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  Sommaire - Films -  Infos -  Jess Franco

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Jess Franco

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Sur Jess Franco (pseudo de Jésus Franco Manera)

Voici un extrait de mon livre : "Un siècle de cinéma fantastique" éditions Le Manuscrit (2004) :

Jess Franco (né en 1930). Jess Franco manquait tellement de moyens qu’il a utilisé des quantités énormes des mêmes plans dans plusieurs films (Ainsi par exemple entre les deux films L’horrible docteur Orloff et Le Diabolique docteur Z). Ce cinéaste courageux est un exemple d’artiste qui ne se laisse pas arrêter par quoi que ce soit pour continuer à créer. Ain-si on peut estimer qu’il a réalisé quelques chefs-d’œuvre même si on trouve chez lui le pire et le meilleur. Je respecte beau-coup ces artistes qui n’ont jamais eu la chance de disposer de moyens suffisants pour créer mais qui l’ont fait quand même, et avec du talent. Rappelons que Jess fut assistant d’Orson Welles.
Quelques films de Jesus Franco.
L’horrible docteur Orloff (1961) Excellent film en noir et blanc !
Le Sadique baron von Klaus (1963) Jess Franco a été le meilleur avec le noir et blanc qui permet de bien filmer sans gros moyens...
Le Diabolique docteur Z (1965) Excellent film expressionniste. On retrouve la moitié des plans de cet excellent film dans L’horrible docteur Orloff
Necronomicon (1967)
Les Nuits de Dracula (1969) Klaus Kinski joue le rôle de Renfield. La langueur du cinéma de Jess se met au ser-vice du roman de Bram Stoker auquel il reste très fidèle. Christopher Lee joue le rôle de Dracula.
Vampyros Lesbos de Jess Franco (1970) Ce film est typique de Jess Franco (ici sous un pseudonyme : Franco Manera) : rythme lent, cadrages audacieux, couleurs symptomatiques, et puis soudain, pan ! un coup de zoom agaçant au possible. On rajoute du sexe pas vraiment conformiste (si vous aimez Lesbos) et puis voilà !
La version originale est en allemand, ce qui accentue l’impression d’étrangeté du film.
Le y de Vampyros n’est-il pas un hommage à “Vampyr” de Dreyer à qui on avait posé la question :
- Pourquoi ce y dans vampyr ?
- Pour faire plus étrange, a-t-il répondu...
Les Cauchemars naissent la nuit (1970) Toujours lent, filles nues et érotisme de pacotille.
Des Frissons sur la peau (1973) Un peu mieux que la moyenne de ce genre de films : érotisme un peu moins niais, mise en scène un peu mieux et jeu des acteurs inégal. Scénario inepte !
Exorcism (1974) Fausses messes noires et vrai tueur en série joué par... Jess Franco lui-même. Très mauvais acteur.
L’abîme des Zombies (1983) Jess a trouvé une technique simple pour contourner le coût très élevé des effets spéciaux : il se débrouille pour qu’on ne voie rien la plupart du temps ! Quand on voit quelque chose ce sont des visages en gros plan avec des mottes de terre collées dessus et il en sort un ver de terre. Les acteurs sont archi nuls.
Une Vierge chez les morts-vivants (1981) Jess avait donné un autre titre à ce film (dit-il) : La Nuit des étoiles filantes. C’est le distributeur qui a donné ce titre. Il est vrai que le spectateur aurait eu du mal à détecter cette “nuit des étoiles filantes” qui est simplement citée un moment dans le film. Le film mérite d’être vu pour de merveilleuses images : du véritable Rembrandt parfois, souvent de l’expressionnisme de couleurs. La scène devant la chapelle de Sainte Cécile est excellente ! Et celle de la disparition du père : du vrai Cocteau !!! Eh bien, autrement, il y a les longueurs et les zooms inhérents à Jess Franco. Ce film ressemble beaucoup à Lisa et le diable de Mario Bava (1972) !
La Chute de la maison Usher (1982)
La Comtesse noire. Jess a utilisé le pseudo de « J.P. Johnson » pour ce film. La comtesse noire, autrement dit « Lilith ». La fille a de très beaux seins, est bien filmée et joue pas trop mal. Ses fellations sont mortelles...
Les Prédateurs de la nuit (1988) Avec la belle Brigitte Lahaie (rassurez-vous, ce n’est pas un porno), Stéphane Audran et Helmut Berger. Un beau casting pour un film médiocre.
Killer barbys (1996) Faut avoir de la patience pour tout regarder.

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