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  Sommaire - Films -  M - R -  Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit (Pirates of Caraïbean : dead man’s chest)


"Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit (Pirates of Caraïbean : dead man’s chest)" de Gore Verbinski

 

Avec : Johnny Depp, Keira Knightley, Bill Nighby, Orlando Bloom.
Distribué par Buena Vista International.
150 mn
Sortie le 2 Août 2006.

Note : 7/10.

Un peu tristoune l’été 2006 question blockbusters, hein ? Déceptions amorcées par des évènements annoncés comme tels avant qu’on ne se rende compte que le pétard est assez mouillé avec « Mission Impossible 3 » et « Poséidon ». Un troisième opus qui pulvérisa en première semaine les entrées avant de faiblir logiquement quand on découvre la fin de la franchise « X-Men » orchestrée par le redoutable Brett Rattner (qui tourne prochainement « Rush hour 3 » à paris : on va s’en prendre plein la tronche, c’est sûr !). Et un « Superman returns » qui de l’avis public (aux States) et critique ne tient pas la distance. L’été cinématographique des blockbusters est-il terminé ? Non, on attend encore « Miami Vice » du surdoué Michael Mann. Celui qui fermera la période sera l’outsider de l’été, à savoir le nouveau M. Night Shyamalan, « La jeune fille de l’eau ». J’ai gardé le meilleur pour la fin : ça y est, on l’a le blockbuster estival, celui qui vous emmène dans des montagnes russes d’aventures, inégales mais au moins plus que distrayantes : « Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit » sera le vainqueur de l’été 2006 !
Bon question scénario, c’est assez bordélique, vaut mieux être prévenu : Jack Sparrow rempile. Pour sauver ses « amis » Will Turner (Orlando Bloom, qui passe de plus en plus inaperçu) et la belle Elizabeth (la belle Keira Knightley, bonne actrice en plus), il doit récupérer un compas magique qui est en possession d’un de ses vieux ennemis, le capitaine Davy Jones. Jones hante les océans à bord du Hollandais volant, un vaisseau fantôme dont tous les membres sont des êtres fusionnés d’humain et de poissons, comme Jones et sa figure de pieuvre. En plus, ce dernier a le pouvoir d’appeler du fond des abysses le redoutable Kraken, sorte de calmar géant préhistorique. C’est au milieu de toutes ces horreurs, de poursuites en tous genres, de duels débridés, que Sparrow (Johnny Depp, vraiment excellent !) et ses « companeros » vont devoir se mesurer rester en vie.
Sauf que ce film ne finit pas réellement : eh oui, la fin est un « cliffhanger », comprenez une amorce pour annoncer le troisième volet prévu pour l’an prochain. Avec un premier week-end colossal de 132 millions de dollars, inutile de dire que la machine ne s’arrête pas, la concurrence sera plus rude pour l’été 2007 et le premier fini aura le premier sa sortie en salles attendue par le public. Revenons à ce nouvel opus des « Pirates des Caraïbes ». Dire que le plaisir est total serait un peu exagéré. En effet, si on retrouve tous les ingrédients du films de pirates, de l’aventure, de l’humour, du dépaysement, et du Fantastique, constituant au passage le meilleur du film avec les monstres liés au Hollandais volant et rappelant les histoires de William Hope Hodgson conjuguées aux gravures fantastiques décrivant les attaques de navires par des créatures aquatiques abominables comme le célèbre Kraken, si on retrouve donc ces plaisirs, on peut s’empêcher de regretter une surenchère due bien entendu au producteur démesuré qu’est Jerry Bruckheimer, qui préfère comme souvent la quantité à la qualité (pour mémoire, on lui doit « Bad boys », « Armageddon », « Pearl Harbour », « top Gun », etc...). Ainsi, une meilleure maitrise du scénario, plus concis, et une photographie plus soignée auraient hissé le film vers le haut. Et même si Gore Verbinsky s’en sort relativement bien, il est certain qu’il n’a pas le talent d’un James Cameron, d’un Paul Verhoeven ou d’un Ridley Scott pour transformer un tel projet en un chef-d’œuvre du genre. Mais bon, ne faisons pas trop la fine bouche (par les temps qui courent, c’est déplacé !), on est littéralement transporté à une autre époque, le voyage est souvent fantastique, et quel bien fou de plonger ainsi dans un si grand récit d’aventures qui nous manquait cet été. En attendant Indiana Jones, Spiderman et les autres Seigneurs de l’aventure, embarquer avec jack Sparrow à la rencontre du Hollandais volant est vivement conseillé !

Stéphane THIELLEMENT

Voir l’interview de Dariusz Wolski (directeur de la photo) dans le sfmag N° 49 en vente en kiosque (du 16 octobre au 16 décembre 2006, puis en PDF sur ce site)



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