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  Sommaire - Films -  A - F -  Freddy contre Jason


"Freddy contre Jason" de Ronny Yu

Freddy contre Jason

Freddy contre Jason

Freddy contre Jason

Freddy contre Jason

Freddy contre Jason
 

Freddy contre Jason de Ronny Yu


Sortie le 29 octobre 2003


Réalisateur : Ronny Yu - Scénaristes : Damian Shannon et Mark Swift d’après les personnages de Wes Craven et Victor Miller


Avec :
Robert Englund (Freddy Krueger), Ken Kirzinger (Jason), Monica Keena (Lori), Jason Ritter (Will), Kelly Rowland (Kia), Katharine Isabelle (Gibb), Chris Marquette (Linderman), Brendan Fletcher (Mark), Tom Butler (Dr. Campbell), Lochlyn Munro (Adjoint Stubbs), Kyle Labine (Freeburg), Zack Ward (Bobby Davis), Paula Shaw (La mère de Jason), Gary Chalk (Sheriff)


L’époque des cauchemars sanglant à Elm Street est révolue. L’hypnocil, un psychotrope agissant sur le sommeil, a réglé depuis bien longtemps son compte au porteur des griffes de la nuit, prisonnier des enfers depuis que les gamins ne font plus de mauvais rêves.


Mais, son impuissance n’a d’égale que sa soif de vengeance, et le tueur au chapeau et pull rayé, tombé dans l’oubli après toutes ces années, trouve finalement une alternative à sa situation en pénétrant l’esprit (pour autant qu’il en ait un) de Jason Voorhees (Ken Kirzinger) le tueur à la machette enterré, mais pas tout à fait mort (mais ça on le savait déjà depuis « Jason X »), et l’amener à commettre un petit massacre en son nom.


Un plan machiavélique couronné de succès, puisque la police lui attribue immédiatement la tuerie et, se faisant, redonne « vie » au mythe de Freddy Krueger. Mais, Jason est désormais lancé. La jeune Lori Campbell (Monica Keena) et ses amis voient les morts violentes se multiplier autour d’eux.


Bientôt, la « collaboration » entre le tueur aux griffes d’acier et le boucher de Crystal Lake tourne à la compétition. Jason commence à pourfendre (il faut dire qu’il charcle à tour de bras tout au long du film) quiconque se trouvant à portée de machette, y compris les individus tombés sous l’emprise de Freddy. L’affrontement, tant attendu, devient alors inévitable.


Attendu de longue date par les slasher-maniaques, la rencontre entre les deux tueurs vedettes des années 80 (une période qui a décidément la cote) s’avère bien supérieure à ce que l’on pouvait à priori en espérer. Il faut dire que Sean S. Cunningham a pris son temps et n’a rien laissé au hasard.


En effet, loin de simplement vouloir cumuler les notoriétés de ces deux personnages emblématiques du cinéma d’horreur et de mélanger le tout en une bande plus ou moins digeste, le producteur de ce double retour et réalisateur du premier « Vendredi 13 » s’est attaché les services de deux jeunes scénaristes, Damian Shannon et Mark Swift, pour concocter une histoire capable de réunir les deux univers macabres sans bafouer les mythologies en place.


Résultat, un scénario plutôt malin qui permet à Ronny Yu (« La fiancée de Chucky », « Le 51ème état ») de nous replonger dans les sagas de ces deux saigneurs de l’horreur (le réalisateur se payant le luxe de retracer succinctement le parcours des deux monstres) et d’accoucher d’un film percutant où l’on retrouve pêle-mêle la perversion onirique des griffes de la nuit et la violence crue teintée d’érotisme (enfin, quelques jeunes filles dénudées à fortes poitrines) des vendredi 13.


Bref, si l’issu du combat n’est finalement qu’accessoire (un combat à mort entre deux entités immortelles ne pouvant mener qu’à une conclusion toute relative), la mise en scène particulièrement affûtée de Ronny Yu devrait amuser les fans et séduire les néophytes amateurs de pellicules à forte teneur en hémoglobine. Les autres, peut-être vaut-il mieux passer votre chemin.


Bruno Paul



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