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"Dérapage" de Mikael Hafström

Avec : Clive Owen, Jennifer Aniston, Vincent Cassel, Rza.
Distribué par Buena Vista International.
110 mn
Sortie le 8 Mars 2006.

Note : 1/10.

Quand on sait comment Vincent Cassel casse souvent le cinéma US, on se demande aussi pourquoi il accepte certains films. Comme ce polar passionnel machiavélique, du moins pour le novice, les autres étant atterrés par tant de stupidité.
Charles Schine (Clive Owen, le seul élément vraiment positif de tout le film avec un ou deux détails du scénario, oui, ça commence fort !) est un cadre important d’une boite de publicité. Sa vie professionnelle semble plus réussie que sa vie privée qui part peu à peu dans tous les sens. L’amour pour sa femme s’estompe progressivement, et seul sa fille Amy semble compter pour lui, d’autant plus qu’elle est atteinte d’une forme maligne de diabète. Un matin, Charles prend son train habituel, mais fait une rencontre inhabituelle en la personne de Lucinda (Jennifer Aniston, potiche coincée par excellence !). De là nait le début d’une idylle qui va soudain plonger dans le cauchemar quand un maitre-chanteur s’attaque au couple illégitime. De petite somme, son silence devient de plsu en plus cher et si jamais refus il y a , il s’attaquera directement à Lucinda ou pire, à la famille de Charles...
Bon. C’est simple, au bout de, allez, on va dire 20 minutes, vous pouvez avoir tout deviné ! Si, si ! Déjà, Jennifer Aniston en chasseuse de mâle, hein, pourquoi pas Mère Theresa tant qu’on y est ? On avait déjà eu les signes de la médiocrité de l’actrice (ma minute de fair-play...) au travers de navets comme « La rumeur court... », on en a la preuve définitive ici. D’accord, et le reste ? Hé bien, avec un scénario aussi rocambolesque, idiot, pas le moins du monde crédible, difficile de se raccrocher à quelque chose. Même la mise en scène fait dans le classicisme de base du genre pour livrer au final un thriller mou du genou et surtout complètement raté. Rien ne tient la route, même quand apparait le maitre-chanteur psychopathe (Cassel, qui tire son épingle du jeu surtout avec une séquence où il parle en français devant la famille ne captant aucun mot de notre langue pour expliquer ce qu’il va faire à la gamine de Owen) aux motivations extravagantes et surtout aux actes complètement foireux (comme la mort du copain d’Owen, illogique au possible par rapport au personnage). Donc, quand on croit deviner le pourquoi du comment, quand on a éliminé l’inconcevable pour le transformer en concevable, « Dérapage » prend toute sa dimension de polar plus que nase et ce jusqu’au premier dénouement. Le second étant plus surprenant et réaliste, comme un regain d’intelligence dans toute cette histoire totalement et vraiment très bête. Mais comme il était dit au début de l’article, on sauvera outre un Clive Owen toujours aussi « riche », quelques points du scénario comme les relations personnelles de Charles avec sa famille et plus exactement sa fille, ou cet art et cette manière de récupérer cet argent si important pour la sauver. De minuscules détails qui font que « Dérapage » échappe à l’étiquette « navet total », titre qui pourtant lui est si proche, mais si proche...

St. THIELLEMENT



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