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  Sommaire - Interviews -  Michel Rozenberg


Interview de Michel Rozenberg
Par Virginie Liégeon

Dernier ajout : dimanche 8 janvier 2006

"Michel Rozenberg"

Altérations
Michel Rozenberg
7/10

Ce recueil nous offre dix nouvelles sur des thèmes chers au fantastique : les pièces qui nous oppressent, l’écrivain et la page blanche, le destin et sa fatalité, le vampire psychique, la morte amoureuse, l’hôtel miteux et inquiétant ... De quoi passer d’ "agréables" moments avec un livre fluide, simple mais efficace, et ce, même si les fins d’histoire sont un peu prévisibles. Pas de prise de tête, juste le bonheur de lire en frissonnant légèrement.
Personnellement, j’ai eu un coup de cœur pour Le Cadre, nouvelle mixant subtilement le thème du vampire psychique aux références au Portrait de Dorian Gray, dans un système mêlant l’épistolaire et la narration classique.

Virginie Liégeon

Altérations - Michel Rozenberg - Editions du CoLibris - octobre 2003 - 160 pages - 12 euros

INTERVIEW MICHEL ROZENBERG

1/Bonjour ! Pouvez vous vous présenter ? Ainsi que votre livre Altérations ?

Bonjour, et merci de m’offrir l’opportunité de parler de mes écrits. Je m’appelle Michel Rozenberg, j’ai 44 ans, je suis marié et père de 2 enfants (4 et 10 ans), je suis polytechnicien sorti de l’université libre de Bruxelles, responsable du développement d’affaires dans les industries techniques et scientifiques pour une société américaine d’informatique spécialisée. Batteur depuis l’âge de 14 ans, je continue toujours à jouer dans un groupe de musique (funk, soul, jazzy). La musique est un hobby très important pour moi.
Ce premier livre est le fruit de 3 ans de travail d’écriture/réécriture de nouvelles parfois vieilles de 15 ans. C’est le premier pas dans l’aboutissement d’un projet personnel d’écriture qui totalise plus de 25 nouvelles déjà écrites (même si à revoir en profondeur) et une dizaine d’idées précises. Au fur et à mesure de mes rencontres (téléphone, Internet, « live ») l’envie de faire partager mes textes est apparue.
Il s’agit d’un recueil de 10 nouvelles « étranges » où les protagonistes vivent des situations quotidiennes banales qui « dérapent » sous l’effet d’un événement fortuit. Ils sont alors entraînés, parfois de façon inéluctable, dans un monde aux règles différentes.

2/Quels sont vos maîtres et vos inspirations ?

Mes auteurs « cultes » sont Lovecraft, Owen, Poe et Ray. J’apprécie également beaucoup des écrivains tels que Bloch, Bradburry, Matheson, Prévot, Ewers, Hofmann ou Maupassant. Je n’aime par contre pas la façon d’écrire de King que je considère cependant comme un génie aux idées tant riches que variées et qui totalise (et c’est unique je pense) le plus de films inspirés de ses romans.
Mes sources d’inspirations sont multiples, de mes propres peurs à celles que je ressens chez les autres en passant par ce que je pourrais entendre, voir ou imaginer dans ma vie de tous les jours. Je suis davantage attiré par ce qui est « cérébral » que par ce qui est montré comme le gore. Le bestiaire fantastique m’attire moins, tout comme le « fantasy » est moins ma tasse de thé. J’aime par contre beaucoup la SF, mais plus encore au travers du cinéma que de la littérature.

3/Votre style est plutôt fluide et sans fioritures, n’est ce pas un obstacle à la popularité ?

J’aurais tendance à considérer une écriture fluide comme étant un point positif, mais je peux me tromper. Quant aux fioritures, mon avis est « en construction ». Je suis un auteur qui débute et qui a besoin d’acquérir de l’expérience au travers des avis reçus, de l’évolution de ma compréhension des choses et de mes goûts. Existe-t-il une panacée universelle pour devenir populaire ? Harry Potter était-il destiné à un tel succès ? Encore faut-il redéfinir pour soi la notion de popularité.


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