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L’évolution de Darwin démontrée au niveau moléculaire

Les scientifiques ont pour la première fois montré étape par étape le processus par lequel la nature créé une nouvelle pièce de mécanique moléculaire en modifiant des éléments existant, dans une étude publiée par la revue américaine Science datée de vendredi.

Ces travaux confirment la théorie de l’évolution de Darwin et contredisent ses adversaires, tenants de la théorie du "dessein intelligent".

"Nous avons découvert que la complexité moléculaire évolue par transformation, par le biais d’un processus d’exploitation moléculaire, permettant à de vieux gènes, forcés par la sélection à des fonctions entièrement différentes, d’être recyclés pour de nouvelles fonctions", a affirmé Joe Thornton, biologiste et principal auteur de cette étude.

"Notre recherche fait la démonstration de l’erreur fondamentale de l’argument de ceux remettant en question la théorie de Darwin", a encore dit ce scientifique de l’université d’Oregon (nord-ouest)

Les adversaires de Darwin, soutiennent que les systèmes moléculaires sont trop complexes pour s’expliquer par une évolution progressive résultant uniquement du processus de sélection naturelle .

"De nouvelles techniques nous permettent de voir comment d’anciens gènes, aujourd’hui disparus ont évolué il y a des centaines de millions d’années", a expliqué Thornton.

Ces biologistes ont pu ainsi reconstituer l’évolution du gène récepteur de l’hormone aldostérone (régulateur des reins) ayant existé 450 millions d’années plus tôt, avant que le premier animal pourvu d’un squelette n’apparaisse sur Terre.

Les expériences ont montré que ce récepteur avait la capacité d’être activé par l’aldostérone bien avant que cette hormone existe et que ce récepteur a également répondu à une hormone beaucoup plus ancienne que l’aldostérone mais de structure similaire.

Le récepteur était donc "pré-adaptable" pour devenir apte à une nouvelle relation fonctionnelle avec l’aldostérone une fois que celle-ci apparaîtra.

"Le processus d’évolution de la mécanique moléculaire par étape que nous avons pu reconstituer est entièrement conforme à la théorie de Darwin", a souligné Joe Thornton.




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