SF Mag
     
Directeur : Alain Pelosato
Sommaires des anciens Nos
  
       ABONNEMENT - BOUTIQUE - FAITES UN DON
Sfmag No111
110
2
3
 
a
v
r
i
l
RETOUR à L'ACCUEIL
BD   CINE   COUV.   DOSSIERS   DVD   E-BOOKS  
HORS SERIES    INTERVIEWS   JEUX   LIVRES  
NOUVELLES   TV   Zbis   P. Dagon-A. Pelosato  
Encyclopédie de l'Imaginaire, plus de 13 000 articles
  Sommaire - DVD -  S à Z -  Van Helsing (Id.) - Edition Blu-ray (France)


"Van Helsing (Id.) - Edition Blu-ray (France) "
de Stephen Sommers
 

Avec Hugh Jackman, Kate Beckinsale, Richard Roxburgh, Will Kemp, David Wenham.
Universal Vidéo

A l’aube de la sortie de son nouveau film (son « G.I. Joe, le réveil du Cobra », adapté du célèbre dessin animé, qui semble monumentalement impressionnant, mais bon, on verra ça cet été...), revoir aujourd’hui le film le plus mal aimé de Sommers peut de prime abord rebuter. Mais une fois lancé, via son support Blu-ray (au passage, la copie HD-DVD était déjà excellente, la Blu-ray est du même acabit), on se laisse happer par ce maelström de folies fantastiques, un mélange de tous ces grands monstres qui firent la gloire de la compagnie Universal à une certaine période du 7ème Art, concocté par un vrai fan qui en même temps s’est laissé complètement déborder par son imagination et sa démesure. Bourré d’ellipses, de lacunes, de faux-raccords, j’en passe et des meilleures, « Van Helsing » s’en sort quand même via une action débridée, l’interprétation de Hugh Jackman (même meilleur que dans « Australia », si, si !) et surtout une « production design » absolument splendide à savoir des décors tout bonnement parmi les plus beaux vus dans une telle production. Et à cette nouvelle vision, on réévalue une œuvre certes malade de par ses excès non mais qui se révèle très (et trop donc) riche pour quand même satisfaire le fan du genre. Aussi incroyable que cela puisse paraitre, « Van Helsing » vieillit bien...
Célèbre chasseur de monstres de tous poils, agissant plutôt dans l’ombre et ne bénéficiant jamais de la reconnaissance de ses pairs pour les services rendus, Van Helsing vient juste de mettre hors d’état de nuire Mr Hyde à Paris. Rappelé au Vatican par ses « employeurs », on lui octroie la mission la plus dangereuse de sa carrière : mettre hors d’état de nuire le comte Dracula qui tenterait de créer une armée de monstres pour prendre le pouvoir sur l’humanité. Se rendant sur place, Van Helsing va y rencontrer des loups-garous, le monstre de Frankenstein, des vampires comme il n’en a jamais vu, découvrir aussi le secret de ses origines et y trouver le seul amour de sa vie...
Bon, comme il a déjà été dit, la première fois qu’on découvre le film de Stephen Sommers, réalisateur anodin à l’époque de son « Livre de la jungle » en live (avec Jason Scott-Lee en Mowgli, pas mal mais juste une fois, hein !) avant d’éclater avec le très fun « Un cri dans l’océan » et son monstre attaquant un paquebot, et surtout en signant le retour de la grande aventure, genre qui faisait défaut depuis la fin des aventures d’Indiana Jones (et que ne réussit nullement le quatrième opus...), avec « La momie » que suivit plus mollement mais quand même bien « Le retour de la momie » (et on oublie le troisième, qu’il ne signa pas, heureusement pour sa notoriété !), hé bien la première fois qu’on découvre « Van Helsing », on en sort exténué et limite en colère : un rythme effréné, une narration qui aligne tout le bestiaire du fantastique « made by Universal » pour le meilleur (le prologue avec Hyde, le monstre de Frankenstein) et souvent pour le pire, surtout en ce qui concerne un Dracula qu’incarne l’australien Richard Roxburgh avec un énorme handicap pour nous français : il ressemble physiquement comme deux gouttes d’eau à Christian Clavier !!! Sans oublier un scénario qui tente de tout mettre dans un seul film, qui n’y arrive pas et qui coupe à la tronçonneuse dans ce qui semble de trop. Le résultat desservira le film, dont la carrière ne cassera pas vraiment la baraque, sauf en vidéo. Et malgré tout ça, on ne peut pas détester le film : on y sent quand même un amour du genre, mal remis au(x) goût(s) du jour. Seule réelle et énorme qualité du film : des décors fabuleux, magnifiques, complètement dans l’esprit du film. Quelques années plus tard, après une pléiade d’énormes navets de tous poils, on revoit « Van Helsing » via le Blu-ray : techniquement, la copie est simplement somptueuse, magnifique, rendant justice au travail de toute une équipe technique vouée au design du film. Ensuite, même si le film reste lourd et mutilé en bien des points, il se laisse bien mieux voir que la première fois. Bon, Dracula ressemble toujours à l’autre bouffon, ça on n’y peut rien ! Mais autrement, c’est un spectacle débridé, énorme, ambitieux, fou, drôle, parfois impressionnant. Bref, le film gagne à être revu. Question bonus, ce sont les mêmes que ceux de l’édition DVD Collector, et dans l’ensemble, c’est à la hauteur du reste. Un conseil : écoutez par moments le commentaire audio de Sommers, il vaut son pesant de cacahuètes, et en même temps, il témoigne de l’amour de Sommers pour son bestiaire. Sinon, il faut voir le making-of de la scène du bal, les monstres, et même le bêtisier, bref quasiment tout. Ca prend quelques deux heures bien tassées, mais fort bien remplis. Et au final, vous verrez : vous lui trouverez une bonne place dans votre Bluraythèque à ce « Van Helsing » maudit !

Note film : 7/10
Blu-ray : copie magnifique, format d’origine 1.85, image 16/9ème - Bonus : 10/10 : making-of - documentaires sur Van Helsing, la scène du bal, la musique, les monstres - commentaire audio de S. Sommers & du producteur, commentaire audio des acteurs.

St. THIELLEMENT



Retour au sommaire