SF Mag
     
Directeur : Alain Pelosato
Sommaires des anciens Nos
  
       ABONNEMENT - BOUTIQUE - FAITES UN DON
Sfmag No116
110
9
 
a
o
û
t
RETOUR à L'ACCUEIL
BD   CINE   COUV.   DOSSIERS   DVD   E-BOOKS  
HORS SERIES    INTERVIEWS   JEUX   LIVRES  
NOUVELLES   TV   Zbis   P. Dagon-A. Pelosato  
Encyclopédie de l'Imaginaire, plus de 16 000 articles
  Sommaire - DVD -  G - L -  Invictus (Id.) - Edition Blu-ray (France)
LIVRES-SF-FANTASTIQUE
Voir 89 livres sur le cinéma, romans, études, histoire, sociologie...
"Invictus (Id.) - Edition Blu-ray (France) "
de Clint Eastwood
 

Avec Morgan Freeman, Matt Damon. Tony Kgoroge, Patrick Mofokeng, Adjoa Andoh
Warner Home Vidéo

A l’heure où l’Afrique du Sud est à moins d’un mois d’avoir les projecteurs braqués sur elle via la Coupe du Monde de football, (re)voir « Invictus » s’avère encore plus passionnant. Déjà parce qu’il nous renvoie à une époque pas si vieille où cette terre de l’Apartheid vit son plus célèbre prisonnier sortir de sa prison au bout de 27 ans. Puis Nelson Mandela devint président, héritant d’un pays déchiré, meurtri par la haine raciale et une situation économique catastrophique. Et durant son mandat, Mandela réussit à faire bouger, voir changer les choses, entre autres avec la coupe du monde de rugby de 1995. Et quand on voit le film, on est galvanisé par l’impressionnant et colossal travail que fit Mandela pour arriver à transformer son pays, à devenir simplement le président de tous les habitants, tout cela au travers de cet évènement sportif. Si aujourd’hui, l’euphorie est retombée et le réveil assez dur, « Invictus » plonge dans une des périodes les plus riches et passionnantes de ce magnifique pays. Ceci sans complaisance ni hypocrisie, simplement comme cela a du se passer. N’en déplaise aux détracteurs...
En 1995, Nelson Mandela alors président de l’Afrique du Sud, a l’idée de fédérer son peuple derrière la coupe du monde de rugby. Il participe à la remontée en renommée de l’équipe du capitaine François Piennar et emmènera l’équipe jusqu’à la victoire, redonnant aux Springbok une renommée perdue depuis longtemps, et à l’Afrique du Sud l’espoir d’un nouveau départ...
A la base, le récit d’un journaliste présent à ce moment-là, et qui vit enfin son pays changer en bien. Même si Mandela était président, cela ne signifiait pas que tout allait bien, au contraire, la haine était vivace, la peur la gouvernant comme souvent. L’acteur Morgan Freeman découvrit l’œuvre, et participa à la mise en chantier du projet. Et comme ultime bonne idée, il proposa à Clint Eastwood de réaliser le film. Le résultat est à la fois une chronique nostalgique sur cette époque précise, un portrait de Nelson Mandela, magnifiquement campé par Morgan Freeman (jusqu’au moindre détail : voix, gestes, attitude...), dans le professionnel et un peu dans le personnel (difficiles relations avec sa fille, un thème récurrent chez Eastwood, étrangement...). Le tout servi par un excellent scénario simplement mis en scène et réalisé de façon quasi discrète mais ô combien adéquate par un Clint Eastwood parfaitement maître du sujet. A savoir qu’avec une telle histoire, il eut été facile de sombrer dans la grosse biographie pesante et lacrymale à la Richard Attenborough (remember « Gandhi »...). Ici, rien de tout cela. En même temps, la politique de Mandela est abordée conjointement à l’évènement sur lequel il mise beaucoup (voir la différence quand il rentre sur le stade la première fois, et quand il rentre au moment du match final), son courage est démontré, sa sagesse apparait à chaque acte, le pays (car comme le dit Eastwood dans les bonus, il était hors de question de tourner ailleurs que là-bas !) n’est pas oublié, le rugby restera réaliste et pas magnifié plus qu’il ne faut, bref si « Invictus » ne donnait pas envie au moment de sa sortie de crainte de tomber sur un énorme film historique bien indigeste (chose que laissait un peu craindre la bande-annonce, pas des meilleures...), plus on le revoit, meilleur il devient. Son édition Blu-ray, outre les évidentes qualités techniques d’un film récent (image magnifique, son étourdissant lors des matchs et du passage de l’avion !), recèle des bonus pas monumentaux mais à l’image du film : ni plus, ni moins, parfaits. Un Picture-In-Picture permet durant le visionnage d’en apprendre plus sur le film par rapport à la réalité, l’entretien entre Freeman et Mandela est un grand moment, et on a droit à une partie du grand documentaire présent dans le coffret Collector de trente films de Clint Eastwood, intitulé « The Eastwwod factor » qui donne méchamment envie de découvrir le reste (mais bon, on les a, ses films, alors l’achat du coffret juste pour ça, ben...). Et au final, vous tenez entre vos mains un chef-d’œuvre et un Blu-ray simplement indispensable dans toute Blu-raythèque section Clint Eastwood.

Note film : 10/10
Blu-ray : copie magnifique, format d’origine 1.85, image 16/9ème - Bonus : 8/10 : making-of via Picture-In-Picture, rencontre entre Nelson Mandela et Morgan Freeman, documentaire sur Clint Eastwood, l’entrainement de Matt Damon.
St. THIELLEMENT



Retour au sommaire