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  Sommaire - Films -  S - Z -  The Punisher


"The Punisher" de Jonathan Hensleigh

Jour

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Punisher

Punisher
 

The Punisher de Jonathan Hensleigh


Thomas Jane, John Travolta, Rebecca Romijn, Laura Elena Harring, Will Patton ...


Première réalisation du scénariste Jonathan Hensleigh qui fut l’un des grands collaborateurs des films de Jerry Bruckheimer (Armageddon, the rock, etc..), "The Punisher" marque ses débuts derrière la camera avec à ses côtés, pour l’épauler, le producteur Gale Anne Hurd tout juste sorti de "Hulk".


"The Punisher" se veut résolument d’un ton "vrai" et extrêmement violent tout comme la bande dessinée du même nom. Ce n’est ni bon ni mauvais car le film ne laisse personne indifférent, on le hait ou on le déteste car il pose de nombreux problèmes d’éthique et une montagne de questions d’ordre moral. C’est vous dire que son sujet soulèvera bon nombre de discussions.


Frank Castle (Thomas Jane) est un agent du FBI dont la femme, le fils et toute la famille ont été assassinés - sous ses yeux - par un important chef de la Mafia Howard Saint (John Travolta) qui le rend responsable de la mort de son propre fils. Laissé pour mort et après des mois de soins, il décide de se venger ou plutôt "de punir" les coupables de ce carnage.


N’allez pas voir "The Punisher" avec l’idée de vous divertir pendant 2 heures car c’est un véritable coup de point cinématographique qui en choquera plus d’un. Certes, dès les premières images, on est dans la bande dessinée et l’on se demande s’il est bon parfois de transposer certaines oeuvres à l’écran. "The Punisher" est très noir, très malsain, très "méchant" mais aussi quelque part fascinant. Peut-être que chacun de nous réagirait de la manière dont Frank Castle le fait si on était plongé dans un tel cauchemar. Et l’on ne peut que se poser tout un tas de questions auxquelles il est difficile d’apporter des réponses.


Le film est en lui même une bonne mais très dure adaptation du célèbre personnage et on ne peut que féliciter Tom Jane de s’être littéralement fondu dans le personnage. il habite "Punisher/Frank Castle" de la démarche au physique, comme s’il l’avait calqué du papier. A ses côtés John Travolta toujours époustouflant dans les rôles de crapules à la classe déconcertante, on retrouve également plusieurs têtes telles Rebecca Romijn Stamos(X- Men) superbement enlaidie pour une fois dans un rôle d’ancienne droguée tout en nuance, une apparition courte mais délicieuse du grand Roy Scheider (Les dents de la mer), Lara Harring (Mulholland Drive) en femme fatale et Will Patton (Sens Unique), un habitué des seconds rôles au talent écrasant. A ceci s’ajoute un script très complexe psychologiquement ou beaucoup de thèmes tels que l’amour, la haine, la trahison, sont menés de plein front et certes le film fait beaucoup réfléchir, Certaines scènes pourraient même en être insupportables à plus d’un.


Hensleigh utilise cependant sa camera comme dans un grand film d’action et il faut préciser que la plupart des cascades ont été réalisées par Tom Jane lui même ce qui donne parfois un côté ultra réaliste et aussi hyper violent. Que ce soit dans les courses de voitures ou les explosions, quasiment aucun effet par ordinateur ne fut employé pour un résultat le plus réel et choc possible.


C’est donc une adaptation fidèle de la bande dessinée à laquelle on assiste.


Maintenant la grande question/débat reste ouverte : Les films tels "The Punisher" avec tout ce qu’ils montrent et les histoires/thèmes qui s’en dégagent peuvent ils être considérés comme des spectacles de divertissement ou une glorification d’une violence déjà trop présente dans notre monde ? Il est vrai que l’Europe a plus tendance à montrer le sexe et la nudité à l’écran, que les têtes qui sautent et les viscères. Quel est le mieux je ne sais pas, mais depuis très longtemps il existe un dicton " Faites l’amour, pas la guerre" ? ...A vous d’en juger mais à réserver à un public très averti.


Marc Sessego






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