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  Sommaire - Films -  S - Z -  SAW 3


"SAW 3" de Darren Lynn Bousman

 

Réal. : Darren Lynn Bousman
Avec : Tobin Bell, Shawnee Smith, Dina Meyer, Angus Macfadyen.
Distribué par Metropolitan Filmexport.
107 mn.
Sortie le 22 Novembre 2006.

Note : 4/10.

Petit film d’horreur très ingénieux et qu’a coûté pas cher du tout, « Saw » premier du nom créa la surprise dans le genre il y a trois ans. Géniteurs du projet, James wan (qui le réalisa) et Leigh Whannel (qui interprétait un des deux prisonniers de la pièce désaffectée), alors tout juste sortis de leurs études, devinrent les nouveaux petits surdoués du moment. L’histoire de cet homme atteint d’un cancer en phase terminale et qui faisait payer de façon cauchemardesque toute personne qui gâchait les chances que lui offrait la vie, se révélait en plus originale dans le propos (de telles motivations pour un psycho-killer, c’est limite Shakespearien !), surprenante par son coup de théâtre final totalement inédit et servie par une volonté de faire mal dans l’horreur, chose assez réussie. Succès conséquent oblige, une suite vit le jour, au scénario complètement raté, absurde au possible (rien ne tenait la route, souvenez-vous des moniteurs vidéo ...), reprenant le personnage du tueur qui s’associe à une ancienne victime, interprétée par un sacré panel de mauvais acteurs, et réalisé par un ancien clippeur fou qui croit être l’Orson Welles du film d’horreur avec sa réalisation épileptique lassante très rapidement. Oui mais « Saw 2 » casse la baraque. Un troisième opus est alors mis en chantier très rapidement, le scénario étant de nouveau confié à Leigh Whannel. Seule ombre au tableau, on garde Bousman derrière la caméra. Résultat des courses : le film a encore plus de succès, se révèle supérieur au précédent (pas trop dur, c’est vrai !) et Bousman reste Bousman.

Le tueur au puzzle sévit encore. Les morts abominables se succèdent encore. Le docteur Lynn Devlon est kidnappée pour aider le tueur a moins souffrir. Surveillée par son « associée », la frappadingue Amanda. En parallèle à ça, un homme Jeff, doit passer des épreuves pour sortir vivant d’u labyrinthe infernal dévoilant à chaque nouveau passage, une des personnes liées à son chagrin, la mort de son jeune fils. Tout cela va finir par se rejoindre pour une ultime confrontation qui de nouveau se montrera implacable vis-à-vis des nantis de la vie.

Comprenez ceux qui en possèdent beaucoup mais qui ne savent pas en profiter. Bon, le scénario rachète la catastrophe du précédent mais on ne peut pas dire non plus que ce soit une révélation. Non, là où « Saw 3 » met la barre très haute, c’est niveau horreur et gore. Au point qu’on en vient à se demander jusqu’où ils iront, question cruciale pour le n° 4, à priori déjà en chantier au vu du succès de ce troisième volet. Comme l’histoire est assez moyenne, ces séquences gores plongent en plein excès, assez dégueulasses. Le problème, c’est que l’histoire ne suit pas, et qu’on se retrouve alors avec un catalogue d’atrocités outrancières, propres à satisfaire l’amateur d’horreur mais pas celui de cinéma. Bousman persiste et signe dans sa réalisation de névrosé, et si il n’y avait pas l’aspect gore aux limites repoussées, « Saw 3 » s’oublierait vite. Mais entre l’arrachage d’une poitrine (féminine) un bain vomitif avec des cadavres de cochons passés au hachoir, j’en passe et des meilleures, on peut trouver son compte d’horreurs. Pour le reste, pour ce twist final qui ne surprend jamais, pour la perspective de se taper un « Saw 4 » dans un an, pour tout ça, « Saw 3 » ne sera jamais l’équivalent du premier. Auquel on aurait dû se limiter.

St. THIELLEMENT



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