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  Sommaire - Interviews -  Jean-Pierre Fontana


Interview de Jean-Pierre Fontana
Par Par Alain Pelosato

Dernier ajout : lundi 26 avril 2004

"Jean-Pierre Fontana"

Jean-Pierre quand je regarde ta biblio je vois que tu as publié ton premier livre en 1975 chez Marabout. Puis, ce livre (La Geste du Halaguen) a été réédité chez NéO...
J’ai donc deux questions :

Tu as commencé à écrire quand et quel âge avais-tu ?

J’ai commencé d’écrire vraiment à mon retour de l’armée, en 1961, donc à 22 ans - à l’époque, le service militaire était plutôt longuet -. J’ai publié ma première nouvelle en 1963 dans un fanzine complètement oublié qui s’appelait Gaudéamus. De la nouvelle en question - Le voyageur -, il ne me reste pas la moindre trace, ni du fanzine d’ailleurs...pas plus que de la suivante intitulée - Le grand manège - et publiée dans un autre fanzine - Perspectives - aussi oublié que le précédent. Ce qui s’explique par le fait que ces deux publications avaient une ouverture généraliste au contraire des Lumen, Lunatique, Atlanta ou Le Jardin Sidéral qui représentaient le fanzinat de science-fiction de cette époque. Puis, en 1965, j’ai envoyé trois nouvelles à Alain Dorémieux, le rédacteur en chef de Fiction - la revue de référence - et il me les a retenues toutes trois . Meurtre facteur infini a été publié au "banc d’essai" en février 1966 et tu peux imaginer la joie que j’ai ressentie en recevant ce numéro 147 de la revue. Deux mois plus tard paraissait Chronoléthite, mais cette fois, la nouvelle ne figurait plus dans le secteur réservé aux débutants mais bien au même rang que les Jack Vance, Zenna Henderson ou Terry Carr qui se retrouvaient au sommaire de ce numéro. Puis d’autres ont suivi...

Deuxième question : comment ça se passait avec les Oswald, éditeurs de NéO ?

Alors là, tu me fais faire le grand écart ! On passe directo de 1966 à 1982... Hélène et Pierre-Jean étaient des éditeurs tout à fait charmants, enthousiastes de surcroît et - en tous cas pour ce qui me concerne - pas exigeants du tout. Avant de me rééditer « La geste », ils m’avaient publié La femme truquée, un roman que j’aimerais bien voir rééditer. En fait, ce récit m’avait été commandé par Bernard Blanc qui jouait un peu le rôle de directeur littéraire au début de la collection "Fantastique-Science-Fiction-Aventures". J’ai dû l’écrire à une vitesse folle et je n’ai pas pu relire les épreuves. Aussi comporte-t-il quelques coquilles, pas très visibles mais qui m’ont longtemps perturbé. Plus tard, Hélène et Pierre-Jean m’ont encouragé pour j’écrive la suite de La Geste du Halaguen. Mais après l’avoir entamée, je me suis rendu compte qu’il me fallait auparavant reprendre l’histoire du héros - Silgan - à partir de sa naissance. Et je n’ai pu entreprendre ce travail qu’à une date récente. Ce sont les deux volumes parus à L’Atalante : Naalia de Sanar et L’Age noir de l’Empire qui devraient être suivis de trois autres pour achever le cycle. Un dernier mot si tu le permets à propos des Oswald. Je ne les remercierai jamais assez de m’avoir permis de réaliser deux anthologies de l’un de mes auteurs préférés, Robert Young. Malheureusement, les ventes trop modestes ont fait reculer le projet d’un troisième volume, voire d’un quatrième. J’ai également pu faire rééditer un formidable roman de Raymond de Rienzi, Les Formiciens, qui date de 1932, une sorte d’héroïc-fantasy qui se déroule à l’ère secondaire et dont les héros sont des fourmis. J’ai également participé à la réédition du Règne du Gorille de Lyon Sprague de Camp.

Tu as donc déjà une bonne carrière d’écrivain derrière toi. Tu as été édité chez Fleuve noir, chez Opta également. Tu as également écrit plusieurs textes “théoriques“ sur la SF ?

Ma carrière d’écrivain est émaillé de périodes de non-écriture qui correspondent à d’autres activités et aux postes tenus dans l’administration qui m’employait. Hors les titres déjà cités, il y a eu Shéol en Présence du Futur chez Denoël, un certain nombre d’Anticipation écrits seul ou en collaboration avec Alain Paris, et des nouvelles par ci par là. Quant aux textes "théoriques"...En réalité, ce furent davantage des études sur des auteurs comme Jack Vance, avec mon regretté ami Jacques Chambon ou comme Robert Young -, des pays comme l’Italie, bien sûr, ou l’Union Soviétique, grâce à un correspondant sur place qui pratiquait parfaitement le français et m’a permis de corriger moult erreurs commises, involontairement sans doute, par Jacques Bergier -. J’ai aussi réalisé un panorama de la science-fiction en France de la Renaissance à 1980 pour une encyclopédie italienne consacrée à la science-fiction et qui paraissait sous forme de fascicules chaque semaine. A présent, je dispense mes connaissances aux étudiants de la branche "Métiers du Livre" de la Fac de Lettres de Clermont-Ferrand, année licence.

Tu es l’auteur (pas moins !) du “livre d’or de la science fiction italienne“ ! Je suis impressionné... C’était en 1981. Depuis la S.F. italienne a encore bien évolué et a “produit“ un très grand écrivain comme Evangelisti. Tu peux nous parler de la SF italienne et de Valerio ?

Je dois à Roland Stragliati, qui fut le responsable en 1965 d’un splendide Fiction Spécial consacré à la SF italienne, d’être devenu un véritable fan de la "fantascienza". Du coup, j’ai publié plusieurs auteurs italiens dans le fanzine que j’éditais, Mercury. J’ai ainsi été invité à une convention italienne où j’ai pu rencontrer des auteurs transalpins comme Piero Prosperi, Vittorio Curtoni ou Luigi Naviglio. Plus tard, je suis devenu très ami avec Lino Aldani qui était en quelque sorte le chef de file de la science-fiction italienne d’alors. C’est d’ailleurs avec lui que j’ai réalisé, pour Fiction d’abord, puis pour Presses-Pocket, deux anthologies dont la plupart des textes me paraissent, aujourd’hui encore, tout à fait remarquables. Ce qui me fascinait dans la science-fiction italienne, c’était qu’elle était totalement ancrée dans la réalité de ce pays. Je donnerai pour exemple un texte de Roberto Vacca : Le dernier pape - nul autre qu’un italien aurait pu écrire une telle nouvelle - ou encore Les hommes des tableaux de Renato Pestriniero qui évoque une Venise du futur disparue sous les eaux. Quant à Valerio... Je ne le connaissais pas avant d’avoir lu son premier roman consacré à l’inquisiteur Eymerich. Ce fut aussitôt le coup de foudre et je fus très heureux lorsque lui fut décerné le Grand Prix de l’Imaginaire dans la catégorie Roman étranger.

C’était la première fois que ce prix ne revenait pas à un anglo-saxon. Ensuite j’ai rencontré Valerio à Poitiers. J’étais très impressionné par l’homme et l’écrivain, naturellement. Et c’est alors qu’il m’a désarçonné en me disant : "Sais-tu que tu es une légende, en Italie." Nous avons aussitôt sympathisé.

Tu es d’origine italienne ?

Je suis. Mon père était natif de Piove di Sacco, près de Venise, et ma mère de Vicence. Mais je suis né à Clermont-Ferrand, juste au commencement de la 2ème guerre mondiale.

Quelle est la définition de la SF que tu préfères ?

La mienne, bien entendu. Non, je plaisante. Comme tu le sais, aucune définition n’est satisfaisante. J’en ai néanmoins deux, l’une que j’ai élaboré sur demande de je ne sais plus qui pour quelque ouvrage sur le sujet et que voici : "La science-fiction est à la littérature ce que les géométries non euclidiennes sont à la géométrie." J’ai concocté la seconde à l’intention de mes étudiants : "La science-fiction, c’est ce qui n’a pas été, ce qui n’est pas et qui ne sera probablement jamais." Mais je renvoie les amateurs de définitions aux nombreux essais publiés depuis les années 1950.

Tes œuvres ont été publiées à l’étranger, en Allemagne, en Italie...

Shéol a été publié en Espagne et j’ai lu récemment, sur un site Internet espagnol, une critique très élogieuse à son sujet. C’est le seul de mes romans qui a connu une édition à l’étranger. En revanche, mes nouvelles ont été très souvent traduites : en Italie naturellement, en Espagne, en Allemagne, en Autriche, au Mexique, en Roumanie... et au Japon je crois.

Je t’ai également trouvé dans le formidable recueil chez Omnibus intitulé “Fantasy“. Tu nous parles un peu de ce “courant“ que tu sembles affectionner et qui fait l’actualité centrale de ce numéro de Sfmag ?

Je suis très heureux que tu me poses cette question car, en fin de compte, je ne sais pas très bien où je me situe ni ce qu’est vraiment la "fantasy". Certains considèrent qu’elle est "une littérature fantastique incorporant dans son récit un élément d’irrationnel qui n’est pas traité seulement de manière horrifique, présente généralement un aspect mythique et est souvent incarné par l’irruption ou l’utilisation de la magie" .

J’ai écrit en 1967 ce que j’ai cru être ma première nouvelle de "fantasy", La vallée de Hurle-Grioche. Elle a été publiée dans un Fiction Spécial où elle fut classée deuxième à l’issue d’un vote des lecteurs. A l’époque, nous ne connaissions de Tolkien que Bilbot le Hobbit que je n’avais d’ailleurs pas lu. Elric le nécromancien n’avait pas encore été publié au C.L.A. En fait, je n’avais aucune idée de ce qu’était la "fantasy". Pour moi, il s’agissait d’une histoire épique, avec des châteaux et des chevaliers, ou quelque chose comme ce que nous proposait Jack Vance avec Les maîtres des dragons ou Le dernier château. La question ne s’est donc pas posé pour moi de savoir s’il fallait des créatures surnaturelles pour faire de la "fantasy". Quand je me suis lancé dans La geste du Halaguen, je ne me suis pas davantage posé ce genre de question.

En fait, voilà comment les choses se sont passées. Alain Dorémieux m’a téléphoné en me disant qu’il réalisait une anthologie de Scinece-Fiction française pour les éditions Casterman . On devait être début décembre et il lui fallait les textes avant la fin de l’année. J’ai écrit La forêt de Perdagne. Alain l’a aussitôt acceptée et m’a présenté de la manière suivante : "[Il] est l’un des représentants français d’un genre très populaire aux U.S.A. et que les Américains nomment l’heroic fantasy... Ce genre fort pittoresque a notamment comme chef de file aux Etats-Unis Jacques Vance dont (ici mon pseudonyme de l’époque) est en France le disciple...".

Pourtant, si l’on se réfère à la définition que j’ai donnée plus haut, il est évident que mes récits n’appartiennent pas au genre. Dans ce cas, où doit-on les situer ?

Ma "fantasy" à moi ne fait effectivement aucune référence à la magie. Elle est rationnelle si l’on veut bien me permettre ce terme. Mes sorciers, mes créatures extraordinaires, s’expliquent de différentes façons. Ou bien nous nous trouvons dans un lointain futur où le commun des mortels a perdu tout contact avec la science et considère ceux qui en détiennent les secrets comme des magiciens. Ou bien, et c’est le cas de ma "geste", l’histoire se situe dans un monde maintenu dans une sorte de moyen-âge pour empêcher toute consommation d’énergie. Néanmoins, quelques uns savent, et comme ils utilisent parfois des techniques totalement inconnues de la population, ils sont assimilés à des sorciers.

Et que penses-tu alors des œuvres de Tolkien ?

Remarquable. Il a créé un univers totalement original et fascinant. Dommage qu’il ait commencé si tard sa carrière d’écrivain. Et la trilogie cinématographique que nous sommes en train de connaître lui rend un hommage bien mérité. Néanmoins, contrairement à une opinion qui se répand, il n’est en rien de le père de la "fantasy". Il faut plutôt se tourner du côté de Robert Howard, le créateur - notamment - de Conan, ou de Fritz Leiber, sinon remonter plus loin encore. Mais il est certain en revanche qu’il est l’origine involontaire du déferlement d’œuvres actuelles.

Les lecteurs de Sfmag ont constaté que tu connaissais bien Alain Paris. Vous avez collaboré en écriture ?

Nous nous sommes rencontrés pour la première fois à l’époque où il usait ses fonds de culotte au lycée de Montferrand tandis que je ronéotais Mercury. Plus tard, à l’occasion de retrouvailles sur le plateau de Télé-Auvergne, l’idée nous est venue de faire des trucs ensemble. Cela a donné Les bannières de Persh au Fleuve Noir Anticipation... et la suite. Jusqu’à ce que nos routes se séparent de nouveau... si l’on peut dire. En fait, il habite à une vingtaine de kilomètres de chez moi. Nous sommes voisins, non ?

Tu as été aussi toi-même éditeur et directeur de revue. Raconte !

Comme tu y vas ! Malgré toutes ses hénaurmes qualités, Mercury n’était qu’un simple fanzine. A cette différence près que nous nous efforcions, Gérard Temey, Jacques Chambon et moi-même, de le rendre le plus professionnel possible, dans sa présentation comme dans son contenu. Ainsi avions-nous un savant amalgame de procédés d’impression qui allaient de la ronéo à l’imprimerie classique en passant par l’offset et le stencil électronique. Et peu à peu, nous avons pu attirer des auteurs comme Nathalie Henneberg, Lino Aldani, Michel Demuth, Pierre Barbet, Jean-Louis Bouquet, Claude Seignolle, Marc Peyre, Gabriel Deblander et j’en passe. Ce qui n’était pas très courant dans l’univers des fanzines. Malheureusement, notre succès nous a condamné. Lorsqu’il est devenu tout à fait impossible de poursuivre de la sorte compte tenu du nombre de pages de plus en plus élevé et du tirage de plus en plus important, il a fallu songer à passer à la vitesse supérieure, autrement dit la revue professionnelle. Et là, patatras, mai 68 a dissuadé le financier que Maurice Renault, le fondateur de Fiction et Mystère-Magazine, nous avait trouvé de soutenir l’entreprise. Et l’aventure s’est achevée.

Aujourd’hui tu collabores à Sfmag...

Je ne sais pas si l’on peut parler de collaboration. SF Magazine est le seul magazine actuel a m’avoir offert de m’exprimer dans ses pages et de parler des gens que j’aime bien comme des livres que j’ai envie de défendre. J’ai presque l’impression d’avoir carte blanche. J’en suis très heureux.

Le président du jury du “Grand prix de l’Imaginaire“, c’est... toi ! Comment en es-tu arrivé là ? (rires...)

De la manière la plus simple. Je n’ai pas attendu que l’on me propose le poste. J’ai créé le Prix- en 1974 - et le poste. Depuis, personne n’a voulu de ma démission.

Comment fonctionne ce jury ?

Nous sommes une quinzaine de membres . Ce n’a pas toujours été le cas. Il y a eu des périodes de moindre quantité si je puis dire. Le jury actuel est composé de professionnels du genre : écrivains, directeurs littéraires, traducteurs, critiques, graphistes, journalistes... et d’un "simple lecteur" comme se qualifie lui-même Angelo Cosimano, rescapé en quelque sorte des membres "fondateurs" du Prix. Actuellement, le secrétariat est assuré par Cathy Martin-Le Gat et Jacques Baudou.

Nous nous réunissons une fois l’an, en général à Paris - mais il y a eu des exceptions - et nous délibérons. A l’origine, le Grand Prix de la Science-Fiction Française - c’était sa dénomination d’alors - se limitait à couronner un roman et une nouvelle francophone. Depuis quelques années, s’ajoutent un roman et une nouvelle d’auteurs étrangers, un roman jeunesse, un essai, un traducteur, un graphiste, sans oublier un prix spécial attribué à une personne ou une œuvre qui n’entrent pas dans l’une des catégories précédentes. Et enfin, depuis trois ans je crois, pour récompenser un acteur de la promotion de nos littératures en Europe, nous avons ajouté un prix européen.

Comment sont faits les choix des livres ?

A plusieurs reprises au cours de l’année, nous procédons à des pré-sélections. C’est-à-dire que chacun d’entre nous propose, d’après ses lectures, une liste d’œuvres qu’il souhaite voir mis en compétition. Ainsi, au fil des mois, dans chacune des catégories, des titres se retrouvent pré-sélectionnés. Fin août, la pré-sélection est resserrée à deux ou trois titres par membre du jury et par catégorie. Jusqu’au jour de la réunion - disons début octobre - où les délibérations vont naturellement déterminer à la majorité absolue qui seront les lauréats ou lauréates.

Enfin, je suis bien placé pour connaître ta passion du cinéma...

Elle remonte à ma plus tendre enfance. Mais elle s’est renforcée lorsque j’ai été amené à créer et à animer un ciné-club dès 1967. Ensuite, le hasard, dirais-je, m’a conduit à programmer une salle de cinéma. Et j’ai pu voir, revoir, découvrir un nombre incroyable d’œuvres que je n’aurais jamais connues autrement. C’est également ce qui m’a permis d’organiser un certain nombre de festivals et, tout particulièrement, la première Convention Française de Science-Fiction. Et je suis tout étonjné aujourd’hui de constater que, trente ans plus tard, les Conventions continuent de se tenir chaque année. Mon enfant, si je puis me permettre, a la vie dure... ainsi, du reste, que le Prix de l’Imaginaire.

Quels sont les derniers films que tu as vus et qu’en penses-tu ?

Tout d’abord, je dois avouer que je ne vais pas aussi souvent au cinéma que je le souhaiterais. Ce que j’ai vu récemment ? Terminator 3 et Les pirates des Caraïbes, naturellement, Matrix reloaded, le deuxième des X Men... Flûte ! Je ne me souviens même plus.... Le deuxième Destination finale... Je compte aller admirer sous peu la plastique d’Angelina Jolie. J’ai déjà acheté le DVD du second volet du Seigneur des Anneaux. Mais s’il me fallait te faire un aveu, le cinéma actuel m’intéresse beaucoup moins que celui d’avant 80.

Peut-être parce qu’il repose de plus en plus sur des effets spéciaux époustoufflants, certes, mais qui ne distille plus l’ambiance particulière des films d’antan. Et puis, il s’est passé plusieurs phénomènes qui ont complètement bouleversé l’environnement cinématographique, depuis la fermeture des salles de seconde vision (les salles quartier dirons-nous) jusqu’à ces séries B ou séries Z où se nichaient quelques formidables chefs-d’œuvre. Les Terence Fisher, les Mario Bava, les Jésus Franco n’auraient plus place dans le cinéma actuel. Fort heureusement, ils ont exercé avant et grâce aux chaînes des satellites, à la video et au DVD, il nous est encore permis de voir et de revoir les films de l’époque bénie de la Hammer, de l’American International Pictures, du fantastique ou du western à l’italienne et j’en passe.


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