SF Mag
     
Directeur : Alain Pelosato
Sommaires des anciens Nos
  
       ABONNEMENT - BOUTIQUE - FAITES UN DON
Sfmag No108
108
2
2
 
j
u
i
l
l
e
t
RETOUR à L'ACCUEIL
BD   CINE   COUV.   DOSSIERS   DVD   E-BOOKS  
HORS SERIES    INTERVIEWS   JEUX   LIVRES  
NOUVELLES   TV   Zbis   PD-AP  
Encyclopédie de l'Imaginaire, plus de 13 000 articles
  Sommaire - Films -  A - F -  17 ans encore (17 Again)


"17 ans encore (17 Again) " de Burr Steers

 

Scén. : Jason Filardi
Avec : Zac Efron, Leslie Mann, Matthew Perry, Thomas Lennon.
Distribué par Metropolitan Filmexport
100 mn
Sortie le 22 Avril 2009

Note : 7/10

Le film par excellence qui ne motive guère : une affiche passe-partout avec un bellâtre tout juste sorti de la puberté, un sujet déjà vu et jamais en bien (« Freaky Friday » avec Jamie Lee Curtis ou, pire encore, « 30 ans sinon rien » avec Jennifer Garner) et c’est tout. Donc, c’est avec méfiance qu’on y va et... Qu’au final, il se trouve que « 17 ans encore » est une comédie plus fine qu’on ne le pensait, vraiment drôle et surtout, complètement portée sur ses jeunes épaules par Zac Efron.
En 1989, Mike O’Donnell était la star de son lycée au travers du basket qu’il pratiquait comme un dieu. Le jour où un sélectionneur vint à un match pour repérer d’éventuels champions, Mike apprit de la bouche de Scarlet, qu’il allait être père. Il laissa tout tomber pour assumer ce nouveau grand rôle. Vingt ans plus tard, Mike est un loser dans son boulot il vient en plus de se faire virer, sa femme le plaque et ses deux enfants l’ignorent totalement. Par nostalgie (donc il a passé sa vie dans sa ville...), il va se promener dans les couloirs vides de son lycée. Vides ? Pas vraiment, un vieil homme mystérieux lui demande si il n’aurait pas envie de revenir vingt ans en arrière. Et dans la nuit, sur le chemin du retour, un évènement étrange le frappe. Quand il rentre chez lui, il hurle en voyant dans le miroir son visage : Mike est redevenu le Mike de 17 ans. D’abord inquiet, il va prendre conseil auprès de son vieil et excentrique ami Ned. Puis au fur et à mesure, Mike apprécie ce retour en arrière. Seul hic : il est dans le même lycée que ses enfants, et il va les découvrir comme jamais il ne les avait connus. Pour lui, pour eux, beaucoup de choses vont changer...
On aurait pu avoir une comédie lourdingue sur les quiproquos d’une telle situation, on a plus une comédie qui rappelle l’univers de John Hughes des années 80. En entrant dans la peau d’un adolescent de 17 ans, lui-même en plus, Mike va surtout faire connaissance avec ses enfants parce que pour la première fois, il a la chance de pouvoir les voir, les écouter et les aider. Et de ce fait, il va prendre conscience qu’il vivait pendant toutes ces années dans un passé qu’il idéalisait suite à l’échec de ce qu’il voulait vraiment faire, passant complètement à côté de vingt années de sa vie parmi les plus importantes qui soient. Pour faire exister un tel personnage et une telle histoire, Zac Efron constitue la révélation du film : on sent vraiment un homme dans la peau d’un adolescent. Jamais il n’oublie le détail qui ferait tout chavirer, Efron joue jusqu’au bout l’invraisemblable vérité avec une justesse parfaite. A côté de lui, un sidekick à mourir de rire, un geek fan de Star trek, de jeux vidéo, du monde de Tolkien, bref une sorte de gosse dans un corps d’adulte. De la rencontre de ces personnages, des situations qui vont découler de la plus inconcevable des plongées dans la quatrième dimension, il en ressort une comédie surprenante, bien écrite, drôle, touchante, réaliste, sur deux univers, celui des enfants petits et grands, et celui des adultes, celui du passé et celui du présent. Bon, tout n’est pas parfait, on a droit à un passage un peu moralisateur (la leçon de sexe en classe, à moins que cela ne soit que du troisième degré...), quelques clichés sortent de temps en temps mais dans son ensemble, « 17 ans encore » s’avère une très bonne surprise, bien mieux traitée que d’autres, avec en plus de l’aspect comédie, un regard juste porté sur certaines choses. Alors, peut-être que certains « jeunes et vieux » trouveront ça débile, mais pour d’autres, ce ne sera pas le cas, cette comédie aura même très bon goût pour eux. C’est peut-être même la meilleure du genre vue depuis longtemps, très longtemps...

St. THIELLEMENT



Retour au sommaire