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  Sommaire - Films -  S - Z -  WALL-E


"WALL-E " de Andrew Stanton

 

Sortie en France 30 juillet 2008

Pixar est désormais connu pour nous offrir les films d’animation les meilleurs qu’on puisse trouver et, avec leur petit dernier Wall-E ils ne manquent pas à la règle. C’est sans doute même, techniquement parlant, leur meilleur en qualité et réalisme. Ce n’est plus un dessin animé mais un véritable film qui se déroule sous nos yeux et nous conte l’histoire d’un petit robot solitaire qui tombe amoureux « d’une » superbe robot et la suit à travers la galaxie

Nous sommes en l’an 2700, Wall-E est un robot compacteur de déchets que les humains ont laissé sur la planète Terre qu’ils ont désertée 700 ans plus tôt et depuis 700 ans notre ami Wall-E essaie de déblayer le sol des déchets que les humains ont amassés et qui ont littéralement étouffée l’atmosphère et pollué le terrain. Il est seul, complètement seul et son unique compagnon est... un gentil cafard.

La première partie du film est certainement la meilleure car la description du travail journalier du très maladroit Wall-E sur une terre désertée de toute humanité, envahie par les tonnes et les tonnes de déchets que les humains ont laissés est visuellement époustouflante : nous croyons immédiatement en ce monde froid, dégoutant, terrible et c’en est presque fascinant. Et l’humour, un humour irrésistible nous entraine à la suite de Wall-E et nous enchante.

Mais la vie de notre petit robot va changer car arrive la séduisante Eve. Elle atterrie sur Terre et commence à prospecter le terrain. C’est le robot Hi-Tech au possible et elle est envoyée par une colonie d’humains qui a survécu. Wall-E sent soudain son petit cœur de robot battre la chamade et quand elle repart pour la colonie il la suit et découvre les descendants des humains survivants vivant là comme des enfants gâtés, n’ayant strictement rien à faire juste s’amuser et profiter du temps qui passe depuis... 700 ans. Leur vaisseau était supposé les « pouponner » jusqu’à ce que la Terre soit de nouveau habitable et ils attendent...

Cette seconde partie s’essouffle et quelque part les rouages de la mécanique si bien huilée ne fonctionne plus : l’idée du vaisseau voyageant dans l’espace n’est pas nouvelle et l’idée d’une société d’humains qui n’ont strictement rien a faire et qui de ce fait deviennent adipeux, énormes, se gavant de coca et de crème glacée, ignorant les uns des autres est assez terribles et fait froid dans le dos. Mais, à partir du moment où Wall-E entre dans le vaisseau l’histoire devient nébuleuse : de quelle mission se sent-il investi ? Doit-il sauver la race humaine et les sauver de quoi : d’une vie trop facile ? Doit-il sauver l’amour de sa vie de robot : Eve ?

Donc le nouveau Pixar amène un peu de déception : il est grand en qualité et en technique mais ce n’est pas le meilleur bien qu’il nous transmette un message très clair : Nous sommes en train de détruire notre planète avec tous nos déchets il serait peut-être temps d’y songer mais... peut-être est-il déjà trop tard ?

A noter tout particulièrement le court, trop court film avant Wall-E intitulé « Presto » au cours duquel un magicien performe son numéro avec un lapin complètement affamé désireux de s’offrir la carotte qui est sur la scène : c’est drôle, cocasse et croyez moi, après 5 minutes de fou rire on se sent tout simplement... bien !

Andrée Cormier



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