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  Sommaire - Films -  S - Z -  The Square


"The Square " de Nash Edgerton

 

Réal. & scénariste : Nash Edgerton
Co-scénariste : Matthew Dabner
Avec : David Roberts, Claire Van Der Boom, Joel Edgerton & Anthony Hayes.
Distribué par La Fabrique de Films.
105 mn.
Sortie le 21 Janvier 2009.

Note : 7/10.

Comme ça, là, de prime abord, « The Square » possède déjà deux qualités qui peuvent justifier sa vision : c’est un polar noir et c’est australien. Maintenant, on peut aussi se planter...
Ray est un entrepreneur de travaux publics à la vie privée assez banale ; sa rencontre avec la femme de son voisin, la très attirante Carla, lui redonne un certain goût à la vie. Mais Carla veut aussi sortir de son quotidien régenté par les activités douteuses de son mari et ses réunions quasi journalières avec ses copains. Ray lui promet de bientôt quitter sa femme sans jamais vraiment se décider. Jusqu’à ce jour où Carla surprend son mari cachant un magot dans leur grenier. Elle en parle à Ray, lui soumet son plan, le pousse à l’accepter sous peine de rupture ferme et définitive. Et comme Ray ne peut plus se passer de ses ébats passionnés avec Carla... Le plan est simple (note : un plan est toujours simple, c’est après que ça se corse, on le sait bien nous qu’on a vu des centaines de polars noirs passionnels avec du fric à la clef que ça foire souvent mais bon, laissons les croire...) : quand son mari s’absente, Carla fauche le fric, et un type embauché par Ray incendie la maison faisant croire à un accident domestique. Sauf que la maison n’était pas vide, sauf que les soupçons du mari ciblent son plus proche entourage, sauf que Ray s’embourbe dans les emmerdes entre ce plan simple et une escroquerie liée à son chantier en cours...
En gros, plus ça va, pire ça va. Mené avec une certaine dextérité, le récit plonge de plus en plus vers une issue fatale assez extrême où on ne sait plus quoi penser de ce que chacun va faire pour tenter de s’en sortir : toute tentative amorce un pas supplémentaire en enfer ! Tout cela en se focalisant sur un personnage de loser annoncé, Ray, campé par un acteur qui lui donne une tronche de Droopy pessimiste qui a le simple tort d’être un peu « too much » par rapport aux évènements qui le frappent. C’est simple, dès qu’il se lève le matin, Ray devrait simplement penser à vivre normalement et banalement, sous peine de déclencher une série de catastrophes qui vont définitivement ruiner son existence ! Ces excès nuisent parfois un peu à l’ensemble du film, par ailleurs plus réussi dans le cadre de son contexte, un milieu de travaux publics déjà assez corrompu où un simple chantier de construction, et plus exactement un carré de béton, représente la métaphore du théâtre des évènements fatals qui vont s’abattre sur chaque protagoniste. Dans le genre, les mètre-étalons demeurent ces petits chefs-d‘œuvre que sont « Blood simple » et « Fargo » des frères Coen. « The square » n’a pas leur maitrise formelle, pêche parfois par trop d’excès, mais se rattrape par une mise en scène et un scénario autrement assez bien tordu pour en faire un bon polar noir « made in Australia ».

St. THIELLEMENT



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