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"La belle aux bleus d’argent"
de
Glen Cook

Editeur :
L’Atalante (26 août 2003)
 

"La belle aux bleus d’argent"
de Glen Cook



7/10

Garrett est revenu de tout, même du Cantard. De cette sale guerre il a gardé de mauvais souvenirs et un ami : Denis Tate. Mais voilà qu’un jour, la famille de Tate débarque dans son bureau crasseux pour lui annoncer le décès de son ami et son accession au rang d’exécuteur testamentaire.

Garrett s’enfuirait bien très loin de cette famille de cinglés, mais oncle Lester trouve les arguments (financiers) pour convaincre le privé désargenté. Et voilà Garrett reparti pour le Cantard à la recherche d’une femme qui hérite de la fortune du mort. Flanqué d’un elfe végétarien et régulièrement tabassé par des créatures hybri-des, Garrett cherche la femme...

Voici donc une nouvelle veine dans laquelle s’illustre Glen Cook : le polar à la sauce fantasy !

Du polar il garde l’âme en adoptant une trame narrative classique : une enquête menée par un détective dont le cynisme permet de cacher errements et regrets passés. Il adopte un style parfois haché, à la première personne, qui permet au lecteurs de partager les doutes et les craintes de son héros, tout en mesurant la bonne part de détachement et d’humour qui lui permet-tent de rester zen dans les moindres circonstances.

De la fantasy, il tire des personnages et paysages hauts en couleurs sans se départir d’un certain recul. Ainsi les acolytes de Garrett sont tous métis (un métis elfe noir, des grolls, mélange de troll et d’humains, un centaure) permettant à Cook de donner un coup de patte à l’intolérance quand ceux-ci sont confrontés au racisme ambiant. Le tout servi par un réel talent de conteur. Le lecteur croise des ambiances de tavernes que ne renieraient pas les plus grands tel Vance, et s’aventure dans les locaux d’une armée assez désopilante. Il rencontre quelques femmes, bien sûr, l’aimée inaccessible et la catin, puisque le genre à ses lois (voire ses clichés...).

Aussi, et même si la fin de ce premier volume des aventures de Garrett, détective manque un peu de force (comme souvent dans les polars ou l’ambiance et le ton compte parfois plus que l’histoire) nous ne pouvons qu’être convaincus par le nouvel univers créé par Glen Cook, en attendant la suite avec impatience.

Sandrine Brugot Maillard

La belle aux bleus d’argent, Glen Cook, traduit de l’anglais (américain) par Jean-François Le Ruyet, L’Atalante, 2003, 281 pages






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