait des gros films d’action avec des histoires incroyables, il a une sensibilité de scénariste et de réalisateur de comédies. Il cherche toujours ce qui peut rendre une scène amusante.

SFMAG : On se sent comment quand on travaille pour un producteur aussi prolifique que Jerry Bruckheimer ?

JB : C’est très impressionnant. J’ai grandi en regardant tous ses films. Je me souviens quand je suis allé voir LES AILES DE L’ENFER avec mes amis, on devait avoir 15 ans. Tout le monde le connaît et sait de quoi il est capable. Il divertit le public depuis des années, et ses films sont toujours incroyables. Jouer dans l’un d’entre eux est forcément une expérience fantastique.

SFMAG : Les productions Jerry Bruckheimer sont synonymes de films d’action et d’aventure. C’est un genre nouveau pour vous...

JB : C’était une chance de faire ce dont j’ai toujours rêvé, comme projeter des boules de plasma avec les mains, tuer des monstres et embrasser la jolie fille. Au final, ce film reflète parfaitement ce que j’ai dans la tête depuis toujours ! (Rires)

SFMAG : Avez-vous trouvé difficile de jouer avec tous ces effets spéciaux ?

JB : Non, parce que j’ai beaucoup d’imagination, je suis souvent perdu dans mes rêves. Imaginer des dragons, des monstres et diverses choses bizarres, c’est ce que je fais tous les jours, la seule différence, c’était que j’étais payé pour le faire ! (Rires) Et puis nous avions entièrement confiance en notre superviseur des effets visuels, John Nelson. C’est un des meilleurs dans son domaine, il a même reçu un Oscar pour son travail sur GLADIATOR. Nous savions donc qu’il allait prendre soin de nous et que le résultat allait être sensationnel.

SFMAG : Teresa Palmer joue Becky Barnes, la fille dont Dave est amoureux dans le film. Pouvez-nous nous parler de cette beauté australienne ?

JB : Elle est fantastique. Nous sommes devenus très amis durant le tournage, c’était très sympa de travailler avec quelqu’un dont j’appréciais la compagnie. Becky est très gentille, douce, drôle et adorable. Elle rendait tout le monde heureux sur le plateau, et puis c’est une excellente actrice. Elle a tout pour réussir.

SFMAG : Vous avez aussi joué avec Monica Bellucci...

JB : Oui, j’ai eu cette chance. Elle a une présence très forte à l’écran ; travailler avec elle a été pour moi un véritable honneur. Elle est merveilleuse, et c’est probablement la plus belle femme de toute l’histoire de l’humanité. Je me souviens qu’une nuit pendant le tournage, Monica Bellucci et Teresa Palmer étaient toutes les deux sur le plateau. En les regardant, je me suis dit : « Voilà pourquoi je suis acteur ! » (Rires)

SFMAG : Croyez-vous à la magie ?

JB : Je pense que les films sont une forme de magie parce qu’ils font rêver les gens et les transportent dans d’autres mondes. Quand on se laisse emporter par un film, il se passe vraiment quelque chose de magique. Si nous avons fait notre travail correctement, les gens vont être entraînés dans ce monde magique pendant deux heures. Ils seront captivés et oublieront qu’ils sont dans une salle de cinéma, assis dans leur fauteuil.

SFMAG : Pourquoi les cinéastes ont-ils choisi de tourner L’APPRENTI SORCIER à New York ?

JB : Ce film est une lettre d’amour à New York. Si je me souviens bien, la première phrase du scénario était quelque chose comme « lever de soleil sur la ville la plus magique du monde ». Tous ceux qui sont allés à New York savent que c’est vrai. Nous avons tourné une course-poursuite sur Times Square et sur la Sixième Avenue. Nous sommes aussi allés à Battery Park, Chinatown et Wall Street. C’était vraiment spectaculaire. En regardant notre film, les gens vont être emportés dans une New York qu’ils vont reconnaître, mais qu’ils n’avaient jamais vraiment vue auparavant.

SFMAG : Les courses-poursuites infernales sont la marque de fabrique des films de Jerry Bruckheimer. Pouvez-vous nous parler de celle de L’APPRENTI SORCIER ?

JB : Oui, la course-poursuite est un incontournable des films de Bruckheimer. La voiture de Balthazar est une Rolls-Royce Phantom 1935. C’est difficile à imaginer, mais dans le film, Balthazar la transforme en McLaren Mercedes pour distancer le sorcier maléfique qui nous poursuit avec une Ferrari noire magnifique. Nous traversons à toute vitesse le centre de Manhattan un vendredi soir avec deux des plus belles et des plus rapides voitures du monde. La séquence est vraiment fabuleuse !

SFMAG : En plus des effets spéciaux incroyables, il y a aussi beaucoup d’humour visuel et de burlesque dans le film. Est-ce un genre d’humour que vous appréciez ?

JB : Oui beaucoup, c’est d’ailleurs pour cela que je suis devenu acteur. Après avoir trébuché et être tombé toute ma vie, je me suis dit qu’il fallait que je trouve un moyen d’être payé pour cela ! (Rires) Le burlesque est la forme de comédie la plus pure parce qu’elle n’a pas besoin d’être traduite. Elle n’est pas liée aux subtilités ou aux nuances du langage. Quelles que soient la langue ou la nationalité, tout le monde rit quand il voit un personnage tomber ou se faire botter les fesses. C’est pour cela que j’adore ça.

Marc Sessego / Andrée Cormier

Propos recueillis par Marc Sessego le 21 juillet 2010.
Sincères remerciements à Jay Baruchel ainsi qu’à Jean Baptiste Pean de l’agence Cartel.


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