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  Sommaire - Films -  M - R -  Ocean’s 13


"Ocean’s 13 " de Steven Soderbergh

 

Scénario : Brian Koppelman & David Levien
Avec : George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon, Don Cheadle, Andy Garcia, Al Pacino, Ellen Barkin.
Distribué par Warner Bros.
122 mn.
Sortie le 20 Juin 2007.

Note : 4/10.

Quatrième « troisième » volet de l’année, après « Spiderman 3 », « Pirates des Caraibes : jusqu’au bout du monde » et « Shrek 3 », « Ocean’s 13 » n’en est pas le meilleur (titre toujours détenu par le grand vainqueur de l’année qu’est « Spiderman 3 », le seul à avoir mieux marché que ses prédécesseurs, pour cette année, hein, parce qu’autrement, ce progression s’est bien entendu vue aussi avec « Le retour du roi »...), mais pas le pire non plus (les deux autres cités plus haut le sont). Mais même si ce troisième opus s’avère bien plus digeste que le nullissime « Ocean’s 12 », on est quand même loin de l’excellente surprise que fut « Ocean’s 11 ».
Et c’est reparti pour un tour, ils remettent le couvert. « Ils », c’est la bande Danny Ocean (Clooney, qui ne semble plus trop y croire) qui, pour venger leur ami Reuben (Elliott Gould), vont monter un coup extraordinaire à un requin des casinos, Willy Bank (Al Pacino, meilleur que dans « 88 minutes », ce qui n’est pas dur, mais qui joue « en touriste » !). Et tout ce petit monde là se retrouve à Las Vegas, au milieu des arnaques en tous genres, des coups de bluff, des millions de dollars : que la partie commence !
Bon, Ok, le premier, remake d’une série B des sixties avec « the Rat pack » à savoir Sinatra, Dean Martin, Sammy Davis Jr & Peter Lawford, avait été mis en branle par Clooney de façon passionnelle : budget serré, coups de fils aux copains qui joueraient du coup limite gratis, le bagout de Danny Ocean qui sort de taule, se venge d’un caïd des casinos, et retrouve sa femme, tout cela reposait sur les épaules de l’acteur qui s’était complètement investi dans le projet avec son ami Soderbergh. Et cela se voyait à l’écran, le film était sincère, cool, séduisant. Et il cartonna. Le second fut monté pour faire du fric : scénario débile, fric à gogo pour le budget, et on filme une bande copains qui s’amuse aux frais de la princesse, qui s’en fout car ils savent que cela va marcher. Et ils ont eu raison. Exit « l’honnêteté » du premier, bonjour la roublardise fainéante du second. Un navet très cher.
Arrive cet « Ocean’s 13 » et là, franchement, on a envie que cela s’arrête, passez à autre chose les gars, triturez-vous les méninges. Si faire des suites avec aussi peu de considération pour le public est le jeu du moment (voir les deux autres de nouveau cités plus haut) juste pour faire du fric, même le plus mouton des moutons se lasse au bout d’un temps. Donc, ici, on a droit à une gigantesque arnaque lancée à un arnaqueur, le tout monté avec des invraisemblances si énormes qu’elles en deviennent gênantes pour notre intelligence. Vous en voulez une ? La foreuse sous Las Vegas. Enorme mais à l’image du film, que des éléments pachydermes de ce style. Les acteurs s’ennuient pas mal, certains font pitié (Pacino, Gould, Barkin) tant ils sur-jouent et se caricaturent. Et Clooney et Pitt et Damon ? Le cœur n’y est plus, et après le plaisir d’un excellent film, la bouffonnerie d’un second, là, même si le film se supporte mieux que le précédent, on s’en fout très vite. Et on l’oublie dès qu’on est sorti de la salle. Par contre, inconsciemment, vous risquez de vous mettre le soir chez vous, le DVD de « Ocean’s 11 », pour se convaincre que, oui, de cette trilogie, il y eut quand même un excellent film au départ. Qui aurait pu, et dû, rester unique.

St. THIELLEMENT



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