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Ciné fantastique mexicain : encore, oui !

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Après Les proies du vampire, Le retour du vampire, Le monde des vampires, La tête vivante, Le baron de la terreur et Les larmes de la malédiction, Bach Films vous présente aujourd’hui trois nouvelles raretés - totalement inédites - en France dans sa collection LES FILMS CULTES DU CINEMA MEXICAIN.... en DVD & disponibles :

Les mystères d’Outre-Tombe / Misterios de ultratumba (F Mendez, 1958, nb)

Le cri de la mort / El grito de la muerte (Fernando Mendez, 1958, coul)

L’homme et le monstre / El hombre y el monstruo (Rafael Baledon, 1959, nb)

Chaque film est présenté en VOST + VF exclusive !

LE PREMIER FILM : LES MYSTERES D’OUTRE TOMBE

L’histoire du film :

L’histoire se déroule au XIXème siècle. Sur son lit de mort, le docteur Aldama répète le serment qu’il a fait à son confrère le docteur Mazali : lui révéler tous les mystères de l’au-delà. Impatient de jouir enfin de ce secret tant convoité depuis des siècles, Mazali, aidé d’une médium, invoque l’esprit du défunt. Celui-ci lui dit qu’il devrait payer un lourd tribut pour connaitre le mystère de la vie et de la mort mais, puisqu’il le souhaite, tout lui sera révélé dans 3 mois.

Indications :

Un chef d’oeuvre du fantastique baigné dans une atmosphère gothique de toute beauté.

Gaston Santos :

Bien qu’il soit méconnu dans les pays anglophones, Gaston Santos est reconnu à travers toute en Amérique Latine et en Europe. Il a été et est encore un célèbre picador, un torero qui combat les animaux non pas à pied mais à dos de cheval. Dans les années 50 à 70, il était considéré comme le meilleur de son pays au Mexique comme en Espagne et au Portugal.

Santos a gagné une fortune comme torero, bien qu’il n’en ait nullement eu besoin, étant le fils d’un riche homme politique mexicain.

Il pensait s’ouvrir les portes du cinéma, et particulièrement celles du western, grâce à ses aptitudes à cheval. Pourtant on le retrouvera essentiellement dans des films d’horreurs. Ces films ne firent pas beaucoup évoluer sa carrière mais les rôles continuèrent d’affluer.

Rafael Bertrand :

On le retrouvera en 1961 dans El Hombre de la ametralladora de Chano Urueta, dans le rôle du Capitaine aux côtés du grand Boris Karloff dans La muerte viviente (1971) et la même année dans Rancho del miedo de Anthony Carras, le réalisateur d ‘Operation bikini avec Frankie Avalon (1963).

Mapita Cortés (1940-2006) :

Sa carrière débute en 1957 lorsqu’elle gagne le prix de Miss Congeniality (« la plus sympa ») lors des éliminatoires organisés pour le concours de Miss Univers. Elle joue alors dans le film Las mil y una noches aux côtés de Tin Tan. Au cours de sa courte carrière (une douzaine de films), son oncle, Fernando Cortés, la fera jouer dans ses films à six reprises. Elle abandonne sa carrière cinématographique quelques mois après son mariage en mai 1960 avec le chanteur Lucho Gática. Bien plus tard, elle réapparaitra dans plusieurs fameuses telenovelas.

Beatriz Aguirre (1926-) :

Très vite elle commence des études d’odontologie mais obtient un diplôme de Maître en Déclamation. Elle se lance ensuite dans le cinéma et parmi ses premiers rôles marquants, on la retrouvera par exemple aux côtés de Pedro Armendáriz dans La loca de la casa (Juan Bustillo Oro, 1950). Par la suite, elle travaillera également beaucoup pour le théâtre, la télévision et fera même du doublage (elle est la voie espagnole de Angela Lansbury). En 1993, elle reçoit l’Ariel de la meilleure actrice pour son interprétation dans le film Los años de Greta de Alberto Bojórquez.

LE SECOND FILM : LE CRI DE LA MORT

L’histoire du film :

Une étrange histoire court dans tout le pays. L’esprit torturé d’une défunte chercherait à se venger de la mort de ses enfants ensevelis dans les marécages. La seule chose qui empêcherait le fantôme de venir hanter la maison de la jeune Maria Elena serait un couteau planté dans l’horloge à l’heure de sa mort...

Indications :

Un des tous premiers films d’épouvante mexicains tournés en couleur par le maître Fernando Méndez.

Le scénariste Ramón Obón :

Il est l’auteur de nombreux scénarios des productions Salazar comme Les proies du vampire, Le retour du vampire, El grito de la muerte,...

Ramón Obón passera une fois derrière la caméra pour réaliser en 1965 son unique film avec Cien gritos de terror, une anthologie inspirée des contes d’Edgar Poe, dans lequel on retrouve une habituée des classiques mexicains d’épouvante, Ariadna Welter (Les proies du vampire,...).


Gunther Gerszo (1915-2000) :

La scénographie (mise en forme et agencement de l’espace, la conception des décors) du Cri de la mort est due à l’artiste Gunther Gerszo qui avait aussi mis ses talents à disposition sur El Vampiro et sur Misterios de Ultratumba. Il a aussi travaillé pour des réalisteurs aussi prestigieux que Robert Wise (Mystery in Mexico), Luis Buñuel (Susana,....), Yves Allégret (Les orgueilleux),...

Spécialiste de l’art des civilisations (notamment Aztèques), Gerszo a aussi beaucoup cotoyé les surréalistes européens exilés au Mexique, des sources d’influences qui s’exerceront durablement dans ses travaux. Octavio Paz le considérait d’ailleurs comme un des plus importants peintres latino-américains.

María Duval :

Chanteuse de cabaret, elle va poursuivre une carrière d’actrice vers la fin des années 50 où elle deviendra une des spécialistes des comédies musicales comme La Vida de Agustín Lara de Alejandro Galindo (1959 - avec Germán Robles et Lorena Velázquez). On la retrouvera néamnoins dans plusieurs films fantastiques avec notamment Superman contre les femmes vampires (Santo contra las mujeres vampiros, 1962), Santo contra el Espectro de el estrangulador (1966) et Las vampiras (1969).

LE TROISIEME FILM : L’HOMME ET LE MONSTRE

L’histoire du film :

Samuel, un ancien pianiste adulé, vit avec sa mère Cornelia et Laura, une jeune élève, dans une étrange et sombre demeure. Pour devenir le plus grand pianiste de son époque, Samuel avait vendu son âme au diable et tué dans un accès de jalousie la belle Alejandra dont il garde le corps momifié. Depuis cette nuit, Samuel se transforme en monstre sanguinaire dès qu’il entend la moindre note de musique lui évoquant Alejandra.

Indications :

Rafael Baledón (1919-1996)

Il commence sa carrière cinématographique à la fin des années 30 comme acteur. Parallèlement il travaille au théâtre et pour la télévision avant de se lancer au début des années 50 dans l’écriture de scénarios, la production et bien entendu la réalisation.

En 1989, il reçoit le prix Justo Sierra Méndez qui l’honore pour l’ensemble de sa carrière. Après avoir abandonné le cinéma, il travaillera de 1989 jusqu’à sa mort sur un feuilleton (telenovela) à succès écrit par Carlos Enrique Taboada : La Telaraña.

Enrique Rambal (1924-1971) :

Acteur de théâtre réputé, il a marqué des générations de latino-américains en jouant le rôle de Jésus dans El Mártir del Calvario (Miguel Morayta, 1952). Il est aussi connu pour avoir joué dans L’ange exterminateur de Luis Buñuel (1962).

Ofelia Guilmáin (1921-2005) :

Elle a fait partie du groupe “Guerrillas of Theater ” créé par le gouvernement républicain espagnol. Lorsque le régime fasciste de Franco arrive au pouvoir, elle quitte l’Espagne, comme de nombreux autres artistes, pour vivre au Mexique.

Ofelia Guilmáin a joué dans plus de 100 pièces de théâtre, 40 telenovelas (Amarte es mi pecado, 2004) et dans près de 40 films parmi lesquels deux beaux contes fantastiques : Los espadachines de la reina aussi connu sous le titre de The Queen’s swordman (Roberto Rodríguez, 1961) où elle joue “Cornelia la cruelle” et Caperucita y Pulgarcito contra los monstruos (1962) une variation du Petit Chaperon Rouge. Notons aussi dans sa filmographie L’ange exterminateur de Luis Buñuel (1962).

Rejoignez le comité pour la « défense et la reconnaissance du cinéma mexicain » !

BACH FILMS

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