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  Sommaire - Films -  M - R -  Men in Black 2


"Men in Black 2" de Barry Sonnenfeld

Men in Black 2 de Barry Sonnenfeld


Tommy Lee Jones, Will Smith, Lara Flynn Boyle, Rip Torn ...


Il aura fallu 5 ans avant qu’on ne découvre la suite de Men In Black. Durant l’été 1997, le box-office mondial avait été secoué par les aventures d’agents super-spéciaux, chargés de gérer les diverses populations extraterrestres qui vivaient à nos côtés mais à notre insu ; le duo Tommy Lee Jones - Will Smith était excellent, le film sous la direction de Barry Sonnenfeld retranscrivait à merveille l’univers décalé et fou de la bande dessinée sur grand écran. 5 ans plus tard, retrouve-t-on le même degré de réussite ? Pas vraiment, même si Men In Black 2 est loin d’être une catastrophe.


Commençant par un programme télévisuel présenté par Peter Graves (le Jim Phelps de Mission : Impossible, version TV) sur l’existence de la brigade MIB sur terre, avec des images toutes droites issues d’un film de Ed Wood, ce second opus semblait partir sur un délire des plus séduisants. Mais la suite prend une autre direction. En voulant contrarier les plans d’une sinistre créature extraterrestre qui prend les traits d’une superbe créature terrestre (Lara Flynn Boyle, quand même !), J (Smith) se voit obligé d’aller chercher K (Jones) pour lui raviver la mémoire et ainsi découvrir où se cache l’objet de la convoitise de la visiteuse de l’espace


K est devenu postier, mais en redevenant un Man In Black, il va découvrir pourquoi il regarde parfois les étoiles avec tant d’envie, et surtout, qu’autour de lui, les gens sont plus bizarres qu’humains. Voilà le duo de retour pour une mission encore plus dangereuse et apocalyptique que leur précédente !


Et c’est là que le bât blesse. Si on retrouve, fort heureusement, par moments, le délire cartoonesque de Sonnenfeld, telle cette séquence sur “le petit peuple”, tout Men In Black 2 repose surtout sur la surenchère de ce qui était dans le premier d’excellents et brefs gags. Un chien qui parle, des vers qui fument, boivent, déconnent, sont autant de moments hilarants du premier opus, qui ici, sont étirés au point presque de perdre toute drôlerie. Tout comme la présence extraterrestre, réellement “secrète” dans le premier film seulement.


De ce fait, le duo n’a plus le même piment et le rythme s’en fait ressentir. Alors, on cherche les private jokes (la présence de Rick Baker, de Barry Sonnenfeld, d’un clone de Michael Jackson, etc.), et quand arrive enfin un vrai bon gag, on renoue avec le plaisir de cet univers de fous.


Mais ne boudez pas votre plaisir, un Men In Black 2 vaut mieux que des séquelles bien plus “daubesques” (style Ghostbusters 2, par exemple), mais malgré cela, on ne peut s’empêcher de penser que ce coup-ci, The magic is not back !


Stéphane Thiellement




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