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  Sommaire - Films -  S - Z -  SAW 6


"SAW 6 " de Kevin Greutert

 

Avec : Tobin Bell, Costas Mandylor, Betsy Russell, Mark Rolston, Peter Outerbridge.
Distribué par Metropolitan Filmexport.
90 mn.
Sortie le 4 Novembre 2009.

Note : 1/10.

Et c’est reparti pour un tour, sauf que ce coup-ci, on peut plaisanter avec le titre, du moins en France (« Saucisse ») et que l’an prochain, on fera de même avec le septième volet (« Saucette », z’ai un seveu sur la langue !!!). Ben oui, faut bien commencer par quelque chose, et vu que tout nouveau « Saw » n’apporte absolument rien de plus aux autres volets d’une franchise parmi les plus pauvres qui soient, et qui n’a vu qu’un bon film dans sa saga, à savoir celui par lequel tout a commencé, le seul, l’unique « Saw » de James Wan. Mais vu que ce dernier a rapporté cent fois plus que son budget, on demanda aux scénaristes de tirer quelques idées de meurtres bien tordus et parmi les plus abominables qui soient pour « égayer » des scénarios de séquelles qui tiennent sur une feuille de papier cigarette, et encore, sur la tranche !
Donc, on retrouve les personnages principaux des volets précédents, surtout l’un d’eux, présent depuis le début, à savoir Jigsaw, ce malade en phase terminale d’un cancer qui décida de punir celles et ceux qui ne se rendaient pas compte de la chance qu’ils avaient. Au fur et à mesure des épisodes, Jigsaw finit par passer l’arme à gauche mais la relève est assurée par des apprentis aux motivations encore plus tirées par les cheveux et liées plus ou moins loin à Jigsaw. Et ce sixième opus ne fait que suivre ce qui a été mis en place depuis le second à savoir un instigateur de meurtres, des victimes plus ou moins coupables, et des meurtres plus cruels les uns que les autres. Sauf qu’enfin, le public se lasse, et ce film ne retrouve plus les faveurs du box-office comme avant. Car, tout en ne dévoilant rien du tout sinon il n’y a plus aucune raison de se déplacer pour voir le film (déjà, qu’à la base, faut se motiver, hein...), c’est de plus en plus mal joué (Costas Mandylor ne cesse de faire la moue), excessivement mal écrit, et d’un inintérêt prodigieux. Les ficelles scénaristiques sont énormes et d’une finesse de pachyderme (le numéro de Jigsaw dans le cabinet du médecin, alors qu’il sait qu’il a le cancer, mérite un prix pour son comique involontaire !), et même ce qui faisait l’attrait minimal des précédents opus, les mises à mort donc, sombrent dans l’ennui et le ridicule. Alors, si, ce « Saw 6 » se démarque un tantinet des autres (une bonne fois pour toutes : cela n’inclut pas le premier « Saw » qui lui est une référence dans le genre, même si le résultat final est loin d’être parfait) par une mise en scène moins catastrophique, insupportable, exécrable (faites votre choix !). Monteur sur certains des précédents volets, Kevin Greutert arrive à prendre son temps pour assurer un minimum de technique digne de ce nom, s’éloignant du style plus que nul de Darren Lynn Bouseman, réalisateur des « Saw 2 » « Saw 3 » & « Saw 4 », plus mauvais les uns que les autres. Et du coup, « Saw 6 » peut se targuer de se hisser un peu plus haut que les autres grâce à lui, sans toutefois n’être rien d’autre qu’un chiffre adjoint à un titre, initialement de référence. Aujourd’hui servant simplement à des fins purement financières sans souci d’autre chose, « Saw » se voit donc de plus en plus tirer vers le bas qualitativement, et pour la première fois, commercialement aussi. Mais qu’on se rassure, ce n’est pas fini, il en reste encore quelques volets en instance de sortie car c’est à l’image du personnage principal : increvable. On l’a déjà dit pour les précédents, revoyez plutôt le premier, oubliez toutes ces séquelles.

St. THIELLEMENT



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