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  Sommaire - Films -  S - Z -  Wolf Creek


"Wolf Creek" de Greg McLean

 

Avec : Cassandra Magrath, John Jarratt, Nathan Phillips, Kestie Morassi.
Distribué par TFM Distribution
95 mn
Sortie le 9 Août 2006

Avec « La colline a des yeux », voici le second « survival » de l’année. Certes pas aussi puissant et extrême mais constituant quand même une double excellente surprise. D’abord parce que « Wolf Creek » se révèle en être un digne représentant, ensuite parce qu’il nous ramène le cinéma Australien Fantastique de qualité comme on n’en avait pas vu depuis la grande époque de « Picnic à Hanging Rock », « Harlequin », « Long week-end », « Mad Max », « Razorback » et quelques autres moins connus mais tout aussi bons. Et « Wolf Creek » ? Une histoire simple avec trois jeunes qui partent en camping sur le cratère de Wolf Creek, une voiture en panne, un fermier qui les aide, et le début du cauchemar où chacun se retrouve au réveil en proie à la folie d’un psychopathe en plein cœur du désert Australien. Beaucoup reprochent au film une approche trop longue, très naturaliste, avec histoires au coin du feu et soleil couchant. Si cela est vrai, on ne peut le nier, Greg McLean s’en sert aussi pour bien mettre en place ses personnages et l’horreur qu’ils vont vivre. Difficile effectivement d’être touché par des inconnus dont on ne connait rien et auxquels on ne s’attache pas. Ici, c’est tout l’inverse, on partage un peu de leur insouciance et joie de vivre avant d’être témoins de leur abominable calvaire. C’est implacable, magnifiquement réalisé, et si il est vrai que l’horreur surgit surtout au travers d’une seule scène, c’est largement suffisant pour créer un malaise qui arrive à terrifier même au-delà de la fin. Un signe qui ne trompe pas quant à la qualité d’un film, annonçant en même temps la naissance d’un bon du genre qui vient de re-signer dans une veine similaire avec « Rogue » et un monstrueux crocodile bouffant chaque naufragé échoué sur son repaire. Il n’y a pas à dire : le Fantastique Australien vient de renaitre.

Stéphane THIELLEMENT



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