SF Mag
     
Directeur : Alain Pelosato
Sommaires des anciens Nos
  
       ABONNEMENT - BOUTIQUE - FAITES UN DON
Sfmag No111
110
2
3
 
a
v
r
i
l
RETOUR à L'ACCUEIL
BD   CINE   COUV.   DOSSIERS   DVD   E-BOOKS  
HORS SERIES    INTERVIEWS   JEUX   LIVRES  
NOUVELLES   TV   Zbis   P. Dagon-A. Pelosato  
Encyclopédie de l'Imaginaire, plus de 13 000 articles
  Sommaire - DVD -  S à Z -  Train (Id.) - Edition Blu-ray (France) - Inédit


"Train (Id.) - Edition Blu-ray (France) - Inédit "
de De Gideon Raff
 

Avec Thora Birch, Gideon Emery, Kavan Reece, Gloria Votsis, Koyna Ruseva
FPE Vidéo

Depuis « Hostel 1 & 2 », le genre du « torture-porn » n’en finit plus d’alimenter les rayons des vidéo-clubs, pour le pire... Et souvent le pire. Car, soyons honnêtes, à part les « Hostel » (et surtout le second volet, bien meilleur), et « Paradise lost » (aka « Turistas »), tous les démarquages qui suivirent souvent en DTV ne valent pas tripette. Donc, la recette est simple, c’est un peu du « Catégory 3 » (ces faux snuff-movies venus d’Asie) combiné à la sauce européenne, à savoir des touristes, souvent jeunes de préférence, qui atterrissent dans un pays étranger et se font embarquer pour un ultime voyage en enfer ou ils seront torturés (en gros plans si possible), mutilés, j’en passe et des pires encore ! Autant les deux « Hostel » et « Turistas » ont un petit message derrière (le pouvoir de l’argent, les déviances du Net, le trafic d’organes), autant toutes les pâles copies ne font que dans l’horreur pure, racoleuse au premier degré. Bref, aucun intérêt. « Train » est au-dessus de ces séries Z. Mais en dessous des trois « bons » cités en exemple...
Membres de l’équipe de lutte américaine, Alex, Claire, Todd & Sheldon sont en compétition en Europe. La veille de leur départ pour un nouveau tournoi à Odessa, ils sortent en ville accompagnés de leur soigneur. Mais la soirée se passe mal, et ils ratent leur train le lendemain matin. Accueillis froidement par leur coach, ils arrivent à trouver un autre train sur les conseils d’une belle femme blonde. Une fois dedans, ils côtoient des voyageurs locaux plus pauvres que riches et parfois malades. Alors que le voyage s’enfonce dans la nuit, Todd sera le premier à découvrir les abominables secrets de ce train qui sera pour eux un aller direct pour l’enfer avant que la mort ne les en délivre...
A la base, « Train » devait être le remake du « Monstre du train » de Roger Spottiswoode, un slasher de très bon niveau avec Jamie Lee Curtis aux prises avec un psychopathe qui trucide tous ses copains lors d’une fête de fin d’année dans un train, où tout le monde est déguisé, le tueur endossant en plus le masque et le costume de sa dernière victime, ce qui n’est pas simple pour deviner son identité. Suite à pas mal de problèmes, le film s’est transformé en ce « Train », surfant donc sur la vague des succès du « torture porn ». Plutôt soigné, avec des effets gores très réussis (limite supportable parfois, c’est dire !), le film pêche cependant par un scénario simpliste et crétin quant il prend comme victimes les jeunes crétins habituels, ici en l’occurrence un groupe de sportifs. Par contre, il devient plus recherché que la moyenne quand il dévoile le secret qu’abrite ce train. Mais ce n’est pas encore là que « Train » mérite de sortir du lot. Non. Là où le film gagne en intérêt, c’est avec tout l’arrière-plan : tourné dans des pays d’Europe de l’Est, de nouveau, on fait passer certains autochtones pour des tarés profonds, de pauvres hères ou des psychopathes dégénérés graves. Au bout d’un moment, la publicité faite pour ces endroits commence à titiller l’imagination, et on n’est guère prêts à y mettre les pieds. Le pire étant ces soldats attendant une enveloppe financière pour laisser passer le train, laquelle se révèle insuffisante. Alors, on leur donne en « bonus » une jeune touriste mutilée (on lui a coupé la jambe à partir du genou) pour qu’ils s’amusent avec... Avec ces séquences bien plus dérangeantes que les pires scènes gores du film, « Train » gagne des points dans le malsain qu’il cherche à générer. Ce qui n’en fait pas pour autant un très bon film. Mais dans son genre, ce sont ces éléments qui le différencient de tous ces ersatz plus nuls et pourris les uns que les autres. Côté Blu-ray, une copie nickel, parfaite, qu’aucun bonus (mais vraiment aucun) ne vient gêner. Mais bon, quand on connaît les centaines d’excellents films qui attendent une seconde vie en Blu-ray, et qu’un film comme « Train » y a directement droit, on peut légitimement se dire, comme Shakespeare l’écrivit si bien, qu’il y a bien quelque chose de pourri au royaume du Danemark...

Film : 4/10
Blu-ray : copie excellente, format d’origine 1.85, image 16/9ème compatible 4/3 - Bonus : 0/10 : nada de chez nada !

St. THIELLEMENT



Retour au sommaire