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  Sommaire - Films -  M - R -  Pirates des Caraïbes, Jusqu’au bout du monde


"Pirates des Caraïbes, Jusqu’au bout du monde " de Gore Verbinski

 

Pirates of Caraibbean, End of the world
Scénario : Ted Elliott & Teddy Rossio
Avec : Johnny depp, Keira Knightley, Orlando Bloom, Chow Yun-Fat, Geoffrey Rush, Bill Nighy.
Distribué par Disney/Buena Vista International.
168 mn.
Sortie le 23 Mai 2007.

Note : 3/10.

Second blockbuster le plus attendu de l’année, après « Spiderman 3 », dernier (normalement mais bon...) volet d’une des trilogies les plus lucratives du cinéma, surtout après le méga-succès du second, qui fit au final plus du milliard de recettes mondiales (troisième lauréat après « Titanic », pas près d’être détrôné celui-là, et « Le retour du roi »), bref l’évènement des jours à venir. Petit rappel : à la base, il y a l’attraction des parcs Disney. Puis vint un premier film, excellente surprise, qui renouait avec le film de pirates, genre jusqu’ici pas très prisé commercialement : Hollywood a encore en tête l’énorme échec du pourtant pas si mal « L’île aux pirates » de notre pote Renny Harlin (maintenant, on le laisse « jouer » avec moins de dix millions de dollars !!!. L’histoire tournait autour d’un pittoresque pirate, Jack Sparrow (Depp, plus qu’en forme), de spectres de pirates menés par le capitaine Barbarossa, d’un artisan-armurier, Will Turner (le fadouille Orlando Bloom) et de la super craquante fille du gouverneur, la belle Elizabeth (Keira Knightley). Suite au succès dépassant les espoirs, la suite fut lancée et arriva en 2006, soit trois ans plus tard. Preuve qu’il en est que la trilogie ne fut véritablement lancée que suite au succès du premier. Et là, monumental carton pour un véritable rollercoaster d’aventures toutes plus folles, dantesques, fantastiques, étourdissantes les unes que les autres. Qui amorçait au final le troisième, tourné dans la foulée. Et là...
Jack Sparrow erre dans un univers entre vie et mort, face à ses démons. Elizabeth, Will et Barbarossa cherchent à regrouper les plus grands pirates pour tenir une réunion extraordinaire leur permettant de contrer les plans du sinistre Beckett qui veut éradiquer toute piraterie du globe. Ils vont finalement retrouver Jack, le libérer et amorcer alors la plus grande bataille de leur vie, quel qu’en soit le prix à payer.
C’est résumé là. Car « Pirates des Caraïbes 3 » part dans tellement de directions qu’on peut facilement perdre le fil de l’histoire. Et de constater alors que ce dernier opus s’avère être le plus... Ennuyeux ! Hé oui, incroyable de dire ça et pourtant : ça n’arrête pas de parler pour brasser du vent, avec quelques petites (mais vraiment petites !) pointes de folie. Très vite, le scénario perd de son intérêt, et on a qu’une hâte : voir enfin un peu d’action, de délire. Bien que, question délire, il y en a, mais lié aux facéties et autres cabotinages d’un Johnny Depp qui lasse rapidement. Et quand enfin arrive le morceau de choix du film, la bataille finale, on ne peut s’empêcher d’être frustré : une nouvelle légende sous-marine fait son apparition, la Calypso, mais dans quelles conditions : elle se prend pour Gulliver, se transforme en millions de crabes et pour finir et montrer l’étendue de ses pouvoirs, une grosse tempête ! De ce spectacle mortellement bavard et inutile (impressionnant par moments !), s’extirpe la romance entre Will et Elizabeth, la légende du Hollandais volant, des effets spéciaux parfois ahurissants (le duel final entre les deux vaisseaux), quelques plans magnifiques, qui empêchent le film de sombrer corps et âme dans les abysses. Il est difficile de croire que ces deux derniers volets ont été tournés simultanément tant ils sont opposés. Un peu comme si le deuxième avait pris toute la démesure et n’avait laissé au troisième qu’un scénario plus (trop, plutôt) travaillé sur la narration et les enjeux scénaristiques de la trilogie. Au point d’en faire un film qui dure facilement plus d’une heure de trop. Triste constat pour un dernier chapitre.

St. THIELLEMENT



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