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  Sommaire - DVD -  G - L -  Le Village des damnés (The village of the damned)
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"Le Village des damnés (The village of the damned) "
de Wolf Rilla

Avec George Sanders, Barbara Shelley
Warner Home Vidéo

L’édition d’un classique, ce qui ne signifie pas que ce soit un chef-d’œuvre. John Carpenter en signa le remake très réussi il y a quelques années, avec Christopher Reeve juste avant qu’il n’ait son accident qui le rendit tétraplégique. Donc « Le village des damnés » ici traité est le modèle original de ce classique de la science-fiction mâtinée d’épouvante sur un petit village d’Angleterre frappé d’un curieux phénomène. Un jour, tout le monde s’endormit subitement pendant quelques heures. L’armée prévenue, il fut décrété un périmètre de sécurité avant que la contamination ne soit terminée aussi mystérieusement qu’elle apparut. Quelques semaines plus tard, des femmes tombent enceintes et accouchent d’enfants étrangement similaires, blonds aux yeux clairs, doués de pouvoirs paranormaux. Un homme s’oppose à eux ca il a compris qu’ils venaient d’un autre monde avec pour but une éventuelle colonisation de notre planète. Mais personne ne semble croire jusqu’au moment où les morts violentes surgissent, les incidents pleuvent et les enfants deviennent pour chacun une menace qu’on n’ose contrer.
Comme tout film de l’époque, « Le village des damnés » accuse un petit coup de vieux. Petit car contrairement à d’autres, il était bien en avance pour son temps. Les enfants sont flippants à souhait, d’autant plus qu’ils arborent tous un visage angélique qui ne peut faire le mal, du moins à première vue. Déjà pour l’époque, se résigner à tuer des enfants n’était pas évident et on ne peut qu’être surpris par les libertés qu’obtinrent scénariste et réalisateur pour faire leur film. Les défauts sont mineurs (des personnages secondaires stéréotypés, un final un peu cheap, etc...), et même si on peut préférer aujourd’hui la version de Carpenter, plus actuelle (les problèmes liés à cette grossesse sauvage sont plus présents, et certaines séquences sont réellement plus traumatisantes comme celle du suicide forcé d’une des mères), violente, et inquiétante sur d’autres niveaux, ce « Village des damnés » conserve encore aujourd’hui intact son statut de classique. Par contre, le malheureux se voit affuble d’une très tristoune édition puisque seule apparait une bande-annonce d’un film n’ayant strictement aucun rapport avec le film.
Maintenant, en même temps sort une fausse suite réalisée quelques années après, « Les enfants des damnés ». C’est simple, à part le générique qui est très moderne, sobre et inquiétant (dans la grande veine des films d’espionnage des années 60), il n’y a rien à sauver de cette mauvaise série B pacifiste où les enfants sont plus cosmopolites qu’avant (un chinois, un blond, un noir, etc...) et cherchent à faire prendre conscience aux adultes qu’un monde de paix est plus sain qu’un monde de guerre. Naïf, lent, ennuyeux, cette séquelle est vite oubliable.

Note : 8/10 (O/10 pour « Les enfants des damnés ») DVD : 1/10 (copie bonne format d’origine 1.85 anamorphique)
Bonus : bande-annonce de la Collection James Dean (!).

St. THIELLEMENT



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