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Dans la collection « Monographies d’écrivains  », apr ès Antonin Artaud ,
Arthur Rimbaud , Nathalie Sarraute , James Ellroy, René Char : Franz Kafka et Howard Phillips Lovecraft
En DVD le 6 mars 2007

QUI ÉTAIT KAFKA ?
Un film de Richard Dindo | 2005 | 96 mn
« A vec ce film sur Kafka, je voudrais continuer mon
travail sur les écrivains. Aller plus loin encore dans
la description d’une existence, d’une biographie,
en faisant un film sur un homme unique, secret,
exceptionnel, un homme de légende, un homme
qui a peut-être écrit les plus belles lettres de l’histoire
de la littérature, avec celles de Gustave Flaubert,
dont Kafka était d’ailleurs un grand admirateur. »
Richard Dindo
EXTRAITS DU LIVRET
[...] Il est certainement celui, avec Proust et Joyce,
qui a eu l’influence la plus grande sur la littérature
du xxe siècle et il est l’écrivain le plus étudié et le
plus interprété de toute l’histoire de la littérature.
[...] L’idée clé de ce projet est la même que celle
dans mon film sur Arthur Rimbaud, une biographie
en 1991 : puisqu’il n’existe plus de témoins encore
en vie, je me servirai d’acteurs et d’actrices qui joueront
le rôle des personnes qui ont le mieux connu
Kafka de leur vivant, ceux et celles qui lui étaient les
plus proches. Les acteurs et actrices du film parleront
à la place des morts, avec des phrases que
ceux-ci ont jadis écrites sur leur relation à Kafka.
[...] Ceux et celles qui parleront dans le film sont en
quelque sorte des survivants, non seulement par
rapport à Kafka lui-même, mais par rapport à ses
amis morts qu’ils représentent devant la caméra.
Ces entretiens, ou plutôt ces « monologues intérieurs
 », permettront d’éviter un commentaire, qui
sera donc remplacé par ces entretiens fictifs.
[...] Les entretiens, dans le film, sont un montage
de textes réellement écrits par les témoins les plus
importants de la vie de Kafka. Ainsi Max Brod a
déjà publié en 1937 une première biographie de
Kafka. L’entretien avec l’acteur qui représentera
Max Brod est tiré de cette première biographie. Les
autres témoins ont laissé des articles sur Kafka, des
lettres, des nécrologies, des témoignages oraux.
Seule Felice Bauer qui a été par deux fois fiancée
avec Kafka, n’a jamais parlé ou écrit sur sa relation
tumultueuse avec lui. Pour elle, je me suis permis
de me servir des magnifiques lettres que Kafka lui
a écrites entre 1912 et 1914, lettres peu connues
et mal lues, qu’Elias Canetti a considéré comme le
meilleur de ce que Kafka a écrit.
[...] En tant qu’écrivain, Kafka était un somnambule,
quelqu’un qui n’écrivait pratiquement que la
nuit ; ses textes ressemblent à des rêves ou alors
à des cauchemars. Non seulement ses livres, mais
toute son existence a quelque chose d’onirique,
comme s’il n’avait pas été toujours sûr de vraiment
exister. Cela venait sans doute de son rapport difficile
à son père, mais aussi de son existence juive,
de ce peuple sans terre ni patrie, ce qui lui a donné
ce sentiment d’être un étranger parmi les autres, et
souvent aussi à soi-même.
[...] Il n’est peut-être pas essentiel pour lire un écrivain
de connaître sa vie, mais plus on la connaît,
plus la lecture de ses livres devient passionnante
et lumineuse et mieux nous les comprenons. Je
voudrais que le spectateur après ce film sache un
peu mieux qui a été Kafka, quelle a été « sa vérité
intime » et ce qu’il nous apprend aujourd’hui. Et
que le spectateur comprenne un peu mieux ce qui
se cache derrière l’écriture comme travail, comme
souffrance, comme insomnie, comme solitude.
Un livret de 20 pages accompagne
cette édition vidéo.

Le cas Howard
Phillips Lovecraft

1998 | 45 mn | Documentaire de Pierre
Trividic et Patrick Mario Bernard | Scénario :
Anne-Louise Trividic, Pierre Trividic
FIPA d’or 1999, Silver Spire des Golden Gate
Awards de San Francisco 1999, Prix Cheval
ailé au Festival Premios Ondas de Barcelone
1999, Laurier d’or du Sénat 1999, Grand Prix
littérature au Festival international du film d’art
de l’UNesco 1999, Premier Prix au Festival
H. P. Lovecraft de Vancouver 1999
« La peur est la première et la plus puissante
des émotions humaines, la plus puissante
de toutes est la peur de l’inconnu.
 » Lovecraft
De démons en merveilles, un voyage hallucinant
et angoissé dans l’univers de Lovecraft. Hors des
sentiers battus de la biographie, ce documentaire
retrace la vie du grand maître de la littérature fantastique
à partir de son oeuvre et joue avec les limites
de l’imagination chères à Lovecraft.
Ce portrait littéraire et biographique de l’écrivain
américain Howard Phillips Lovecraft, continuateur
et rénovateur de la tradition gothique, maître de la
littérature fantastique, se présente comme une tentative
de « biographie psychique » à travers l’oeuvre.
Il a pour unique décor un appartement pauvre
et vétuste, peut-être l’appartement new-yorkais
où Lovecraft vécut les années douloureuses de
sa descente aux enfers. Mais c’est aussi et surtout
le paysage mental de l’écrivain. Un paysage
hanté par la peur, ravagé par la douleur de l’échec
social et de l’exil intérieur. À mesure que s’affirme
la vocation d’écrivain de Lovecraft, son univers
quotidien se restreint. La seule vie qui lui semble
valoir la peine d’être vécue appartient aux horizons
de la littérature. Lovecraft fut en effet à sa manière
un écrivain « maudit », méconnu de son vivant,
gagnant sa vie à corriger les autres pour le magazine
Weird Tales dans lequel il publia aussi certaines
de ses nouvelles. L’atmosphère gothique, troublante
et merveilleuse, qu’affectionnait Lovecraft est ici
superbement recréée par des images en noir et
blanc qui suggèrent tout autant qu’elles montrent
et laissent l’imagination s’emballer.
Le paysage psychologique
Howard Phillips Lovecraft est né le 20 août 1890
à Providence (Rhode Island, USA). Son père est
voyageur de commerce. Parmi ses textes les plus
beaux : L ‘Appel de Cthulhu (1926), La Couleur
tombée du ciel (1927), L’Affaire Charles Dexter
Dard (1927), L’Abomination de Dunwich (1929),
Celui qui chuchotait dans les ténèbres (1930),
Les Montagnes hallucinées (1931), La Maison de
la Sorcière (1932), Le Cauchemar d’lnnsmouth
(1932), L’ombre venue du Temps (1934), Celui qui
hantait les ténèbres (1935).

COMPLÉMENTS DE PROGRAMME
• Weird, un court métrage inédit de Patrick
Mario Bernard et Pierre Trividic (2006)
• Lien DVD-Rom : en format pdf : le scénario du film.

Mon avis sur ces deux DVD :

ARTE nous propose un film consacré à Frantz Kafka, un des plus grands écrivains de SF de tous les temps, et le film sur Lovecraft qui avait été diffusé sur FR3 en 1998 dans la série : " un siècle d’écrivains " du regretté Bernard Rapp (le premier qui a osé consacrer une émission télé sur HPL...).
Ces deux films consacrés à deux écrivains très intertextuels (si ! si !) sont sublimes, particulièrement celui consacré à Kafka qui m’a arraché les larmes aux yeux.
Les deux sont morts très jeunes, HPL d’un cancer aux intestins et Kafka de la tuberculose.
Il faut voir les DEUX films.
A ne pas manquer aussi pour les bonus qui sont excellents.
Pour ceux qui aiment la littérature relatée au cinéma par des maîtres du documentaire !
Vraiment sublimes ces deux films.

AP





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