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  Sommaire - Films -  S - Z -  SAW 5


"SAW 5 " de David Hackl

 

Avec : Tobin Bell, Costas Mandylor, Betsy Russell, Scott Patterson.
Distribué par Metropolitan Filmexport.
90 mn.
Sortie le 5 Novembre 2007.

Note : 0/10.

C’est affligeant de voir un tel manque d’inspiration, parfois, dans les films. Mais à ce jeu-là, la franchise « Saw » fait très fort : chaque séquelle présente de moins en moins d’intérêt, mais à chaque fois, le box-office fait la fête au petit dernier. Si vous vous reportez à la chronique de « Saw 4 » sur ce même site, vous verrez déjà combien le film était remarquablement dénué de tout intérêt exception faite de meurtres complètement barrés, tellement barrés qu’ils en devenaient absolument invraisemblables. Mais la marque de fabrique de « Saw », du moins depuis sa première séquelle, étant ces atrocités perpétrées sous couvert d’une obscure raison liée à une justice ultime, le contrat était, et est toujours, rempli. Sauf que sans histoire, sans scénario digne de ce nom, sans un minimum de quelque chose justifiant ces séquences purement « grand-guignolesquement sadique », on n’avance en rien, on régresse, et on se désintéresse du film dans son intégralité. Quelque chose vécu maintenant depuis quelques années au travers de la franchise « Saw », dont seul l’original mérite sa place au panthéon des meilleurs films d’horreur de ces dernières années. Mais à force de voir ces ineptes séquelles, on risque peut-être d’être même dégoûté du premier film de James Wan (qui a depuis signé les excellents « Dead silence » et « Death sentence »). Après vérification (après avoir supporté ce cinquième opus), il n’en est rien : « Saw », le premier, l’unique, le seul, conserve toute sa force démoniaque et cauchemardesque. Ce qui n’est à aucun moment, même pas une seconde, le cas de « Saw 5 ».
Hoffman, le flic ayant pris la relève de Jigsaw dans « Saw 4 », risque de voir son secret dévoilé. Aussi doit-il se montrer encore plus démoniaque pour piéger ceux qui le traquent tout en gardant pour lui son innocence extérieure. En même temps, de multiples flashs-backs révèleront que l’implication d’Hoffman semble dater de bien plus loin qu’on ne le pensait.
Mais qu’est-ce qu’on s’en fout ! C’est simple, ça devient complètement ridicule. A force de réchauffer un peu toujours le même canevas, les producteurs ont eu cette fois l’idée de faire revenir Jigsaw (qui rappelons-le, est en phase archi-terminale d’un cancer ultra violent !) via tout ce qui s’est passé depuis le début et auquel serait mêlé Hoffman. Est-ce une révélation que d’énoncer cela ? Non, absolument pas, tout le monde s’en tape le coquillard à un point qu’on approche de l’infini total, et chaque spectateur est surtout là pour voir de nouveaux défis sanguinolents, les plus tordus et extravagants qui soient. Mais comme il est dit précédemment, sans rien derrière, même cela a raison du plus malade des fans. Toujours réalisé par un novice pensant qu’une mise en scène version Parkinson peut donner une identité inédite et traumatisante à un film (ici, un ancien chef décorateur sur les autres volets, qui remplace l’exécrable Darren Lynn Bousman pour un résultat quasi identique !), « Saw 5 » est du niveau des trois autres séquelles, à savoir d’une rare nullité. Ce sont des choses qu’on dit rarement dans une critique mais là, à force d’insister lourdement, il n’y a plus d’autre alternative. En même temps, sachez que vous risquez aussi d’avoir lu en avant-première la critique de « Saw 6 » et « Saw 7 », puisque il a toujours été dit qu’ils iraient jusqu’au septième. Tant que l’usine à billets fonctionne, ils auraient tort de se priver...

St. THIELLEMENT



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