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  Sommaire - DVD -  S à Z -  Simetierre


"Simetierre"
de Mary Lambert

Simetierre de Mary Lambert



9/10


Denise Crosby, Dale Midkiff...


Si on doit se souvenir de Mary Lambert, ce sera avec Simetierre, certainement une des meilleures adaptations d’un roman de Stephen King (dont il signa d’ailleurs le scénario). Mélange parfait d’horreur et de terreur glaciale, Simetierre est une des réussites majeures du genre qui n’a rien perdu de son efficacité même après 13 ans.


Louis Creed vient de s’installer avec sa famille dans une maison perdue au fin fond d’une bourgade de Nouvelle-Angleterre. À proximité, un cimetière d’animaux domestiques érigé par les enfants, un autre appartenant aux Indiens Micmac à la réputation maléfique, et une nationale sur laquelle roulent à tombeau ouvert des camions se dirigeant vers Chicago. C’est le chat qui se fait écraser en premier. Un voisin révèle à Louis qu’en l’enterrant dans la terre indienne, il pourrait revenir. Et c’est ce qui se passe. Et quand Gage, son jeune enfant meurt à son tour, Louis l’emmène aussi là-bas, sans se douter qu’il va réveiller l’enfer.


La force du film, c’est d’avoir su retranscrire toute l’angoisse que fait naître une action contre-nature, à savoir ressusciter un mort. Dès le début, Mary Lambert et Stephen King installent des détails qui mettent en garde, donc mal à l’aise. Et quand Louis, qui est médecin, commet l’irréparable, il va à l’encontre de nombreux principes et fait basculer son quotidien dans l’épouvante. L’amour est une histoire de vivants ; les morts, eux, n’ont plus rien à partager. Au fur et à mesure qu’avance le récit, au fur et à mesure que Louis transgresse toutes ces lois naturelles, la tension monte, la peur s’installe et l’on retient un cri qui ne sort qu’avec une ultime image d’épouvante.


Et force est de constater que tout cela est mené de main de maître par la réalisatrice et son scénariste en parfaite osmose, faisant du film un modèle du genre. On garde longtemps le goût de la peur après le mot fin, chose rare dans le domaine, mais dont peut s’enorgueillir Simetierre. Hélas, cette édition DVD fait dans le strict minimum absolu puisqu’il n’y a même pas de bande-annonce en bonus... Dommage pour un film qui restera, insistons, le chef-d’œuvre de Mary Lambert. Un chef-d’œuvre dont elle peut être fière.



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