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"Sacrements"
de
Clive Barker

Editeur :
Rivages - 23 mai 2001
 

"Sacrements"
de Clive Barker



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Entrer dans un roman de Clive Barker, c’est forcément entrer de plain-pied dans un univers dérangeant. Une affirmation peut-être évidente pour certains, mais pas pour un lecteur qui découvrirait cet auteur anglais, cinéaste, auteur de théâtre et peintre à ces heures. Dans Sacrements, le personnage principal (Will Rabjohns, un photographe naturaliste) se frotte à l’extrême dans le but ultime de se faire peur. Une tendance excessive qui finira par le pousser entre les griffes d’un ours polaire (pas la plus sympathique des bestioles, malgré une apparence bonhomme) et le faire flirter avec la mort.


Tombé dans le coma, Will retrouve, enfouis au plus profond de sa conscience, les souvenirs d’une expérience traumatisante vécue lors de son adolescence.


Le fantastique étant une littérature de la transgression, Clive Barker est sans aucun doute possible un maître moderne de ce genre trop souvent galvaudé. Car au fil de son œuvre, ce natif de Liverpool pousse sans arrêt le lecteur dans les derniers retranchements de sa conscience. Questionnement sur le sexe, la mort, l’homosexualité... Et finalement sur la vie, Sacrements est un voyage putride dans l’âme d’un homme qui se croyait blasé mais finira par découvrir que certains secrets ont souvent le poids énorme de la simplicité.


Sacrements est un roman isolé dans la bibliographie de Barker qui ne se rapporte ni à la série de l’Art ni à la nouvelle œuvre entamée avec Galilée, mais un roman qui puise sa force dans la simplicité de ce propos. Et sa faiblesse reste sa longueur, Barker ayant définitivement décidé que rien ne peut s’exprimer en profondeur en moins de cinq cents pages.


Un roman de qualité, qui pourrait constituer pour les novices une excellente porte d’entrée dans l’univers d’un auteur totalement à part sur la scène internationale.


Clive Barker, Sacrements, Rivages, 492 p.


Christophe Corthouts






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