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  Sommaire - Interviews -  Olivier Cinna


Interview de Olivier Cinna
Par Damien Dhondt

Dernier ajout : samedi 11 mars 2006

"Olivier Cinna "

SFMag : Nom, prénom, âge, qualité ?
O.C. : Olivier Cinna, né en 1972 à Caen en Normandie

Formation ?
Un BAC de commerce et puis après je suis passé à St Luc à Bruxelles où j’ai étudié la bande-dessinée. Ensuite j’ai fait quelques petits travaux.

Comment êtes vous arrivé à la BD ?
J’aime la BD depuis très longtemps. J’ai commencé à montrer mes travaux à Jean Léturgie le scénariste de Lucky-Lucke. Ensuite j’ai fait des travaux pas forcément nourrissant.
Mr Deeds est un personnage qui me tiend à coeur depuis plus de dix ans. Il est né quand j’étais à l’école. C’était un petit personnage simple et puis j’ai demandé à un ami de travailler avec moi sur cet album. J’avais déjà tous les personnages et nous avons travaillé l’histoire ensemble.

Comment s’est passée la collaboration ?
Cela a été très difficile à cause de la distance. Il s’est retiré du projet et moi je continue tout seul sur le prochain. Il venait du cinéma et la transition est assez dure. Ce n’était pas du tout le même médium.

Lautner et Lelouch font de la BD.
Cela devient une mode. Tout le monde s’aperçoit qu’il y a quelque chose à faire dans la BD.

Et puis cela évite un budget de plusieurs centaines de millions d’euros
Je n’aime pas cette notion de cinéma du pauvre pour la bande dessinée. C’est vraiment un médium intéressant à part entière qui n’a rien à voir avec le cinéma. Il peut y avoir des points communs, mais il y a des choses plus intéressantes à faire que de reproduire en BD ce qu’on fait au cinéma.

Quelle a été l’idée de base ?
Mister Deeds est un génie. Les personnages développent des super-pouvoirs, mais qui en même temps leur posent un handicap. En touchant cette pierre maudite tombée autrefois sur Terre ils vont trouver des super-pouvoirs différents qui vont se développer chez eux. Mais en même temps ils vont s’isoler de l’humanité car ils ne peuvent plus toucher d’humains. L’idée était aussi de jouer sur ce paradoxe.

Quand se déroule le prologue ? Est-ce un évènement biblique ou moyenâgeux ?
Le prologue se passe 3000 ans avant Jésus Christ. On assiste à la naissance du méchant puis on retourne dans les années 20. L’histoire débute par une petite fille qui vit chez une mère assez dure. Elle se réfugie dans un monde plein d’étoiles et elle est en admiration pour la météorite qui est exposée dans un musée.

Est-ce la même météorite que dans le prologue ?
Cela s’expliquera dans le tome 2.

Qui sortira dans ?
Je ne suis pas dans le secret de l’éditeur. Je sais qu’ils retardent les sorties en ce moment. Il a sorti énormément de choses. Il veut réduire les sorties et les étaler. Il veut retarder l’album. Ce n’est pas grave, étant donné que ce n’est pas une longue série mais une trilogie. Si le 2 est retardé la sortie du 3 sera plus proche.

Pourquoi l’essentiel de l’album se déroule t’elle dans les années 20 ?
J’aime bien cette ambiance de vieux Paris, de vieille France. J’ai une nostalgie des vieux films et puis il y a des ambiances très chouettes. J’ai du mal dans le monde moderne à avoir des ambiances chaudes. En général les bâtiments sont beaucoup plus froids. Je trouve plus intéressantes les vieilles baraques. Les vieilles voitures sont aussi plus charmantes. Cela permet de retrouver le charme de cette époque.

Avec le musée on aurait pu s’attendre au Louvre (avant la pyramide de verre).
C’est le musée des sciences et de l’imaginaire, un musée qui n’existe pas et qui est censé se trouver à Paris. Je pensais que c’était plus intéressant d’avoir un petit musée, quelque chose de plus intime. Si cette pierre était au Louvre tout le monde serait au courant de sa présence.

Le "gentelman-cambrioleur" a un look des plus original.
Dans le deuxième tome on en apprend plus sur son passé. C’est un enfant des rues élevé dans un cirque. Il a appris plusieurs métiers, a rencontré Houdini, s’est initié à l’évasion et est devenu l’homme-fort dans les cirques. Son métier actuel consiste à voler des objets incroyables pour des collectionneurs, des objets qu’on a du mal à trouver ou qui sont censés ne pas exister. Il est très inspiré de Houdini. Physiquement c’est un mixte entre Batman et le sergent Garcia, donc cela donne quelque chose d’assez marrant. En même temps c’est un personnage qui a de la classe et qui est capable d’escalader des murs super-hauts. Mais qui en même temps il a un bide énorme. Dans le tome 2 il se fait une réflexion qu’il devrait perdre un peu de poids .

Le contraste entre les personnages saute aux yeux, que ce soit avec Mr Deeds ou Tina qui elle même est à l’opposé de sa mère que ce soit au physique ou au mental.
La mère n’a plus de considérations pour sa gamine ce qui cree une situation très dure.

Sommes nous dans notre monde ? Mr Deeds avec ses prothèses révolutionnaires aurait du faire fortune, surtout après la première guerre mondiale.
A un moment il va rencontrer un personnage qui va lui dire la même chose. Il va lui répondre que le profit n’est pas ce qui l’intéresse. C’est un personnage idéalisé. Ceci dit il a quelques défauts.

La teinte verte a t’elle été choisie pour suggérer l’inquiétude ?
Non, c’est vraiment un hasard. L’histoire va révéler que la pierre change de couleur. Je ne peux pas trop en dire car cela implique beaucoup de choses dans l’histoire.

(le blog d’Olivier Cinna)

une exposition virtuelle de l’univers d’Olivier Cinna

voir la critique de son livre "Mr Deeds


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