SF Mag
     
Directeur : Alain Pelosato
Sommaires des anciens Nos
  
       ABONNEMENT - BOUTIQUE - FAITES UN DON
Sfmag No108
108
2
2
 
j
u
i
l
l
e
t
RETOUR à L'ACCUEIL
BD   CINE   COUV.   DOSSIERS   DVD   E-BOOKS  
HORS SERIES    INTERVIEWS   JEUX   LIVRES  
NOUVELLES   TV   Zbis   PD-AP  
Encyclopédie de l'Imaginaire, plus de 13 000 articles
  Sommaire - Films -  M - R -  Permis de mariage (License to wed)


"Permis de mariage (License to wed) " de Ken Kwapis

 

Avec : Robin Williams, Mandy Moore, Peter Strauss, John Krasinski, Grace Zabriskie.
Distribué par Warner Bros.
90 mn.
Sortie le 22 Août 2007.

Note : 3/10.

Si l’été est une période propice à vider les fonds de tiroir des distributeurs ou du moins à sortir « modestement » des films dont on sait pertinemment qu’ils ne méritent guère mieux, hé bien dans le lot de tout ça, on trouve quelques (rares) petites perles comme « The lookout », « Mise à prix », « Raisons d’état », suivies quelques bonnes surprises comme « A very british gangster », « motel » et ensuite, carrément ce qu’il ya de moins bon avec en pire « Captivity », « Quand Larry rencontre Chuck » (on va bientôt en parler de celui-là, surveillez la rubrique ciné du site) et un poil au-dessus, ce « Permis de mariage », tout de même relativement affligeant...
Tout commença par un coup de foudre en entrant simultanément dans une boutique, et six mois plus tard, Ben demanda la main de Sadie lors du trentième anniversaire de mariage des parents de cette dernière. Mais alors que Ben souhaite un mariage différent, aux Caraïbes, Sadie veut que son rêve se réalise : se marier dans sa ville natale où elle vit toujours d’ailleurs. Et en prenant rendez-vous avec son ( !) révérend, le père Frank, elle apprend qu’avant le jour J fixé trois semaines plus atrd sinon ce sera deux ans plus tard faute de place, le père Frank veut leur faire subir un stage de pré-mariage où ils seront épiés, surveillés (plus de crac-crac avant le mariage !), jaugés, dans tout ce qui les attend. Et ce qui était amusant au début glisse vers un voyage en enfer au point que leur décision va être remise en question en même temps que leur amour est mis à rude épreuve.
C’est beau, hein, la dernière phrase, on s’y croirait presque... Bon, plus sérieusement, les comédies à l’eau de rose réussies, ça existe : « Serendipity » (« Un amour à New-York » en vf, avec John Cusack, par exemple). Les comédies sur le l’avant-mariage aussi, avec au sommet et toujours pas détrôné, « Quatre mariages et un enterrement ». Là, on tombe dans le côté américain lourdingue moralisateur et très religieux, sans atteindre le pire d’un « Le père de la mariée » quand même. Si la morale est mise en avant, on flirte très légèrement avec les mœurs actuelles, tout de même moins rigides, comme une foi pas très poussée envers Dieu, une liberté sexuelle qu’on n’ignore pas, etc... Mais tout cela est très, très mince. Le reste repose donc sur cette nouvelle tendance d’un retour à des valeurs religieuses typiquement américaines (dans le pire, un excellent documentaire est sorti il y a quelques mois sur ces congrégations, un vrai cauchemar). Le tout traité sur un ton de comédie qui fait mouche sur un ou deux gags (le jeune « élève » du père Franck, encore plus extrémiste que son mentor, ou le meilleur étant la séance avec les deux faux bébés à gueule de robots atrophiés), mais pas plus, la faute incombant à un scénario lourdingue doublé de personnages assez falots et qui ne montreront jamais un sein ou une fesse en plus de ça. Ben oui mais bon, un jeune couple en 2007, quand même, dans leur intimité qu’on nous montre, avec le pyjama, le T-shirt, etc... pour dormir, voir juste avant de jouer à saute-lapin, ça date quand même. Bref, tout cela est plus ennuyeux que drôle, Robin Williams sauve un peu les meubles, on retrouve Peter Strauss (Rudy Jordache, l’inoubliable « riche » de la série « Le riche et le pauvre » avec en pauvre, Nick Nolte en début de carrière) avec plaisir, Mandy Moore est un tantinet exaspérante au bout du compte (mais pas autant que Sandra Bullock dans ses plus mauvais rôles !), c’est une comédie estivale qui ne pouvait sortir qu’en été mais qui, manque de bol, n’en méritait pas plus.

St. THIELLEMENT



Retour au sommaire