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  Sommaire - Interviews -  John Woo


Interview de John Woo
Par par Stéphane Thiellement

Dernier ajout : jeudi 20 mai 2004

"John Woo"

PAYCHECK
3 questions à John Woo, réalisateur

Après les adaptations de Blade Runner, Total recall pour ne citer que les plus connues, Paycheck est de nouveau tiré d’une hisotire de Philip K. Dick. Qu’est-ce qui selon vous attire les cinéastes vers cet écrivain ?

Pour être franc, je n’ai jamais lu de roman de K. Dick. Par contre, je connais les films qui en ont été tirés, et je reconnais avoir souvent apprécié certains points communs dans ces œuvres dont la paternité appartient bien à l ‘écrivain. J’ai même pleuré à la fin de Blade Runner quand le robot incarné par Rutger Hauer meurt. Ce qui me plaisait dans cette histoire, c’était le fait qu’un homme puisse avoir l’occasion de jouer sur son passé pour améliorer un futur qu’il a entrevu. En résumé, qu’on puisse vraiment avoir la possibilité d’être maître de son destin.

Pourtant, quand on voit le film, on a plus l’impression que vous avez privilégié la romance entre Ben Affleck et Uma Thurman que l’action et la Science-Fiction.

Mais vous avez raison. J’avais aussi entre les mains les bases d’une belle love-story qui, conjuguée au restant de l’histoire, pouvait faire de Paycheck autre chose qu’un simple film d’action. J’aime l’action, mais j’aime aussi et surtout mes personnages. Je ne crois pas aux signes de la main, aux tireuses de cartes, à tous ces trucs là. Dans Paycheck, j’avais l’occasion de jouer avec le destin d’un homme, et en plus de lui donner une histoire d’amour qui voyage dans le temps, et qui constitue le seul élément qui ne soit pas perdu.

Paycheck n’a pas l’ampleur de certains de vos précédents films, un peu comme si c’était une récréation dans laquelle on vous reconnaît au travers de quelques privates jokes. Seriez-vous lassé des gros films ?

Je suis fatigué de tourner à Hollywood surtout, pour beaucoup de raisons. Paycheck m’a plu encore une fois surtout à cause de l’élément love-story, et aussi celui du destin qu’on connaît et qu’on peut modifier. Je l’ai fait comme un pur divertissement. Mais aujourd’hui, j’aspire à tourner une comédie musicale, une vraie love-story et un remake d’un de mes films policiers préférés, Le cercle rouge. Et tout ça en dehors du système hollywoodien. Si c’est possible, je viendrais en Europe pour réaliser ces projets.

Propos recueillis par St. THIELLEMENT


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