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"The Sentinel" de Clark Johnson

 

Avec : Michael Douglas, Kiefer Sutherland, Eva Langoria, Kim Basinger
Distribué par 20th Century Fox.
108 mn.
Sortie le 30 Août 2006.

Note : 7/10.

Comme ça, là, de prime abord, avec tous ces éléments tels que la rencontre de deux générations d’acteurs, stars dans le genre de ce film, à savoir Michael Douglas (qui a commencé sa carrière à la télévision avec l’excellente série « Les rues de San Francisco », avant d’être une valeur sûre en tant que tête d’affiche et non plus seulement en tant que producteur de succès dont le plus fameux demeure « Vol au dessus d’un nid de coucous ») et Kiefer Sutherland (le fils de qui vous savez, jusqu’à il y a quelques années, second rôle souvent antipathique avant d’exploser avec la série TV « 24 heures chrono »), un pitch scénaristique assez casse gueule (à part « Dans la ligne de mire », tout ce qui touche à la Maison-Blanche et au président des USA a souvent été traité faiblement au cinéma), et un réalisateur lui aussi venu de la télévision (la série « Homicide ») qui s’est essayé avec succès (pour certains seulement...) avec à ce jour un seul film, « SWAT », bref, avec tout ça, « The sentinel » n’a rien de monstrueusement aguichant. Hé bien, braves gens, la surprise finale n’en est que meilleure.
Pete Garrison (Douglas, excellent, vraiment !) a donné la majeure partie de sa vie aux Services Secrets liés à la protection du président des USA. Proche de la fin de sa carrière, il a une liaison avec la « first lady » en même temps que la mort d’un de ses amis fait de lui un suspect très dangereux pour la sécurité de l’Etat. Pourchassé par un de ses anciens élèves (Sutherland, qui joue à Jack Bauer) , ami devenu ennemi, ne pouvant compter que sur lui-même, Pete va devoir mener la plus dangereuse de ses missions pour se disculper aux yeux de tous.
Qu’est-ce qui fait la différence avec d’autres films au sujet voisin ? Son traitement : Clark Johnson a toujours préféré montrer « l’intimité » des flics tant dans leur vie privée que dans la manière qu’ils ont de gérer leur métier et leurs actions. C’est exactement ce qu’il fait ici, le tout valoriser par une réalisation assez sèche et brutale conjuguée à un superbe travail de photographie pour donner à son film une patine différente de la normale du genre, une identité limite inédite. Alors bien sûr, tout n’est pas parfait, le scénario n’étant tout de même pas la révélation du siècle : l’idylle avec la femme du président a du mal à passer mais pourtant, elle est là-aussi traitée de façon presque pudique. Les motivations des terroristes sont obscures et constituent réellement le seul vrai point faible du film. Paradoxalement, on est satisfait d’échapper à certains clichés comme la relation de Kiefer Sutherland avec sa nouvelle partenaire (pourtant une bombe !), et l’issue des relations entre certains protagonistes (suivez mon regard, un indice : raison d’Etat !). En fin de compte, « The sentinel » se révèle être un film plus intelligent que la moyenne, plus que bien traité par un réalisateur qui commence à avoir un style reconnaissable, et emporté par un Michael Douglas plus inspiré et crédible que dans un polar de bas de gamme comme le médiocre « Pas un mot ». Ce qui au final, et pour corroborer ce qui fut énoncé au début, s’appelle donc une bonne surprise.

St. THIELLEMENT



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